Je ne réponds pas, j'ai trop peur de lui dire en fait, j'ai peur de sa réaction et j'ai peur que ça gâche tout. Mais en même temps, jai tellement envie de lui dire.
J'attends qu'elle ait fini d'essorer se cheveux si longs et sa jupe avant de la pousser à nouveau dans l'eau. Je m'amuse avec elle et je ris en voyant sa réaction. Elle fulmine et m'assassine du regard mais je m'en fiche complètement. Je retourne à mon tour dans l'eau et là, sa main s'approche beaucoup trop près et beaucoup trop vite de ma joue, heureusement j'arrive à l'arrêter à temps. Je tiens son poignet fin dans mon poing serré et elle me regarde toujours de façon aussi assassine.
Reina: Je t'annonce que tu es en train de gâcher toutes tes chances.
Moi: Je ne savais pas que j'en avais.
Reina: Ben figures-toi que tu en avais pas tant que ça alors là...
Je ris en la voyant essayer de se débattre. Puis mon regard dévié sur sa poitrine, le tissu de son chemisier est collé à sa peau, dévoilant la forme exacte de sa poitrine. Je tire sur son poignet que j'ai toujours en main pour l'attirer contre moi, les yeux toujours rivés sur son buste. Au contact de mon torse mouillé également, sa peau frissonne alors qu'il fait extrêmement chaud. Je ressens aussi une sorte de de charge et relève le regard à son visage. Elle a une telle force et une telle sensualité dans le regard, c'est affreusement hypnotisant. Elle me regarde dune façon bouleversante.
Reina: Dis moi ce dont tu as envie.
Elle me dit avec des yeux sincères et brûlants. J'hésite, je réfléchis un instant. Est-ce bon ? Mais... à bas les questionnements ! Il faut assumer maintenant, j'ai trop parlé et c'est à moi de rattraper le coup. Je ne veux plus me contrôler, oui j'ai voulu la séduire normalement et de façon courtoise mais j'ai aussi des choses que j'ai besoin de lui dire à présent et la franchise est quelque chose d'important. Pour me rassurer, je la tire un peu plus vers moi, sentant sa poitrine se durcir contre mon buste.
Moi: J'ai envie de te tenir la main quand je marche, j'ai envie de toucher ton visage à chaque fois que j'en ai envie, j'ai envie de caresser tes cheveux...
Dis-je en posant une main sur ses cheveux mouillés et tout plaqués sans pouvoir m'en empêcher. Elle m'écoute et ne m'empêche pas de la toucher alors je me montre moins hésitant.
Moi: J'ai envie de prendre les hanches et de les sentir collées à mon corps, de saisir fortement ta taille en t'embrassant, j'ai envie de sentir ta peau frotter contre la mienne, de sentir tes lèvres mordre les miennes, de frôler du bout de la langue la peau de ton corps, j'ai envie de te posséder... que tu sois toute à moi.
Son regard si profond n'est pas choqué, pas rougissant, pas intimidé. Au contraire, une flamme de désir y brûle et j'avoue que j'ai envie de mettre mes envies à exécution. J'allais la lâcher pour arrêter ça là, j'ai peur de ce que ça pourrait déclencher, quand soudain elle se met à parler :
Reina: Alors, fais le.
Je plonge dans son regard mais non, elle ne plaisante pas. Elle en a envie autant que moi et s'approche d'elle même en écrasant son buste un peu plus contre le mien. Impossible de me retenir, elle me donne la permission : je lâche tout.
J'attrape fermement ses hanches pour les poquer contre mon bassin et mes mains remontent progressivement pour sentir son corps dans l'eau jusqu'à sa taille fine. Elle respire en remontant les côtes et sa poitrine frotte contre mon t-shirt trempé. Elle pose une de ses mains derrière ma nuque et l'autre dans mon dos. J'approche mon visage du sien et l'embrasse fougueusement, passionnément, langoureusement. Elle entoure alors ma taille de ses jambes fines et garde son corps pressé contre le mien. Mes mains parcourent la totalité de son corps et mes doigts s'accrochent profondément à son dos tandis que nos bouches ne cessent de danser et de s'attirer. Je lui mords la langue de bon cœur et mes mains alternent à présent entre le bas de son dos et ses cuisses toujours fermement tenaces autour de ma taille. Mes doigts se plantent dans sa peau mouillée et le baiser s'essouffle doucement. Mon front collé au sien, je n'en reviens pas qu'elle m'ait autorisé à faire ça.
