PDV Charles
L'avion atterrissait enfin à Monaco, et l'excitation qui m'envahissait à l'idée de retrouver Max était presque insupportable. Je n'avais qu'une seule pensée en tête : voir Max, le sentir près de moi, et enfin me poser dans son univers. Après une semaine de pression et de stress, surtout à cause de la distance, il était temps de retrouver ma tranquillité. Je n'étais pas fait pour être loin de lui, et ces derniers jours avaient été un véritable test.
Lorsque je quittai l'aéroport, j'étais encore dans cet état entre l'épuisement et l'euphorie. C'était comme si le monde extérieur n'avait plus d'importance. Tout ce que je voulais, c'était lui, Max, là, tout de suite. Mon regard se baladait parmi les passagers qui sortaient, cherchant discrètement, quand je l'aperçus. Max, avec sa casquette vissée sur la tête et ses lunettes de soleil qui cachaient partiellement son regard, mais pas ce sourire en coin qui m'était tellement familier. Il m'avait attendu. Comme toujours, il avait pris soin de ne pas se faire remarquer, mais je savais que c'était lui, même sans le voir parfaitement.
Je m'approchais de lui, et sans qu'il n'ait besoin de dire un mot, il me prit dans ses bras. Cette étreinte... c'était tout ce dont j'avais besoin à ce moment-là. Le monde autour de nous s'était arrêté. Tout ce qui comptait, c'était nous, cette promesse tacite qu'on s'était faite de rester l'un pour l'autre malgré tout. Ses bras autour de moi me rassuraient, et je me sentais comme dans un cocon, enfin à l'abri des regards, du stress et des attentes.
"Tu m'as manqué", dis-je simplement, ma voix encore un peu tremblante de fatigue.
Il sourit contre ma tête sans rien répondre, mais je sentais dans son étreinte qu'il pensait la même chose. Nous nous détournâmes lentement de l'aéroport, cherchant un endroit discret où pouvoir nous retrouver, loin des paparazzis et des curieux. Quand nous arrivâmes au parking, Max déposa sa main, presque possessive, sur ma cuisse. Ce geste, simple et naturel, me fit sourire. Il n'avait même pas besoin de parler pour me faire comprendre que j'étais à lui, et que, cette fois, rien ni personne ne pourrait nous séparer.
"Je vais m'endormir", murmurai-je, fatigué mais rassuré par sa présence.
Max, toujours aussi attentif, hocha la tête. "Fais-le, Charles. Repose-toi. Tout va bien maintenant."
Je n'avais pas besoin de plus. En quelques secondes, je me laissai aller à un sommeil réparateur, me blottissant contre lui comme si je n'avais pas envie de me réveiller. Quelques heures passèrent, et je me réveillai enfin, la lumière douce du matin filtrant à travers la vitre. Je réalisai alors que j'étais dans son appartement, sur son canapé. Le confort de son espace, la chaleur de son corps près de moi, m'avait apaisé plus que je ne l'aurais cru.
En me levant, je suivis l'odeur alléchante qui flottait dans l'air, et je le trouvai dans la cuisine, le regard concentré sur ce qu'il préparait. Max, torse nu, une petite moue concentrée sur son visage, c'était une scène à couper le souffle. Sans réfléchir, je m'approchai de lui, posai mes mains sur son dos et le collai à moi, mon cœur battant plus vite.
Il se tourna légèrement et sourit en me voyant. Avant même qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, je l'embrassai tendrement, un baiser doux et sincère. Sa réaction ne se fit pas attendre. Il m'attrapa par la taille, me souleva avec une facilité déconcertante, comme si je n'étais qu'une plume, et me déposa doucement sur le plan de travail de la cuisine. Il se plaça alors devant moi, son regard plongeant dans le mien avec une intensité qui me fit frémir.
Je me retrouvai là, sur le plan de travail, la chaleur de son corps tout contre moi, et je n'avais qu'une envie : rester là, dans ses bras, à profiter de cette proximité, de ce moment parfait. Je me calai contre lui, mes jambes enroulées autour de ses hanches, ma tête contre son épaule. C'était comme un rêve devenu réalité. Une paix que je n'avais jamais ressentie ailleurs.
Il me serra un peu plus contre lui, et je n'avais aucune intention de bouger. J'étais enfin là, dans cet endroit où je me sentais moi-même, où je pouvais être Charles, sans masque, sans attentes, juste moi.
"Tu sais, Max", murmurai-je en fermant les yeux, "je crois que je suis chez moi, ici, avec toi."
Il sourit contre mon front, ses mains traçant des cercles apaisants sur mon dos. "Tu es chez toi, Charles. Tant que tu veux."
Et pour la première fois depuis longtemps, je n'avais plus de doutes. Peu importe tout ce qui pouvait arriver, ce moment-là était parfait. Parce qu'avec lui, je n'avais besoin de rien d'autre.
Le monde pouvait bien continuer à tourner autour de nous, mais je savais que, tant que j'étais là avec Max, il n'y avait rien qui me manquait. Rien, excepté peut-être les moments comme celui-ci, que je voulais savourer encore et encore.
VOUS LISEZ
Romeo save me ~ Lestappen
RomanceCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
