pdv max
Nous marchions lentement dans les rues désertes, Charles et moi. La nuit italienne nous enveloppait dans une fraîcheur agréable, et le silence, entrecoupé par nos rires étouffés, nous donnait l'impression d'être seuls au monde. Il y avait quelque chose d'étrangement paisible dans ce moment.
Charles, à mes côtés, avait un sourire qui ne le quittait pas. C'était ce genre de sourire rare, sincère, qui m'avait toujours désarmé. Ses mains, enfoncées dans ses poches, semblaient presque nerveuses, mais ses pas étaient assurés. Il était magnifique sous la lumière douce des lampadaires, et je devais me faire violence pour ne pas passer mon bras autour de ses épaules comme si nous étions un véritable couple.
"Tu te souviens de la première fois qu'on a couru l'un contre l'autre ?" demanda-t-il soudain, brisant le silence.
Je ris doucement, secouant la tête. "Comment oublier ? Tu avais ce casque ridicule, rouge et blanc, avec ton nom écrit en énorme sur le côté. Très subtil."
"Ridicule ?" s'indigna-t-il, feignant l'outrage. "C'était un design iconique. C'est toi qui avais un kart noir tout terne. On aurait dit que tu allais à un enterrement."
Je souris en coin, profitant de cette légèreté qui nous enveloppait. "C'est peut-être pour ça que je te battais à chaque fois. Tu étais trop occupé à admirer mon style pour te concentrer."
Charles s'arrêta un instant, me regardant avec un air incrédule. "Tu plaisantes ? Qui a gagné cette fameuse course en Italie en 2011?"
Je levai les mains en signe de reddition. "OK, OK, tu as gagné celle-là. Mais tu sais que c'était parce que j'avais un problème de moteur."
"Bien sûr, Max, bien sûr," répondit-il en roulant des yeux, mais son sourire trahissait son amusement.
Le trajet jusqu'à son hôtel se poursuivit dans cette ambiance légère, et je savourais chaque instant. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi détendu, aussi heureux. Mais ce bonheur était teinté d'un soupçon d'amertume. Je savais que, malgré tout, je ne pouvais pas rester avec lui cette nuit. Kelly m'attendait.
Arrivés devant la porte de sa chambre, je ressentis une vague de regret. Je n'avais pas envie de partir. Et lui non plus, à en juger par la manière dont il baissait légèrement la tête, évitant mon regard.
"Tu veux que je te laisse ?" demandai-je doucement, même si je connaissais déjà la réponse.
Charles releva les yeux vers moi, un éclat presque enfantin dans son regard. Mais il ne répondit pas, se contentant de hausser légèrement les épaules. Cette attitude désinvolte ne trompait personne.
Je posai une main sur sa joue, le forçant à me regarder. "Je te promets de me rattraper, d'accord ?"
Il hocha la tête, mais le sourire qu'il me lança semblait un peu triste. Je ne supportais pas de le voir comme ça. Alors, sans réfléchir, je m'approchai et l'embrassai.
Le baiser était doux, tendre, mais chargé d'une intensité qui me coupait le souffle. Ses lèvres contre les miennes semblaient effacer tout le reste : les responsabilités, les complications, la culpabilité. Dans ce moment précis, il n'y avait que nous.
Charles ne tarda pas à répondre, ses mains quittant ses poches pour se poser sur mon torse. Il agrippa ma veste comme s'il ne voulait pas que je parte, et je me laissai aller, approfondissant le baiser.
C'était à la fois lent et urgent, comme si nous savions que chaque seconde comptait, que cette nuit était précieuse. Mes mains glissèrent jusqu'à sa taille, le rapprochant un peu plus de moi. Il soupira contre mes lèvres, et ce simple son fit battre mon cœur un peu plus vite.
"Max..." murmura-t-il, reculant légèrement, mais sans lâcher ma veste.
Je le fixai, incapable de cacher mon sourire. "Oui ?"
"Tu devrais vraiment partir," dit-il, bien que sa voix trahisse tout le contraire.
"Je sais." Mais je l'embrassai encore. Et encore. Parce que je savais que dès que je m'éloignerais, ce moment s'évanouirait.
Finalement, ce fut lui qui mit fin au baiser, reculant de quelques centimètres. Il passa une main dans ses cheveux, un sourire légèrement nerveux étirant ses lèvres. "Bonne nuit, Max."
Je hochai la tête, incapable de prononcer un mot de plus, et reculai lentement, me forçant à tourner les talons.
Alors que je m'éloignais dans les couloirs silencieux de l'hôtel, je ne pouvais m'empêcher de sourire comme un idiot. Je touchai mes lèvres du bout des doigts, tentant de graver dans ma mémoire chaque sensation, chaque soupir, chaque seconde de ce baiser.
Mais en même temps, une pointe d'inquiétude persistait. Comment allions-nous gérer cela ? Kelly, les médias, nos carrières... tout semblait être un obstacle. Pourtant, quand j'étais avec lui, rien de tout cela ne semblait important.
Et c'était peut-être ça, le plus dangereux.
Et joyeux noël à tous 🎄🎅
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Romeo save me ~ Lestappen
RomanceCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
