Il mio piccolo fiore - Ma petite fleur

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Je sais qu'il ne me lâchera pas maintenant mais il ne parle pas de maintenant, il parle de l'avenir, je le sais très bien. Je ne le supportes pas, j'ai parfois envie de le tuer et je pourrais le faire de mes propres mains mais au fond de moi, il m'attire, irrésistiblement. J'essaie de résister, ce n'est pas un garçon pour moi mais je n'y arrive pas vraiment. Il me regarde de ses yeux d'aigle, dans lesquels des flammes brûlantes dansent. Son corps pressé contre le mien, ses mains posées sur moi, son regard perçant, tout m'appelle sans que je puisse m'en empêcher véritablement.
Il y'a une solution pour qu'il se relâche un peu mais cette solution s'avère être aussi une envie profonde de ma part, c'est sûrement le cas aussi de son côté. Alors, j'avance mon visage jusqu'au sien et le regarde un court moment, intensément, sans bouger, il ne démord pas et ne se relâche pas. Je pose directement mes lèvres sur les siennes, voyant qu'il répond à mon baiser, je me laisse un peu emporter et laisse nos bouches danser un peu plus. Je le sens détendre ses mains et ses bras.
Je saisis alors ses épaules pour le plaquer contre le mur en face. Notre baiser s'arrête lorsqu'il se sent serré entre le mur et moi. Je fronce les sourcils, essayant de chasser le goût de sa bouche resté sur mes lèvres alors qu'il grogne presque de l'effet de surprise.

Cristiano: Tu fais quoi là Reina ?
Moi: Je n'aime pas être collée contre un mur.
Cristiano: T'es prête à embrasser un mec pour ça ?

Il me demandait cela, visiblement à moitié incrédule levant un sourcil, sans changer son regard habituel. Celui du dragueur, du séducteur, du mystérieux, du protecteur et de l'obsédé.

Moi: Tu sais très bien jusqu'où je peux aller...
Cristiano: J'aimerais bien voir ça.

Il sourit, pour me défier. Je contre son allusion en affichant une moue déçue et détendue.

Moi: Joues pas trop avec mes nerfs toi.

Je le lâche. C'est la deuxième fois que je l'embrasse pour me sauver de l'agacement qu'il produit en moi, mais cette fois, j'avais une partie d'envie.
Il me regarde attendant quelque chose mais je ne fais rien. Il fronce les sourcils essayant de savoir ce que j'ai en tête. Je l'observe aussi, droit dans les yeux et mains sur les hanches. La tension électrique entre nous pourrait se couper au couteau. Je romps ce moment en reprenant mes affaires pour remonter dans ma chambre. Je le sens m'observer alors que je remonte les escaliers.

Cristiano: Tu as fini par m'écouter...
Moi: Rien à voir avec toi, je suis beaucoup trop fatiguée même pour aller sur la côte.

Je l'entends rire doucement de ma remarque. C'est vrai qu'après cette petite altercation avec lui, je n'ai plus envie de sortir prendre l'air. Je remonte donc pour aller me coucher, frottant ma colonne vertébrale un peu secouée.
Je repense à ce moment. Cristiano n'est plus comme il était depuis que je l'ai rencontré. Il est plus protecteur, exclusif. Il est aussi plus cru dans ses mots et ses actes. Tout en beaucoup plus, et ce n'est pas repoussant. Au contraire.
Je me demande si penser tout cela n'est pas mal venu. En effet, j'ai l'âge de toutes ces choses, je suis une jeune femme mais Cristiano est censé être mon garde du corps. Je suis la fille de son patron et bientôt je prendrais la place de mon père. Je ne peux pas m'enchaîner à une histoire de quelconque nature.

Moi: Tu écoutes Charles Aznavour et Dalida ?

Il a l'air surpris du revirement de situation un peu brutal mais aussi de ma question. Ses yeux s'agrandissent tandis que je vois une sorte de gêne s'installer sur son visage.

Cristiano: Qu'est-ce que c'est que cette question ?
Moi: L'autre jour, j'ai vu tout tes disques vinyles dans ta chambre.
Cristiano: T'as envie de te moquer de moi c'est ça ? Et bien vas-y parce qu'en plus j'adore Jacques Brel et les chansons italiennes des années quatre vingt.

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