Moi: Merde alors.
Elle laisse échapper un petit rire alors que je souris comme un débile. Je la tiens toujours contre moi, heureux de ce qui vient de se passer même si maintenant, ça me fait flipper. Je la relâche doucement pour qu'elle se tienne debout sans pour autant lui permettre de se décoller de moi.
Reina: C'est ça, l'effet que je fais ?
Moi: Tu peux pas t'imaginer...
Nos regards se croisent et s'aimantent automatiquement. Je la prends dans mes bras et nous nous enlaçons un moment comme ça. Puis, je lui dis que nous devrions sortir de l'eau pour commencer à nous sécher avant de retourner au village. Elle acquiesce et nous sortons de l'eau. Nous parlons de choses tout à fait basiques en riant parfois, je ressens un truc bizarre et je viens à me poser la fameuse question : est-ce que je l'aime ? Est-ce qu'elle m'aime ? Je n'en sais rien, il est trop tôt et je n'ai pas envie de me prendre la tête avec des questions pareilles. Je profite de ce moment avec elle.
Puis une fois secs, nous reprenons nos affaires et nous repartons au village. Le soleil a déjà commencé à s'abaisser. Nous marchons tranquillement quand je sens sa main se glisser au creux de la mienne pour me la tenir. Je réalise qu'elle a vraiment envie d'essayer, de voir ce que ça peut faire. Nous arrivons au village une vingtaine de minutes plus tard. Les cloches de l'église sonnent dix-sept heures trente. Je ne pensais pas qu'on était restés tant de temps aux chutes.
Je raccompagne Reina jusque devant la petite porte noire. Au moment où elle ouvre la porte, je m'attends est-ce qu'elle me salue mais au lieu de ça, elle a tenu ma main plus fermement et m'a fait entrer dans la propriété. Elle se retourne immédiatement pour refermer à clé la porte et me glisser quelques mots.
Reina: On ne se tient pas la main ici. Je t'invite à dîner.
Je secoue la tête une fois pour lui signifier que j'ai compris et elle lâche ma main. Je la suis lorsqu'elle avance dans l'immense jardin. En fait, la porte noire n'est qu'une entrée secondaire, presque cachée. La véritable entrée est fermée par un immense portail en fer magnifiquement bien travaillé, à l'opposé de la petite porte de bois peint. Il y'a un vaste espace qui entoure une allée arrondie recouverte de petits cailloux. Au milieu de cet arrondi, il y a un bassin de fleurs magnifiques, abritées par un grand palmier. L'espace est fermé par de hauts murs en pierre, recouverts pour la plupart de plantes.
Devant l'allée, la maison de pierres claires et au toit pentu très foncé se dresse. Il y'a beaucoup de fenêtres et au moins trois étages. La grande porte d'entrée est placée sous une sorte d'extension de toit qui couvre la petite terrasse surélevée du soleil, en effet un petit escalier mène à cette terrasse qui borde les portes-fenêtres et la porte d'entrée. Je suis émerveillé et Reina marche jusqu'à la porte d'entrée qu'elle ouvre.
Nous voilà dans la maison. Le vestibule est ouvert sur un large salon qui est lui aussi ouvert sur une bibliothèque, ouverte elle aussi sur une salle à manger. Cette ouverture donne l'impression d'un couloir qui mène jusqu'à l'extérieur, de l'autre côté de la maison. C'est très grand et très traditionnel, il y'a des objets anciens et rétro qui décorent partout. Reina Ne me fait pas visiter le reste et avance dans cet espèce de couloir jusqu'à l'ouverture extérieure de la salle à manger.
Elle est bordée de tentures fleuries à franges qui volent dans le léger souffle de vent qui passe à présent. Une autre terrasse, plus large cette fois où il y a des barrières en bois ornées de fleurs et une table avec des chaises. Un petit escalier qui permet de descendre dans l'autre partie du jardin qui s'ouvre sur un paysage magnifique de montagnes rocailleuses. J'ai le souffle presque coupé devant la vue de ce soleil flamboyant, baignant de sa lumière un endroit aussi beau. Je regarde Reina un instant.
Moi: On est où ici ?
Reina: Chez ma famille, chez moi. Chez mes grands-parents.
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Trono
Teen FictionRégner sur le monde, voilà ce que désire la moitié de la planète. Seulement quelques êtres sont capables d'accéder au trône. J'en fais parti, je suis née et j'ai été élevée pour ça. Je compte bien atteindre mon objectif malgré que ce soit dangereux...
