*11 septembre 850*
Frock venait de signer son arrêt de mort dès l'instant où il avait ouvert sa grande gueule, lors de la remise des médailles.
Tout ça parce qu'il avait dit à Hitch que Marlowe, selon lui, avait sans nul doute regretté, à la fin, d'avoir rejoint le Bataillon d'exploration, malgré qu'il se soit imposé comme un meneur d'hommes parmi les nouvelles recrues et qu'il n'avait jamais rien lâché. (C'est à partir de là que tout avait déraillé.)
Pas besoin de préciser que cela avait créé d'énormes tensions, à cause de son caprice, dans le groupe des survivants. Il avait accusé Armin et le caporal-chef d'avoir sacrifié le Major Erwin pour récupérer le Titan Colossal, et d'autres conneries dans ce genre, et il s'en était également pris à Eren, Mikasa, Conny et Jean pour avoir poussé le caporal à choisir Armin au lieu du Major. Au beau milieu de témoins. Ce connard de prétentieux se mettait en scène, peu importait les répercutions et si d'autres personnes seraient d'accord avec lui ou non. Il préférait se comporter comme une ordure avec « sa vérité » (du moment que seule « sa vérité » de merde comptait).
Mais, ça, c'était avant que je lui mette mon poing dans la gueule et qu'il tombe violemment au sol.
Le bruit de la gifle causa un bruit sans nom dans la salle du trône, suivi d'un silence de mort et un choc pour tout le monde. Aucun d'entre eux ne s'était aperçu que je m'étais approchée de l'autre enflure, avec une fureur haineuse tapant dans mes veines. Et quand Frock, la joue rougie, les quatre fers en l'air, réalisa ce qui lui était arrivé, je m'étais levée de mon fauteuil roulant et me tenais tant bien que mal debout face à lui. Même les soldats des autres branches d'armée furent choqués par mon intervention.
- À ta place, je ferais mieux de la fermer avant d'aller trop loin dans les conneries, sale bâtard ! crachai-je avec haine. T'as pas honte de déblatérer de telles bêtises, ou tu es juste tellement con que tu es tout bonnement incapable d'utiliser ton cerveau pour réfléchir, avant d'ouvrir ta grande gueule et de parler avec ce que tu as dans l'entre-jambe ? Tu parles beaucoup trop pour ne rien dire, connard !
Ni une, ni deux, et en dépit des blessures qui tiraillaient encore et de la promesse faite à Loretta, je saisis Frock pour la gorge et le soulevai d'une seule main, sans aucun effort, le faisant décoller de terre. Ses jambes secouaient dans le vide avec panique. L'effroi avait envahi la salle alors que les soldats assistaient, figés, impuissants, à la scène, terrifiés par la force encore restante — sans doute pensaient-ils que je ne les avais pas entièrement récupérées — dans mes veines. Aucun d'eux n'osait intervenir, de peur d'aggraver la situation et de se prendre ses quatre vérités en pleine face. De finir comme ce fumier égoïste.
Mon père sortait lui aussi de ses gonds dès qu'il s'entait que c'était le bon moment d'agir, pour remettre à sa place quiconque avait un tel comportement. En général, tout le monde l'écoutait parce qu'il était très compétent et respecté, et qu'il valait mieux, pour l'interlocuteur, ne pas trop abuser de sa gentillesse ni de sa patience. « Faut pas prendre les gens pour des cons ! » rétorquait Viktor, pour bien illustrer. (Il n'aurait effectivement pas pu trouver mieux.)
- Qui es-tu pour décider qui a le droit de vivre ou de mourir, hein ? Tu aurais préféré que ce soit le Major qui ait l'épée de Damoclès au-dessus de la tête, avec sa vie réduite à treize putains d'années, et que sa femme et son fils le voient dépérir avec ce fardeau qu'est le Colossal ? Tu crois que c'est ce qu'il aurait souhaité ? Que sa famille l'aurait souhaité ? S'il y a bien un point sur lequel je suis d'accord avec le caporal, c'est que le Major Erwin n'aurait jamais voulu ça pour rien au monde — ni sa veuve ni leur fils n'auraient voulu d'une telle condamnation. Une punition où ils auraient vu la personne qu'ils aimaient avec treize ans de malédiction. Et, bien que je n'aie pas eu mon mot à dire dans le choix du caporal, et que je n'approuve guère le comportement d'Eren et Mikasa quand il avait fallu décider qui recevrait la seringue, Armin ne méritait pas non plus de vivre une telle situation. À ce que je sache, il n'a jamais demandé à hériter du Titan Colossal, à voir sa vie réduite, alors je trouve que tu es très mal placé pour te constituer juge.
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« [𝓣𝓸𝓶𝒆 𝟐 𝓢𝓝𝓚] ℒ𝒆𝓼 𝓐𝓲𝓵𝒆𝓼 𝓭𝒆 𝓵𝓪 ℒ𝓲𝓫𝒆𝓻𝓽𝒆́ »
Fanfiction//FLASH INFO LECTEUR\\ Ce tome 2 est la suite du premier, « [Tome 1 SNK] On ne sait jamais ce qui peut nous tomber sur la tête ! », qui est une fan-fiction sur « L'Attaque des Titans ». Alors si vous n'avez pas lu cette première fan-fiction, ou si v...
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