Point de vue Cristiano
Nous sommes le soir du départ pour la Sicile, il est dix-neuf heures et nous devons repartir dans trois heures et demi à bord de l'avion familial, celui de Reina étant un peu petit pour transporter tout le monde. Elle peste depuis une heure car elle a éparpillé ses affaires partout dans la suite et doit les ramasser. Je l'aide notamment parce que j'y suis pour quelque chose dans cet éparpillage et pour aller plus vite.
Reina: Putain, c'est pas possible d'en mettre partout comme ça !
Moi: Calmes-toi, on a bientôt terminé de boucler nos bagages.
Reina: Oui mais ça m'énerve !
Dans ces cas là, il vaut mieux la laisser redescendre toute seule de sa boule de nerfs à vif plutôt que de parler, même le plus gentiment possible. Alors je continues de l'aider à ramasser, plier et ranger ses habits, ses bijoux et son maquillage dans sa grande valise. Ensuite, je rassemble les sacs d'achats au même endroit dans la pièce et pendant que Reina part prendre sa douche, je lui vole ses vêtements en descendant les bagages à la réception. J'espère être assez rapide et prends l'ascenseur. Je dépose les bagages à la réception et réclame au réceptionniste :
Moi: Vous pouvez me donner mes paquets s'il vous plaît ? Au nom de Giovanelli...
Réceptionniste: Bien sûr Monsieur. Votre voiture vous attendra devant l'hôtel dans un quart d'heure, le voiturier vous la montera du parking.
Moi: Parfait, merci.
Je récupère mes boîtes et reprends l'ascenseur dans le sens inverse. Arrivé à notre étage, je me mets dans un coin et termine d'enfiler le costume que j'avais mis de côté pour ce soir avant de retourner dans notre suite. Une chance, Reina n'est pas sortie de la douche alors je dépose les paquets sur le meuble à vasques pour qu'elle puisse les voir en sortant et je m'en vais attendre dans le salon de la suite en lisant un journal, comme si de rien n'était. Seul problème, mes pieds ne peuvent s'arrêter de tressauter et mes mains deviennent moites en tenant le journal. J'entends l'eau s'arrêter de couler et je multiplie alors les efforts pour me calmer.
Une minute plus tard, Reina sort de la pièce en tenant une serviette enroulée autour de sa poitrine, les cheveux rassemblés au sommet de sa tête et portant les paquets dans sa main libre. Je tourne la tête l'air de rien, le menton appuyé dans ma main.
Reina: Qu'est-ce que c'est que ça ?
Moi: Ouvres d'abord. Je te conseille même de tout mettre.
Elle me regarde avec perplexité alors que sa bouche s'étire à peine d'un sourire. Elle rebrousse chemin et ferme la porte de la salle de bain derrière elle. Je reprends machinalement mon journal sans aucune concentration, je mets cinq minutes pour lire une ligne tellement je suis peu attentif à ma lecture. Je vérifie mon costume et me fait la réflexion qu'elle n'a pas vu que je m'étais changé. En même temps, j'étais un peu loin d'elle et à moitié caché par les accoudoirs du fauteuil.
J'entends des talons claquer au sol, je tourne la tête et d'un coup, elle apparaît. Si belle, elle a mis tout les contenus des paquets : une robe longue, droite et fluide couleur bleu pastel très clair au tissu satiné qui laisse briller subtilement l'habit en coupe simple signé Dolce&Gabbana, des escarpins Yves Saint Laurent dont le talon est orné de perles blanches factices donnant une touche d'originalité, un collier et des boucles d'oreille Cartier en diamants blancs ornent son port de tête. Elle se regarde en faisant encore quelques pas vers moi.
Reina: Qu'est-ce que... c'est, c'est magnifique !
Je suis bouche bée, elle est éblouissante, elle ressemble même à Cendrillon avec cette couleur qui ressort parfaitement sur sa peau bronzée. Je la détaille de la tête aux pieds, quand j'ai acheté toutes ces choses je savais que ça lui irai bien mais je ne m'attendais pas à prendre une claque pareille. Je finis par me ressaisir et me lever du fauteuil.
VOUS LISEZ
Trono
Novela JuvenilRégner sur le monde, voilà ce que désire la moitié de la planète. Seulement quelques êtres sont capables d'accéder au trône. J'en fais parti, je suis née et j'ai été élevée pour ça. Je compte bien atteindre mon objectif malgré que ce soit dangereux...
