PDV Charles
Je me réveillai avec un marteau-piqueur en pleine tête. Chaque battement de mon cœur résonnait douloureusement dans mon crâne, et j'aurais donné n'importe quoi pour m'enfouir sous les draps et disparaître. Mais c'était le media day, et fuir n'était pas une option.
Je m'assis péniblement sur le bord du lit, passant une main sur mon visage. Je me sentais misérable. Pas seulement à cause de la gueule de bois, mais aussi parce que Max n'était pas resté dormir. Il m'avait veillé hier, et pourtant il était parti comme une ombre. J'avais espéré me réveiller avec sa chaleur rassurante à mes côtés, mais non... j'étais seul.
L'idée de passer la journée à sourire et répondre aux questions idiotes des journalistes me donnait envie de hurler.
Après une douche rapide et glacée pour tenter de me réveiller, je descendis dans le paddock. Carlos m'attendait près du motorhome, son énergie matinale irritante comme toujours.
"Eh, Charles ! On doit tourner une vidéo pour les réseaux sociaux. C'est un quiz, ça va être marrant !"
Je grognai en guise de réponse. Tout me semblait insupportable aujourd'hui, et Carlos, avec son sourire trop grand et son enthousiasme débordant, ne faisait qu'empirer les choses.
"Allez, sois pas grognon," insista-t-il en me tapant sur l'épaule.
"Je suis pas d'humeur, Carlos," rétorquai-je sèchement.
"Tu pourrais faire un effort, non ? Ça prendra quinze minutes !"
"Et si tu le faisais tout seul ?" crachai-je, les nerfs à vif.
Carlos recula légèrement, surpris par mon agressivité soudaine. "Ok, c'est bon. Mais t'as pas besoin d'être désagréable."
Je roulai des yeux et partis m'asseoir dans un coin, laissant Carlos gérer seul le fameux quiz. Mon mal de tête s'intensifiait, et ma mauvaise humeur ne faisait qu'empirer.
Les interviews étaient un calvaire. Chaque flash des caméras, chaque question répétitive, chaque sourire forcé me donnait envie de hurler. Les journalistes le remarquèrent rapidement.
"Charles, vous semblez un peu fatigué aujourd'hui. Tout va bien ?"
"Ça va, merci," répondis-je froidement, mes lèvres s'étirant en un sourire mécanique.
Ils insistèrent, évidemment.
"Votre performance au dernier Grand Prix a été incroyable, mais comment vous sentez-vous pour ce week-end ?"
"Je vais faire de mon mieux," répliquai-je sèchement, évitant tout contact visuel.
Les questions s'enchaînaient, et mon agacement montait en flèche. J'avais envie de tout plaquer et de rentrer dans ma chambre pour m'enfermer dans le silence.
À la pause, je m'isolai dans un coin du motorhome, mes écouteurs enfoncés dans les oreilles, essayant de me couper du monde. Mais même la musique n'arrivait pas à combler ce vide que je ressentais.
Max me manquait.
Je détestais l'admettre, mais son absence pesait lourd. Avec lui, tout semblait plus léger, plus supportable. Il avait cette capacité à me calmer, à me faire sourire même quand tout allait de travers. Mais aujourd'hui, il n'était pas là, et je devais faire face à cette journée seul.
Alors que je m'enfonçais dans ma solitude, je reçus un message. C'était Max.
"Tu survis au media day ?"
Un sourire involontaire étira mes lèvres.
"À peine. C'est un enfer."
"T'es encore grognon, hein ?" ajouta-t-il avec un emoji moqueur.
Je soupirai mais répondis honnêtement.
"Un peu. T'aurais pu rester ce matin, ça m'aurait aidé."
Il répondit presque instantanément.
"Je sais, Charlie. Mais tu sais que je suis toujours là, même à distance."
Ces mots simples suffirent à apaiser un peu ma frustration. Je n'étais pas aussi seul que je le pensais
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Romeo save me ~ Lestappen
RomanceCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
