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pov de charles

Une nouvelle semaine de Grand Prix commence, et avec elle, une pression familière s'installe. Mais aujourd'hui, tout semble plus lourd que d'habitude.

La journée avait été un désastre. Pendant les qualifications, j'avais complètement merdé. Mal chauffé les pneus, mauvais timing, et résultat : je pars 6ème. C'est médiocre, inacceptable même.

La frustration me ronge depuis. Comme si ça ne suffisait pas, l'annonce du retour de Binotto en F1 a fini de m'achever. Rien que d'entendre son nom, une colère sourde monte en moi. Je déteste cet homme, je déteste ce qu'il représente, et je ne veux plus jamais avoir à croiser son chemin. Mais je garde tout ça pour moi. Ce n'est pas le genre de chose dont j'ai envie de parler, pas même à Max.

Le soir, impossible de dormir. Mon esprit tourne en boucle sur mes erreurs, sur Binotto, sur cette foutue 6ème place. Alors, à 3 heures du matin, je finis par enfiler un jogging et descendre à la salle de sport de l'hôtel. Peut-être qu'en me vidant physiquement, j'arriverai à faire taire mes pensées.

Je suis sur le tapis de course, le souffle court, les écouteurs vissés dans les oreilles. Mais malgré la musique et la vitesse, mes pensées ne me lâchent pas. Je me déteste d'être aussi médiocre.

Soudain, j'aperçois Max entrer dans la salle. Il est en short et t-shirt, l'air à moitié endormi mais déterminé. Il me regarde sans un mot, puis s'approche du tapis voisin pour commencer à courir doucement.

— T'es censé dormir, dis-je finalement, essoufflé.

— Toi aussi, répond-il simplement en ajustant la vitesse de son tapis.

Le silence s'installe. Je sais qu'il est là parce qu'il a senti que je n'allais pas bien, mais il ne force pas la conversation. Il court à mes côtés, respectant mon besoin de ne pas parler.

Après quelques minutes, je ralentis et finis par descendre du tapis, m'asseyant sur un banc. Max fait de même, s'asseyant à côté de moi sans rien dire.

— Je suis nul, lâchai-je enfin.

— Tu n'es pas nul, Charlie. T'as eu une mauvaise journée, c'est tout.

Je secoue la tête.

— Ce n'est pas que ça. Y'a des trucs... des trucs que je n'arrive pas à oublier, à dépasser.

Il pose une main sur mon genou, son regard ancré dans le mien.

— Tu n'es pas obligé de tout gérer tout seul, tu sais. Je suis là.

Je détourne les yeux, incapable de soutenir son regard.

— C'est compliqué, Max.

— Alors, complique-moi la vie, répond-il avec un sourire en coin.

Cette remarque arrache un sourire à mes lèvres malgré moi. Il a ce don de rendre les choses un peu plus légères, même quand tout semble s'effondrer.

— Merci, dis-je doucement.

— Toujours, répond-il avant de passer un bras autour de mes épaules, me tirant doucement contre lui.

Et pour la première fois depuis des heures, je sens ma colère s'apaiser, juste un peu.

Le silence s'étire, mais ce n'est pas un silence pesant. C'est un silence qui rassure, qui enveloppe. Je ferme les yeux un instant, écoutant seulement le rythme de nos souffles, le bourdonnement lointain des machines.

— Tu veux en parler ? demande Max après un moment.

Je hausse les épaules. Les mots restent coincés dans ma gorge. Comment expliquer cette impression de toujours devoir prouver que je mérite d'être là, que je ne suis pas juste un énième talent gâché ? Comment lui dire que parfois, j'ai l'impression d'être coincé dans un cercle infernal où chaque erreur me ramène des années en arrière avec binotto ?

— Je sais que ce n'est pas juste à cause de la qualif, reprend-il doucement. C'est autre chose, pas vrai ?

Un rire sans joie m'échappe.

— T'es plus perspicace que t'en as l'air.

— Je suis pas idiot non plus, réplique-t-il en me lançant un regard amusé.

Je soupire, hésitant. Mais je ne suis pas pret a parler alors juste je me love contrant lui appréciant sa chaleur et ses doigts qui jouent avec mes cheveux puis il me souleve et nous ramene dans notre chambre pour dormir quelques heures

Romeo save me ~ LestappenOù les histoires vivent. Découvrez maintenant