Pdv Charles
La réunion semblait durer une éternité. Les visages des ingénieurs et des mécaniciens se succédaient autour de la table, chacun abordant des sujets techniques que je connaissais sur le bout des doigts, mais ma tête n'était nulle part. Je n'arrêtais pas de regarder l'heure, mon esprit ailleurs, sur Max. Je n'avais qu'une envie, c'était de m'échapper de cette salle et d'aller le retrouver. Il me manquait, même si je l'avais vu quelques heures plus tôt. Il avait ce pouvoir de me captiver, de me faire oublier le reste du monde.
Discrètement, je sortis mon téléphone de ma poche et envoyai un message à Max. « Ça va mieux ? » Je n'avais même pas pris le temps de relire mes mots avant de les envoyer, l'angoisse de ne pas avoir de réponse me rongeant.
Quelques secondes plus tard, je reçus une notification. Je baissai les yeux et vis un selfie de Max. Il souriait, et dans ses bras, il tenait la peluche que je lui avais donnée. La scène me fit fondre sur place. Je crois bien que mon cœur a fait un bond dans ma poitrine. Il m'avait envoyé ce selfie juste pour me rassurer, pour me montrer qu'il allait bien. Et, en un instant, je me suis senti à la fois léger et rempli d'amour. Un sourire se dessina sur mes lèvres, sans que je puisse le contrôler.
Je répondis vite : « Tu es trop mignon avec ma peluche. » Puis, je me permis une proposition. « On dîne ensemble ce soir ? Juste nous deux. »
À peine quelques minutes plus tard, il me répondit, un simple « Oui » qui fit battre mon cœur un peu plus fort. Un léger soupir m'échappa. Je savais que ce dîner serait spécial, que chaque instant passé avec lui serait un moment précieux. Après la réunion, je partis aussitôt dans sa chambre. L'idée de passer un moment tranquille avec Max me donnait une sensation de réconfort que je ne pouvais décrire.
Nous commandâmes le room service. La nourriture arriva, et dès les premiers bouchées, tout devint léger. Nous rigolions de tout et de rien, de petites blagues que l'on se lançait, des histoires d'anciens Grands Prix, des anecdotes d'équipe. Le monde extérieur n'existait plus. Nous étions juste là, tous les deux, dans cette bulle privée où rien d'autre ne comptait.
Puis, à un moment donné, alors que je m'étais un peu emporté avec ma sauce tomate, Max me regarda avec amusement. Il leva un sourcil, un sourire malicieux sur les lèvres, puis il s'approcha doucement. Avant même que je ne réalise, il se pencha vers moi, et avec un léger éclat dans ses yeux, il utilisa sa langue pour enlever la sauce qui se trouvait au coin de mes lèvres. Le contact de sa langue, doux et imprévu, fit monter un frisson le long de ma colonne vertébrale. Je le fixai un instant, mon souffle se coupa. Et sans pouvoir m'en empêcher, je l'embrassai. C'était un baiser passionné, mais aussi désireux. C'était comme si ce geste était nécessaire, comme une confirmation de ce que nous ressentions l'un pour l'autre.
Je me calai alors dans ses bras, enroulant mes jambes autour de sa taille. Il me souleva sans effort, et je me retrouvai dans ses bras, blotti contre lui, sentant la chaleur de son corps. C'était comme si le monde s'était arrêté, juste pour nous deux. À ce moment précis, tout semblait être à sa place, tout semblait parfait. Je voulais qu'il se souvienne de cet instant, qu'il soit aussi important pour lui que pour moi.
Je lui demandai alors, un peu gêné, mais avec un sourire : « Est-ce qu'on pourrait prendre une photo ? Juste pour immortaliser ce moment. » Il rit doucement, se moquant gentiment de ma timidité, mais il accepta. Nous posâmes ensemble, dans cet instant intime, tous les deux si proches. L'image capturait parfaitement l'essence de ce que nous vivions.
Après avoir pris la photo, nous nous installâmes sur le canapé pour regarder un film. Je restai contre lui, sa main trouvant naturellement ma taille, ses doigts caressant lentement mon ventre, sous mon t-shirt. Ces gestes, ces petites attentions, étaient devenus mon ancrage, mon réconfort. Ses caresses étaient lentes, presque comme une berceuse, apaisantes et rassurantes.
Puis, une question me vint à l'esprit, une question que je n'avais pas encore osé poser. « Pourquoi tu ne dors pas avec Kelly ? » demandai-je, un peu hésitant.
Max sembla pris au dépourvu un instant, mais il se redressa légèrement, me regardant dans les yeux. « J'ai une chambre à part. » Il marqua une pause, comme s'il choisissait ses mots. « C'est compliqué avec elle. Je ne peux pas la quitter, surtout pas maintenant. Ça a un rapport avec mon père, mais je te promets que je t'expliquerai quand je serai prêt. » Il soupira. « J'aimerais pouvoir te donner tout mon temps, Charles, vraiment. Mais la situation est... pas idéale. »
Je l'écoutai en silence, mon cœur battant plus fort. Je savais que ce n'était pas simple pour lui, que la situation était loin d'être facile. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de le rassurer. « Ce n'est pas grave, Max. Même si ce n'est pas l'idéal, je sais que tu es là, et c'est tout ce qui compte. Je peux compter sur toi, et c'est tout ce dont j'ai besoin. »
Il me sourit, son regard se radoucissant. Je sentais la sincérité dans ses mots, et ça me réconfortait. Nos doigts s'entrelacèrent une nouvelle fois, et je lui donnai un dernier baiser, doux mais plein de promesses.
Le temps était venu pour moi de repartir dans ma chambre. Je devais me préparer pour la course de demain. Mais je savais que, peu importe ce qui allait se passer, j'avais Max à mes côtés. Et cela, plus que tout, me donnait la force d'avancer.
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Romeo save me ~ Lestappen
RomanceCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
