PDV Charles
Monaco avait toujours été mon refuge, l'endroit où je pouvais me ressourcer loin de la pression des courses. Mais cette semaine, ça prenait une toute nouvelle signification. Max était là. Et tout semblait différent.
Le premier matin, je m'étais réveillé un peu avant lui. Il dormait profondément, une main posée sur ma taille comme s'il craignait que je parte pendant la nuit. Je l'avais observé, amusé par la façon dont ses cheveux étaient en bataille et dont ses lèvres s'entrouvraient légèrement dans son sommeil.
Alors que je me retournais discrètement pour ne pas le réveiller, sa main s'était resserrée sur moi. "Tu comptes aller où comme ça ?" sa voix était encore rauque, pleine de sommeil.
"Je pensais te laisser dormir," répondis-je avec un sourire.
"Non, reste là. T'es bien là," murmura-t-il avant de m'attirer contre lui. Son nez frôla ma nuque, et je sentis son souffle chaud. "Tu sens bon... comme toujours."
Je ne pus m'empêcher de rire. "C'est quoi, ça ? Tu me fais des compliments si tôt le matin ?"
Il grogna légèrement, sa bouche effleurant ma peau. "Fais pas le malin. Je suis juste honnête."
Les jours passaient, et on trouvait nos petits rituels. Le matin, Max insistait pour préparer le café, même si, soyons honnêtes, il était nul pour ça.
"Tu veux que je le fasse ?" demandais-je, amusé, alors qu'il jurait parce qu'il avait renversé de l'eau sur le comptoir.
"Non, non. Assieds-toi. Monsieur Leclerc mérite un café fait par ses soins... même si je dois inonder ta cuisine pour y arriver."
Je secouais la tête en riant. "Tu sais que je pourrais te bannir de ma cuisine, hein ?"
Il se retourna, un sourire malicieux aux lèvres, et s'approcha de moi. "Tu pourrais... mais tu m'apprécie trop pour ça."
Je levai les yeux au ciel, mais je ne pouvais nier qu'il avait raison.
Dans l'après-midi, on faisait des balades dans Monaco, toujours discrets, casquettes vissées sur la tête et lunettes de soleil. Une fois, alors qu'on marchait sur le port, je l'avais attrapé par la main, un geste instinctif.
"Tu sais qu'on pourrait se faire repérer, là," murmura-t-il en jetant un coup d'œil autour de nous.
"Je m'en fiche," répondis-je simplement. "On est juste deux amis qui se baladent, non ?" ( bah bien sûr Charles )
Il sourit et serra ma main un peu plus fort. "Ouais, deux amis qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre."
Un soir, on s'était posé sur le canapé après le dîner. J'étais allongé contre lui, sa main jouant distraitement avec mes cheveux.
"Je crois que je pourrais rester comme ça pour toujours," murmurai-je en fermant les yeux.
"Tu dis ça maintenant, mais dans deux heures, tu vas râler parce que t'as mal au cou," plaisanta-t-il.
Je levai la tête pour le regarder, un sourire taquin aux lèvres. "Et toi, tu vas me dire que je suis insupportable, mais tu continueras à me tenir dans tes bras."
Il me regarda avec tendresse, et pour une fois, il ne répliqua pas. À la place, il baissa la tête et déposa un baiser léger sur mes lèvres. "T'as raison. Je continuerai."
C'était dans ces moments simples que je réalisais à quel point j'étais bien avec lui. Ce n'était pas seulement de l'attirance ou de la passion. C'était un lien, une connexion qui me donnait l'impression d'être à ma place.
Un autre soir, alors qu'on regardait un film, je l'avais observé discrètement. Son regard était fixé sur l'écran, mais sa main caressait doucement mon bras, un geste automatique qui me faisait fondre.
"Pourquoi tu me regardes comme ça ?" demanda-t-il sans même détourner les yeux du film.
"Parce que t'es beau," répondis-je honnêtement.
Cette fois, c'était lui qui rougit légèrement, détournant le regard. "Arrête, tu vas me faire rougir."
"Ça me dérange pas, tu sais." Je me redressai pour me tourner vers lui. "Max Verstappen qui rougit, c'est un spectacle que j'aimerais voir plus souvent."
Il grogna, mais je savais que mes mots lui faisaient plaisir.
Chaque moment avec lui, aussi banal soit-il, me donnait l'impression d'être entier. On était encore en train d'apprendre à être ensemble, mais ça marchait. Et je savais que tant qu'il était là, à mes côtés, je pourrais affronter n'importe quoi.
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Romeo save me ~ Lestappen
RomanceCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
