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PdV de Max

Je me réveille doucement, enveloppé par la chaleur de Charles, qui dort paisiblement contre moi. Son visage détendu, ses boucles en bataille, il semble tellement vulnérable et parfait à la fois. Mon bras est passé autour de lui, et il s'accroche légèrement à mon t-shirt, comme s'il avait peur que je m'éloigne. Je reste immobile, profitant de ce moment rare et précieux.

Il bouge légèrement, ouvre les yeux et me sourit. Ce sourire, bordel, il pourrait illuminer n'importe quelle journée.

— Bonjour, marmotte, dis-je doucement.

— Hmm, trop tôt, murmure-t-il en s'enterrant davantage contre moi.

Je ris doucement, caressant ses cheveux.

— On est censés sortir de cet hôtel aujourd'hui, tu sais.

— Je m'en fous. Restons là, juste toi et moi, répond-il en levant les yeux vers moi, un mélange de malice et de tendresse dans son regard.

— Tu sais que je peux rien te refuser quand tu fais cette tête, hein?

Il rit et m'embrasse sur la joue avant de s'étirer. — Allez, Verstappen, on se commande un petit déjeuner au lit?

— C'est comme si c'était fait, dis-je en attrapant le téléphone.

On passe la matinée à se détendre. Entre les croissants, les rires, et les discussions banales, je me rends compte à quel point ces moments simples avec lui me comblent. Pas de stress, pas de course, juste nous.

Charles est un univers à lui seul. Sa manière de froncer les sourcils en lisant le journal, son rire qui résonne dans la pièce, sa tendance à chanter faux mais avec tellement de passion... Tout en lui m'attire irrésistiblement. Je me surprends à l'observer, capturant mentalement chaque expression, chaque mouvement.

— Max, tu me fixes, dit-il en souriant, ses joues se teintant de rose.

— Peut-être bien, oui. T'as un problème avec ça?

Il rit et secoue la tête.

— Non, ça me flatte. Mais si tu continues, je vais commencer à croire que je suis un tableau dans un musée.

— Un tableau, oui, mais pas n'importe lequel. Une œuvre d'art unique.

Il roule des yeux, mais je vois bien qu'il est touché. Ses mains trouvent les miennes, et il les serre doucement.

Plus tard, alors qu'on est toujours en peignoir, il me regarde sérieusement. — Max, je pensais... peut-être qu'on pourrait parler de nous à mes amis.

Je lève un sourcil.

— Tu es sûr de vouloir ça?

— Oui. Je n'ai pas envie de me cacher, et eux, ils sont importants pour moi.

Je hoche la tête, pesant ses mots. Je comprends son envie de transparence, mais une partie de moi reste inquiète. Et si ça changeait la dynamique? Et si tout devenait plus compliqué? Mais quand je vois la détermination dans ses yeux, je sais que je ne peux pas refuser.

— Si c'est ce que tu veux, alors je suis d'accord.

Il sourit, visiblement soulagé, et m'embrasse tendrement. Ce baiser, doux et sincère, efface mes doutes. Je ferais tout pour lui.

Le soir venu, on organise un dîner avec Daniel, Carlos, Lando, Oscar, Alex, et Pierre dans un restaurant discret. L'ambiance est détendue, tout le monde plaisante, et Charles est particulièrement proche de Carlos. Trop proche.

Je les observe rire ensemble, Carlos posant une main sur l'épaule de Charles, et je sens une pointe de jalousie monter en moi. Instinctivement, je deviens plus tactile avec Charles : ma main effleure la sienne, je passe un bras autour de ses épaules, et je murmure des choses à son oreille. Chaque geste est calculé, mais pas seulement par possessivité. J'ai besoin qu'il sache qu'il est à moi, que je suis là.

Tout le monde le remarque. Daniel et Pierre échangent un sourire complice, mais personne ne dit rien... jusqu'à ce que Lando éclate de rire.

— Alors, c'est quoi cette tension entre vous deux? Vous êtes ensemble ou quoi?

Un silence s'installe. Je regarde Charles, qui me sourit avant de répondre.

— Oui, on est ensemble.

Les réactions sont un mélange d'étonnement et de joie. Daniel lève son verre.

— À vous deux, alors!

Pierre me donne un petit coup de coude

— Enfin, t'assumes, Verstappen.

Carlos rit en tapant Charles sur l'épaule.

— Je savais que t'étais spécial, mais là, tu m'impressionnes.

La soirée continue dans la bonne humeur, et je me détends en voyant à quel point tout le monde est heureux pour nous. Charles et moi échangeons des regards pleins de promesses pour la suite.

De retour à l'hôtel, le silence entre nous est doux et complice. Charles se laisse tomber sur le lit, épuisé mais souriant. Je m'assois à côté de lui, jouant distraitement avec une mèche de ses cheveux.

— C'était une bonne idée, murmure-t-il.

— Oui, c'était une bonne idée, répété-je doucement.

Il ouvre les yeux et me fixe intensément. — Merci, Max. Pour tout.

— Tu n'as pas besoin de me remercier. Je suis là parce que je t'aime.

Les mots sortent naturellement, sans hésitation. Il se redresse et passe ses bras autour de mon cou.

— Je t'aime aussi, murmure-t-il.

Nos lèvres se rejoignent dans un baiser rempli de promesses, de rêves et d'espoir. Dans ce moment, tout semble possible. Et pour la première fois depuis longtemps, je me sens entièrement comblé.

Romeo save me ~ LestappenOù les histoires vivent. Découvrez maintenant