PDV Charles
Je me réveillais en sursaut au milieu de la nuit, comme souvent ces derniers temps. Mais ce soir, c'était différent. Cette fois, je n'étais pas réveillé par la simple inquiétude ou l'anxiété de la course à venir. Non, c'était la discussion avec Arthur qui m'avait hanté. Les mots, la peur de sa réaction, tout ça me trottait dans la tête. J'avais voulu avancer, être honnête avec lui, mais je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.
Avant même que je puisse me lever, je sentis une main sur moi, me maintenant dans le lit. Max. Il m'attira doucement contre lui, m'enveloppant de ses bras. Je n'avais pas besoin de dire un mot. Il savait.
Il me murmura doucement, sa voix grave et rassurante dans l'obscurité. "J'ai parler à Arthur. Il sait, Charles. Il a vu. Il comprend."
Je restai silencieux, un poids se levant légèrement de ma poitrine à chaque mot qu'il prononçait. Il ne m'avait pas jugé, il m'avait écouté, et Arthur, lui aussi, semblait plus compréhensif que ce que je n'avais imaginé. Le fait de savoir qu'il n'y avait pas de malaise entre eux à ce sujet me donna un soulagement que je n'avais pas anticipé.
"Il m'a dit qu'il n'a jamais eu de problème avec ça," continua Max, sa voix douce. "Que tout ce qu'il voulait, c'était que tu lui parles, que tu sois honnête avec lui. Il n'a pas réagi comme tu le pensais, Charles. Il veut que tu sois heureux."
J'étais fatigué, à la fois émotionnellement et physiquement. Entendre ces mots me rassura, mais il y avait encore un petit nœud dans mon estomac. Tout ce qui avait été dit avec Arthur, tout ce qui n'avait pas été dit, la peur de perdre des liens familiaux... J'avais l'impression que ça allait me rattraper tôt ou tard.
Max me serra plus fort, comme s'il voulait m'ancrer dans cet instant, me rassurer. "Tu n'es pas seul dans tout ça. Moi, je suis là, et ton frère... il veut aussi que tu sois bien."
Je ne répondis rien, je n'avais pas besoin de mots. La chaleur de Max, son toucher, tout ça me faisait me sentir en sécurité. Je me laissai aller dans ses bras, fermant les yeux, me perdant dans le calme de la nuit, et je m'endormis à nouveau, cette fois apaisé.
Le lendemain matin, je me réveillai un peu plus tôt que d'habitude. Max dormait toujours à mes côtés, paisible, son visage détendu. Je pris une douche rapide pour me réveiller, l'esprit un peu plus clair, mais toujours perturbé par ma conversation de la veille avec Arthur.
Je savais qu'il fallait qu'on parle, que les choses soient mises au clair. Ce n'était pas juste pour moi, mais aussi pour Arthur, pour qu'il comprenne et que tout ça puisse être digéré.
Je pris mon téléphone et envoyai un message à Arthur pour lui dire que je voulais le voir. Quelques minutes plus tard, il me répondit et on se donna rendez-vous dans un café près du circuit.
En arrivant, je le vis déjà installé à une table, son regard serein, mais son expression restait un peu fermée. Je pris une grande inspiration et m'assis en face de lui.
"Salut," dis-je d'une voix un peu plus timide que je ne l'aurais voulu.
Arthur me regarda en silence pendant un moment, comme s'il pesait mes mots avant de répondre. "Alors, ça va ?"
Je hochai la tête, un léger sourire aux lèvres, mais je savais que ce n'était pas aussi simple. "Oui, ça va. Mais... je pense qu'il faut qu'on parle."
Arthur pencha la tête, observant mon visage avec attention. "Tu sais, Charles, je n'ai jamais eu de problème avec ça. Je crois que tu me connais bien assez pour savoir que je ne te jugerai pas pour ce genre de choses."
Je me sentis un peu plus à l'aise, mais une petite partie de moi était encore tendue. "J'avais peur de te perdre, tu sais ? J'ai eu peur que... que tu ne comprennes pas."
Arthur haussait les épaules, un air un peu amusé, comme s'il trouvait toute cette situation un peu trop dramatique. "Tu es mon frère, Charles. Ça n'a jamais été un problème pour moi. Mais je voulais que tu m'en parles, que tu sois honnête avec moi. Je sais que ce n'est pas facile, mais tu n'as pas à porter tout ça tout seul."
Je le regardais, touché par ses mots. J'avais l'impression qu'un poids se levait doucement, que l'air devenait un peu plus léger autour de moi.
"Merci," murmurai-je, presque dans un souffle.
Arthur me sourit, un sourire qui m'avait manqué plus que je ne voulais l'admettre. "Tant mieux. Tu mérites d'être heureux, Charles. Et je sais que tu es avec quelqu'un qui te fait du bien. C'est tout ce qui compte."
Je me sentais enfin prêt à tourner la page sur cette conversation. Nous n'étions plus dans le non-dit, plus dans l'incompréhension. Arthur comprenait, il savait ce que je vivais, et il m'acceptait tel que j'étais.
Je me levai, prêt à quitter le café, mais avant de partir, Arthur posa une main sur mon épaule. "Si tu veux en parler plus, tu sais que je suis là, ok ?"
Je souris et hochai la tête. "Je sais. Merci, Arthur."
Quand je sortis du café, je me sentais plus léger. Moins de secrets, moins de poids sur mes épaules. J'avais encore beaucoup à affronter, mais une chose était claire : je n'étais pas seul dans tout ça. Et ça, ça faisait toute la différence.
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Romeo save me ~ Lestappen
Roman d'amourCharles, le prestigieux pilote de la scuderia Ferrari cache en réalité homme au cœur brisé malgré les apparences depuis la mort de son père et son parrain. Mais que va-t-il se passé quand Max, son plus grand rival, va commencer a s'inquiéter pour...
