*nuit du 12 au 13 décembre 847*
Cette nouvelle vision, c'était la même que celle que j'avais faite deux ans et demi plus tôt. Je me retrouvai dans une sorte de décor aussi noir d'encre que la nuit, ou l'intérieur d'un four à pain. Rien ne permettait d'identifier l'endroit du rêve. En d'autres termes : je me trouvais dans une sacrée impasse.
Là encore, je n'arrivais pas à prononcer une parole ou à bouger les jambes. L'effet de ce fichu rêve ! Il y aurait un cheval qui apparaitrait de nulle part pour m'écraser, je ne pourrais même pas faire un pas sur le côté pour me pousser.
Une sorte de vent frais atterrit dans ma nuque. Très doux et amical. Et une présence... familière, maternelle. J'avais bien mon idée sur qui cela pouvait être, mais j'avais peur de me retourner. Peur que ce ne soit qu'une illusion. Elle n'était plus avec nous depuis deux ans et demi, cela ne pouvait pas être vrai, ça ne pouvait pas être elle qui apparaissait après tout ce temps - enfin, son esprit. Pourquoi refaire surface maintenant, après ces années de silence ?
Une forte odeur de cyanure vint chatouiller mes narines. Le premier geste était de recouvrir le nez d'une main, et d'un autre côté cela confirma la présence de cet esprit. Elle était morte d'une gorgée de cyanure volontaire, le jour des 8 ans de Théa. Il n'y en avait qu'une qui...
- Julia...
Des larmes commencèrent à couler sur mes joues. Aucun doute, c'était bien elle ! Sa voix, je la reconnaîtrai entre mille ! Elle était là !
Une faible lueur apparut dans mon dos. Je me retournai vers la source de lumière ; ce que je vis me coupa davantage les jambes.
Grande, élancée, habillée de cette même robe que le jour de son décès, les cheveux roux détachés et lui arrivant à la taille, les yeux vert émeraude, le même visage en cœur que j'avais hérité, se tenait debout, en face de moi. Un sourire chaleureux aux lèvres.
- Julia...
- Maman ?
Je voulais tellement me précipiter vers elle et la serrer dans mes bras, pleurer toutes les larmes de mon corps, lui poser des questions sur ce jour-là. Pouvoir oublier tous les problèmes actuels pour enfin me lâcher sur les émotions, et connaître les réponses aux questions qui me torturaient l'esprit. Mais je n'arrivais pas à prononcer un seul mot, incapable de placer correctement une pensée après l'autre, choquée de voir l'esprit de ma mère.
Je voulais tendre le bras dans sa direction, mais le sol du rêve s'effondra sous mes pieds. Et l'instant d'après je tombai dans le vide. Sans avoir quoi que ce soit où m'accrocher, pour éviter la chute. Des mots étranges parvinrent à mes oreilles :
« Tu n'es pas encore prête. Retrouve Vassago, fais-lui payer ses crimes, et fais-lui comprendre qu'on ne s'en prend pas impunément à notre clan. »
Qu'est-ce que cela signifiait ? Il fallait abattre se monstre pour que tout redevienne « normal » ? La règle du clan était pourtant claire : « À moins qu'il n'y ait pas d'autre choix, et ce en cas de dernier recours, les Métamorphomages ont l'interdiction d'assassiner un de leurs semblables ou des hommes, peu importe le prétexte. En cas de non-respect de cette règle, ils prennent le risque de se faire bannir. »
C'est sur ces pensées que j'atterris violemment sur un nouveau sol, quelques mètres plus bas, sans que je m'en rende compte. Les larmes coulaient toujours le long des joues, et je dus m'appuyer sur les coudes pour me redresser et m'asseoir sur le côté. La respiration se saccadait dans ma poitrine à une vitesse grand V.
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« [𝓣𝓸𝓶𝒆 𝟐 𝓢𝓝𝓚] ℒ𝒆𝓼 𝓐𝓲𝓵𝒆𝓼 𝓭𝒆 𝓵𝓪 ℒ𝓲𝓫𝒆𝓻𝓽𝒆́ »
Fanfiction//FLASH INFO LECTEUR\\ Ce tome 2 est la suite du premier, « [Tome 1 SNK] On ne sait jamais ce qui peut nous tomber sur la tête ! », qui est une fan-fiction sur « L'Attaque des Titans ». Alors si vous n'avez pas lu cette première fan-fiction, ou si v...
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