Chuuya x Dazai : triste
Contient : mort, suicide
Disclaimer : Ce n'est pas un X reader -je pense que vous aviez bien compris-, mais c'est une exception.
C'est à dire que j'en ai encore un ou deux autres comme ça, sur BSD. Juste entre des persos.
Normalement, je ne le fais pas, mais de 1 : BSD est mon anime favori ; de 2 : écrire du triste, c'est ce que je préfère ; de 3 : c'est mon bouquin, je fais ce que je veux---
Du coup, ne venez pas avec des commandes de trucs entre persos. Généralement JE N'EN FAIS PAS. C'est un bouquin dédié aux X READER, et malgré ces exceptions, ça en reste un.
Voilà !
-
Gris.
Le ciel est gris.
L'épitaphe est grise.
La pierre tombale est grise.
Tout lui semble gris.
Quelque part, c'est apaisant...
Cette couleur froide, douce, comme de la fumée, la fumée de ce qu'il aurait voulu être un songe.
Bien plus apaisant que le rouge qui avait teinté l'herbe quelques soirs auparavant...
Cette couleur vibrante, qui à quelques lettres près pouvait transformer l'amour en la mort.
C'est bien ce qu'il s'était passé.
Pourtant... Tout aurait dû être comme ça l'avait toujours été...
Mais quoi...? Qu'est-ce qui avait foiré ?
Pourquoi cela ne s'était-il pas passé comme prévu ?
C'était frustrant.
Si frustrant, au point que Dazai aurait cru se faire sauter la mâchoire tant il faisait grincer ses dents les unes contre les autres.
Ses mains étaient endolories tant il les avait heurtées à ces murs.
Le rouge avait teinté ses mains de nombreuses fois, depuis cette nuit...
A ce moment là, la chaleur qui avait enveloppé ses longs doigts fins n'était pas la chaleur de l'étreinte de la main gantée de son ancien partenaire.
C'était plutôt la chaleur de ce rouge qu'il avait senti, couler le long de ses phalanges, toucher chaque partie de la peau de Dazai.
La chaleur du sang de Chuuya.
Le regard vide et un air morne au visage, il fixait devant lui cette tombe grise et seule, à la pierre froide qu'il n'osait effleurer de ses doigts.
Il était pareil à cette pierre...
Il n'était pas seul, mais pour lui, plus personne n'existait en ce monde.
Il n'était pas froid, mais pour lui, la chaleur de son corps et de son cœur n'était plus qu'une utopie.
Un regard porté sur sa personne... La voix lancinante d'un homme d'église probablement allié de la mafia... Les pleurs discrets de certains des membres...
Tout ça, Dazai n'y faisait pas attention...
Entre ses doigts, il serrait l'objet fétiche du défunt.
Ce chapeau, reçut suite à la mort d'un homme important pour Chuuya...
Mori allait-il encore l'offrir à une nouvelle recrue ?
Chuuya ne le permettrait pas...
Un petit sourire étira les lèvres du brun alors qu'il songeait au son ennuyeux de la voix du rouquin.
Il aurait bien aimé l'entendre encore...
"Vous m'enterrez déjà ?! On ne me tue pas aussi facilement !".
C'est ce qu'il aurait voulu entendre...
Mais au lieu de ça, il n'y avait que le silence, si puissant qu'il en devenait assourdissant.
"- Fais moi confiance..."
Les mots du détective furent emportés par le vent alors qu'il parlait pour lui-même, les lèvres gercées et entrouvertes, ses yeux voilés par des larmes menaçant de couler.
Chuuya lui avait toujours fait confiance... Ce n'était pas la première fois que le mafieux avait mit sa vie entre les mains de Dazai... Tout comme Dazai avait déjà confié sa vie à Chuuya...
...Mais cette fois-ci avait été la fois de trop...
"- Dites moi... Ce que j'ai fait de mal...!"
Les regards surpris des autres se portèrent sur Dazai alors qu'il venait de hausser la voix, gardant la tête basse et serrant le chapeau contre son cœur.
La douleur était présente dans sa voix et dans les quelques hoquets qui secouaient ses épaules.
L'homme d'église s'était tu, et tous fixaient Dazai avec attention, ne semblant pas savoir quoi lui dire.
Agacé par ce silence, il tourna son regard vers eux, plus désespéré qu'il ne l'avait plus été depuis longtemps... Aussi désespéré que le jour où Oda avait trouvé la mort.
Tout le monde aurait pu croire qu'il allait hurler, ou se tirer une balle...
Après tout, la culpabilité le rongeait tant...
Il avait envie de se déchirer les entrailles...
Mais au lieu de ça, il sourit doucement, d'un sourire déchirant, qui montrait toute la douleur que le jeune homme gardait en lui.
