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PDV Max

La fin de notre semaine à Monaco était là, et je sentais une boule se former dans mon estomac à l'idée de reprendre la routine des circuits. Charles allait redevenir mon concurrent, et on devrait prétendre être des étrangers dans les paddocks. Rien que d'y penser, ça me rendait fou.

Alors ce soir, je voulais que tout soit parfait. Pas de faux-semblants, pas de barrières. Juste lui et moi.

Après un dîner tranquille à l'appartement, on s'était installés dans le salon, le silence confortant entre nous. Charles était allongé sur mes genoux, un sourire paisible sur les lèvres alors que mes doigts parcouraient distraitement ses cheveux. J'étais fasciné par la sérénité qu'il dégageait, par la manière dont il semblait totalement à l'aise dans mes bras.

"Tu sais," murmura-t-il en jouant avec un pli de mon t-shirt, "ça va me manquer, ces moments. Rien que nous deux."

"Moi aussi," répondis-je en baissant les yeux vers lui. "Mais on reviendra ici. C'est notre endroit."

Il leva la tête pour me regarder, ses yeux brillants d'une émotion qu'il ne partageait pas souvent. "Tu promets ?"

Je me penchai pour déposer un baiser sur son front. "Toujours."

Le moment était doux, presque parfait, mais je voyais l'étincelle dans son regard, celle qui trahissait une envie plus profonde. Et quand il se redressa légèrement pour capturer mes lèvres avec les siennes, je savais qu'il ne voulait pas que cette nuit se termine dans la simplicité.

Le baiser, au départ tendre, devint plus pressant, plus passionné. Mes mains glissèrent instinctivement sur ses hanches, le rapprochant encore plus de moi. Il se retrouva à califourchon sur mes genoux, ses doigts s'accrochant à mes épaules comme s'il avait peur que je disparaisse.

"Max..." souffla-t-il contre mes lèvres, son souffle chaud envoyant un frisson le long de ma colonne vertébrale.

"Oui ?" répondis-je, ma voix rauque, mes mains explorant timidement son dos à travers son t-shirt.

"Rien, juste... continue," murmura-t-il, ses joues rougies par l'émotion.

Je ne me fis pas prier. Je l'embrassai encore et encore, mes lèvres parcourant sa mâchoire, son cou, découvrant chaque parcelle de peau qu'il m'offrait. Quand mes mains glissèrent sous son t-shirt, il ne recula pas. Au contraire, il se pressa encore plus contre moi, ses doigts s'emmêlant dans mes cheveux.

Je le soulevai doucement, mes bras le tenant fermement, et l'amenai jusqu'à ma chambre. Il ne protesta pas, son regard plongé dans le mien, empli de confiance.

On tomba sur le lit dans un éclat de rire, mais l'atmosphère redevint rapidement sérieuse. Je retirai son t-shirt avec une lenteur calculée, dévoilant son torse fin mais sculpté. Il était magnifique, chaque détail de sa peau racontant une histoire que je voulais découvrir.

Mes doigts traçaient doucement ses côtes, et je sentis son souffle s'accélérer sous mon toucher. Je relevai les yeux pour croiser son regard, cherchant une quelconque hésitation, mais il hocha légèrement la tête, m'encourageant à continuer.

Je déposai des baisers sur son torse, remontant jusqu'à son cou, puis à nouveau à ses lèvres. Il était tout contre moi, ses mains explorant timidement mon dos, puis mon torse lorsque je retirai à mon tour mon t-shirt.

"Tu es parfait," murmura-t-il, ses doigts effleurant une cicatrice sur mon abdomen.

"Toi aussi," répondis-je en l'embrassant doucement, voulant lui montrer à quel point il comptait pour moi.

Les choses devinrent plus intenses. Nos mains exploraient nos corps, chaque geste empreint de respect et de tendresse. Mais à un moment, je sentis son souffle se saccader, et il se tendit légèrement sous mes doigts.

"Charles ?" murmurais-je en m'arrêtant immédiatement, mes mains quittant doucement sa peau.

Il détourna les yeux, visiblement gêné. "Je... Je suis désolé, Max. C'est juste... un peu trop, je crois."

Je relevai son menton pour qu'il me regarde. Ses yeux étaient brillants, mais pas de la même manière que tout à l'heure. "Hé, c'est d'accord. On n'a pas besoin de précipiter quoi que ce soit, d'accord.Je suis là pour toi, peu importe ce dont tu as besoin."

Il hocha la tête, ses lèvres tremblant légèrement avant qu'il ne se blottisse contre moi. "Merci," murmura-t-il.

Je le serrai contre moi, caressant doucement ses cheveux. "Tu n'as jamais à t'excuser pour ça. Jamais."

Il resta contre moi, ses bras enroulés autour de ma taille, et je sentais son corps se détendre peu à peu.

On passa le reste de la nuit simplement allongés l'un contre l'autre, savourant cette intimité nouvelle et fragile, mais tellement précieuse. Je savais que cette soirée resterait gravée dans ma mémoire, pas pour ce qui aurait pu arriver, mais pour ce qui s'était passé : la confiance, l'amour, et la promesse silencieuse qu'on avait faite l'un à l'autre.

Romeo save me ~ LestappenOù les histoires vivent. Découvrez maintenant