PDV Charles
Je me réveillai lentement, le bruit du silence me frappant dès que mes yeux s'ouvrirent. Une chaleur douce m'entourait, mais je me sentais vide, comme si un vide immense m'habitait à l'intérieur. La chambre était calme, trop calme. Je tournais la tête et constatai avec un pincement au cœur que Max n'était plus là. Il était parti pendant que je dormais. Mon regard se posa sur le lit, et je me souvins de la nuit dernière, de la sensation de ses bras autour de moi, du réconfort qu'il m'avait offert. Je soupirai, un mélange de gratitude et de confusion se mêlant en moi.
Puis, mes yeux tombèrent sur le mot que Max m'avait laissé. Un petit morceau de papier posé sur le coussin, à côté de son sweat, qu'il m'avait laissé là. Je le pris doucement entre mes doigts et lus les quelques mots griffonnés.
« Charles, je suis là. N'oublie pas. Max. »
Il m'avait laissé un de ses sweats, un geste simple mais qui, dans mon état actuel, me réconforta d'une manière que je n'aurais pas cru possible. Je l'enfilai lentement, sentant la chaleur de l'étoffe contre ma peau. Il sentait encore un peu sa peau, et cela me calma un peu, comme une petite ancre dans ce tourbillon d'émotions qui me submergeait.
Je me levai du lit, la tête un peu dans les nuages. Je voulais retrouver un peu de normalité. C'est alors que mon regard tomba sur les post-it. La pièce était toujours envahie par les petits papiers jaunes, ces bouts de mots et de pensées qui avaient envahi mon espace, comme une guerre silencieuse contre mes propres démons. Mais aujourd'hui, quelque chose avait changé.
Je m'approchai de la table et remarquai qu'il y avait plus de post-it. D'autres étaient accrochés à ceux que j'avais écrits. Ces nouveaux messages étaient différents, pleins de bienveillance, des mots pleins d'espoir et de réconfort. Je m'agenouillai près de la table et lus le premier post-it que j'avais à portée de main et je remarquai aussitôt l'ecriture de mon meilleur ami.
"Pourquoi je ressens ça pour Max ?"était devenu "Parce que Max te voit comme personne d'autre ne le fait."
Je fermai les yeux un instant, comme si ces mots avaient le pouvoir de poser un peu de calme dans ce tourbillon. Pierre avait toujours eu cette capacité à apaiser mes pensées les plus sombres.
Je pris un autre post-it, une pensée qui m'avait traversé plus tôt dans la journée.
"Je suis confus. Je ne sais pas ce que ça signifie."
Cette confusion m'étouffait parfois, me donnant l'impression que tout ça n'était qu'un malentendu. "Ce n'est pas la confusion qui te définit. Ce sont tes actions. Et tu n'as rien à prouver."
Les mots de Pierre résonnèrent comme une vérité universelle. La confusion n'était pas une faiblesse, mais une étape. Une étape sur un chemin plus grand que tout ce que je pouvais comprendre pour le moment.
Je continuai à lire, un peu plus calme, et je tombai sur un autre post-it que j'avais écrit en fin de journée.
"Et si ça me dégoûtait d'être attiré par un homme ?"
C'était une de mes plus grandes peurs. L'idée que tout cela puisse me dégoûter, me rendre moins moi.
"Ce que tu ressens ne te détermine pas. Ton cœur est plus vaste que tes peurs."
Ces mots apaisaient la tempête qui faisait rage dans mon esprit. Peut-être que mes peurs n'étaient pas une fatalité. Peut-être que je pouvais les apprivoiser.
J'attrapai un autre post-it que j'avais écris après avoir beaucoup réfléchi.
"Pourquoi moi ? Pourquoi Max ?"
Cela me revenait constamment, cette question de pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi maintenant.
"Parce que la vie n'a pas de réponses toutes faites. Elle te guide là où tu dois aller, même si ça semble obscur."
J'eus un sourire triste. Pierre avait toujours su remettre les choses en perspective. La vie n'était pas faite de réponses instantanées. Elle était un chemin à découvrir.
Le dernier post-it que je vis était écrit d'une manière plus précipitée, comme si je n'avais pas eu le temps de bien y réfléchir.
"Je suis trop faible pour tout ça."
Je me sentais parfois comme ça. Trop faible. Trop fragile pour gérer tout ce que je ressentais.
"Tu n'es pas faible, tu es humain. Et tu n'as pas à tout affronter seul."
Cette simple phrase fit éclater un nœud dans ma gorge. Pierre me comprenait. Et il savait que ce n'était pas une question de force. C'était une question de partage, de soutien.
Je respirai profondément et laissai mes yeux se poser sur les autres post-its. Ceux de Max. Un flot d'émotions déferla en moi à mesure que je les lisais
"Je ne suis pas sûr d'être prêt à accepter ce que je ressens." "Tu n'as pas besoin d'être prêt. Tu n'as rien à prouver. Ce que tu ressens est légitime."
"Je suis trop compliqué pour quelqu'un comme lui." "Tu es tout sauf compliqué. Tu es toi, et c'est tout ce qui compte."
"Je me dégoûte à l'idée d'être attiré par un homme. C'est une faiblesse. "C'est loin d'être une faiblesse. C'est une force que d'accepter qui tu es, même quand ce n'est pas facile."
"Peut-être que je devrais tout oublier." "Tu ne peux pas oublier ce que tu ressens. Mais tu peux apprendre à l'accepter, et un jour, ça ira mieux."
"Peut-être que Max ne voudra jamais me regarder de la même façon." "Je te regarde exactement comme avant. Rien n'a changé entre nous, sauf peut-être l'intensité de ce que l'on ressent."
"J'ai peur qu'il se lasse de moi." "Je ne me lasserai jamais de toi. Et même si les choses deviennent difficiles, je serai là, à tes côtés."
"Je me demande si je suis juste une distraction pour lui, un moment de faiblesse." "Tu n'es pas une distraction, Charles. Je t'apprécie pour toi-même, pas juste pour un moment."
"Je ne comprends toujours pas pourquoi il m'a laissé de côté alors qu'on était censés être une équipe. Ça m'a brisé." "Je sais que j'ai merdé. Mais je n'ai jamais voulu te briser. Je regrette tout ça. Mais regarde-nous maintenant, tu n'es pas seul."
."J'ai toujours peur que Max me laisse quand je ne vais pas bien. Je suis pas assez fort pour le retenir, et je sais qu'il pourrait partir à tout moment. Je suis fatigué de cette angoisse, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que je vais le perdre." "Tu sais que je suis là pour toi, princesse. C'est pas parce que tu traverses des moments difficiles que je vais partir. T'es quelqu'un de précieux pour moi, même quand tu penses que tu ne l'es pas. Ne t'inquiète pas, je suis là pour rester."
Je fermai les yeux, pris un carnet et commençai à y recopier chaque pensée. Les mots de Pierre et de Max seraient mon soutien. Parce qu'à un moment donné, je devrais accepter tout cela. Et quand la peur reviendrait, je reviendrais à ces pages pour me rappeler que l'amour, même difficile, était ce que je cherchais
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Romeo save me ~ Lestappen
RomansaCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