"- Chuuya... N'était qu'un nain imbécile... Je n'ai jamais pu le supporter. Lorsque nous étions gosses, je lui ai fait les pires choses... Je l'ai traité comme un moins que rien... Je lui rappelais tout le temps qu'il n'était pas humain, et j'éprouvais toujours une grande satisfaction à voir son visage énervé... Il ressemblait à un roquet, petit mais toujours au bord de la crise de nerfs... C'était mignon. Je trouvais ça adorable... Et je voulais tout faire pour le protéger... Dans toute ma haine pour sa face de rat, dans tout mon dégoût pour sa personne... Je voulais juste être là pour lui. Et là, je ne l'ai pas été... Peut-être aies-je trop été retardé par la fusillade de nos ennemis... Peut-être Chuuya avait-il trop forcé... Mais je n'ai pas pu le protéger. Il a utilisé Corruption en me faisant confiance, et je l'ai trahi. Alors... Je ne sais même pas pourquoi je me tiens ici aujourd'hui... Probablement qu'il ne voudrait pas me voir là... Il me dirait de dégager... Et si c'était moi qui était mort, il aurait probablement ouvert son plus grand cru pour fêter ça... Mais moi... Je n'arrive pas à me réjouir... Chuuya est mort... Ce cabot entêté a enfin fini de me pourrir la vie... Hehe... Je ne me comprend pas moi-même..."
La scène se repassait en boucle dans l'esprit de Dazai.
Il avait accouru en criant le nom de Chuuya, et il l'avait vu allongé au sol.
Mais lorsqu'il l'avait touché, pour calmer son pouvoir, rien ne s'était passé.
Le corps du rouquin n'avait même pas eu le moindre spasme.
Le sang coulait de ses yeux, de sa bouche, de son nez et de ses oreilles, et rien ne semblait capable de l'arrêter.
Il avait les yeux mi clos, et aucune lumière n'était présente dans ses iris azur.
Dazai n'avait pas réagit au début, dans l'incompréhension, puis il avait essayé de réveiller Chuuya en le secouant, jusqu'à se rendre à l'évidence...
Le corps du rouquin n'avait pas supporté la durée... Arahabaki l'avait dévoré de l'intérieur...
Et Dazai n'avait rien pu y faire...
Rien...
Les genoux du brun se dérobèrent sous lui et il tomba au sol, sans un mot, sans un bruit, comme si son être entier n'était plus rien.
Au même moment, dans un cadre des plus dramatiques qui aurait plu à Dazai s'il avait été d'humeur, un éclair frappa la terre et la pluie vint bénir les funérailles du mafieux.
Personne ne s'approcha de Dazai.
Non pas qu'ils ne voulaient pas l'aider, mais le message était clair : Il ne voulait pas d'aide.
Il n'en demandait pas.
Il criait ce que son âme lui demandait de hurler, mais ce n'était pas un appel à l'aide.
C'était une demande à la Mort elle-même qui semblait se profiler entre les mots du brun.
Sous cette pluie battante, les personnes finirent par se retirer, allant s'abriter un peu plus loin.
Seul Dazai restait sur place, devant la tombe.
Son corps tremblait, mais il ne savait pas dire s'il s'agissait du froid ou du surplus d'émotions..
De l'eau coulait sur ses joues, mais il ne savait pas dire s'il s'agissait de la pluie ou de ses larmes...
Son ventre se tordait, se retournait, se déchirait, mais il ne savait pas dire s'il s'agissait de la tristesse ou des médicaments qu'il avait pris avant de venir...
Gardant le chapeau contre lui, il finit par se relever, se retournant lentement vers la tombe.
La regardant un instant, il récupéra un sourire doux, imaginant Chuuya devant lui.
Le rouquin le regardait avec un air agacé mais les joues légèrement rouges, et ce visage était pour Dazai la définition même de sa raison de vivre.
Et si cette raison disparaissait...
Il posa le chapeau sur la terre fraîchement retournée, un air apaisé au visage.
"- Cela suffit, Chuuya... Tu peux te reposer... Tu as bien travaillé."
Cette phrase qu'il aurait aimé lui dire...
Cette phrase qu'il n'avait pu lui dire...
Tournant les talons, les mains dans les poches, Dazai s'éloigna de la tombe.
Le visage orienté vers le ciel et les yeux clos, il avançait en fredonnant une comptine, un air apaisé au visage.
Il ne rentrerait pas chez lui... Il le savait...
Il le sentait...
Il suivait un parfum... L'odeur de Chuuya...
Il avançait à l'aveugle, sans chercher à se retourner, sans se préoccuper du monde qui l'entourait.
Il ne savait pas où il allait, mais il savait que là-bas, il retrouverait Chuuya...
Il en était certain...
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Le parfum que suivait Dazai n'était autre que l'envoûtant parfum de la Mort.
Ce jour là, Dazai ne rentra pas chez lui...
Ni plus aucun jour qui suivit celui ci.
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MULTIFANDOM ONE SHOT ET HEADCANON ~soft side~
Fanfiction!! VOUS ÊTES SUR LE SIDE SOFT DE MES ECRITS. SI VOUS VOULEZ DES LEMONS, REPORTEZ VOUS AU SIDE NSFW. !! Sur ce livre de X reader vous trouverez : - Du mignon - Du triste - Du drôle Alors embarquez dans des montagnes russes d'émotions, sur des one sho...
