Colpo di pugno - Coup de poing

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Point de vue Cristiano

Reina m'a demandé de l'emmener danser. Nous avons donc marché jusqu'à une boîte de nuit luxueuse, appartenant à son père.
Le décor est tout en pourpre. Les murs sont couverts de velours, un lustre immense et très design réfléchit les lumières colorés des projecteurs à travers des pièces ingénieusement positionnées, des coins lounge sont aménagés un peu partout pour que les gens puissent s'isoler à part des autres et le bar s'étend tout en long sur plusieurs mètres, éclairé par des néons colorés. Le tout est très moderne, un endroit branché pour attirer les touristes fortunés et les jeunes avant tout.
Je la suis, la perdant parfois des yeux à cause des lumières aveuglantes, je prends sa main pour ne pas risquer quoi que ce soit. Elle se retourne un instant, m'observant étrangement mais sans lâcher. Je hausse les épaules et fais un signe de tête l'incitant à continuer d'avancer. Elle s'exécute. J'aime la voir obéissante même si je sais que ce n'est pas sa nature.

Nous atteignons enfin la piste de danse, très grande et bordée de petits coins aménagés avec des sièges et une table. Je vois le monde se déhancher sur la piste immense de cette boite de nuit. Je n'ai jamais vu de piste aussi grande, on dirait la fosse d'une concert de Justin Bieber, avec des gens euphoriques criant en dansant.
Je sens les doigts fins de Reina dans ma main en la regardant. Elle observe le balcon où se trouve le disque hockey. Elle lève la main et m'entraîne instantanément sur la piste. La chanson chill portugaise qui passe la fait instinctivement onduler les hanches. Je la regarde faire, me régalant du spectacle de son corps si parfait bouger en faisant flotter le tissus de sa robe. Son châle noué autour de sa taille donne un effet de danseuse orientale sur elle.
Elle prend à nouveau ma main pour m'entraîner dans ses mouvements mais je ne danse jamais et je me sens mal à l'aise. Je ne laisse rien paraître et mouline mes méninges pour trouver une solution vite. Heureusement pour moi, la musique change et c'est un morceau plus sensuel qui commence. Je m'avance alors vers elle et passe ma main droite derrière son dos. Je ne lui donne pas le temps de penser et danse en la tenant entre mes bras. Elle se débat quelque peu alors je me penche vers son oreille.

Moi: Inutile de te débattre princesse.

Elle me jette un regard noir mais je souris comme un imbécile volontairement. Ça la fait rire et finalement, elle ne se débat plus et me laisse mener la danse. Ce moment est délicieux, je voudrais l'embrasser mais je sais que je ne pourrais résister à mes envies plus primaires si je le fais.
Nous dansons encore durant quelques chansons jusqu'à ce que le style de musique change totalement. Nous quittons la piste et Reina s'approche de moi doucement. Son regard de feu s'illumine même dans un endroit aussi sombre et peu éclairé que celui-ci.

Reina: Je vais chercher des boissons, tu veux quelque chose ?
Moi: Un Martini, mais ne bouges pas j'y vais moi.
Reina: D'accord.
Moi: Bien alors restes...

Pas le temps de terminer, elle est déjà partie. Je reste sur place et tente de ne pas perdre Reina du regard. Je reste focalisé sur son corps se mouvant dos à moi quand je sens une chose me frôler puis me toucher. Je tourne seulement les yeux puis les écarquille.
Une fille en robe moulante rose décolletée et trop courte vient de se coller très vulgairement à moi. Je reste bête, ne sachant pas quoi faire et surtout sans pouvoir bouger avec tout ce monde autour de moi. Puis je la vois dandiner son derrière au niveau de mon entrejambes. Si j'avais laissé ressortir le mauvais garçon qui est en moi, je l'aurais invitée à continuer et même à aller plus loin. Mais je ne la touche pas. J'ai l'impression que tout le monde me regarde. Je m'affole à retrouver Reina en balayant la foule du regard. C'est ma seule chance de ne pas céder à des pulsions mauvaises.
Je l'aperçois enfin vers le bar, accoudée de profil. Je pousse fortement la fille qui trébuche sur ses talons trop hauts pour être classes et fonce en direction du bar en jouant des coudes pour m'extirper de cette foule. Gardant mon regard vissé sur Reina, je m'approche au fur et à mesure. Je supportes mieux l'écart qui nous sépare puisqu'il se réduit mais soudain... je m'arrête. La colère, la rage montent en moi lorsque je reconnais qui est le mec qui discute avec elle. Elle n'a pas l'air contente d'avoir cette compagnie mais tant pis, je ne vois plus que le visage de ce pauvre garçon.

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