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PDV Max

Le jour de la course, le stress était palpable. Je m'étais préparé comme à chaque fois, avec cette concentration extrême que je connaissais par cœur. Mais aujourd'hui, il y avait une petite différence. Je savais que Charles avait cette pression supplémentaire, celle de courir sur les terres de Ferrari. Il était toujours si déterminé, mais aujourd'hui, je voyais cette peur dans ses yeux, celle de ne pas réussir à briller comme il le voulait. La parade avant la course arriva, et je cherchais désespérément une manière de le rassurer, sans paraître trop insistant ou suspect. Je savais que ce n'était pas facile pour lui, mais il devait savoir que je croyais en lui.

Je me rapprochai de lui alors que nous marchions sur la grille, et sans vraiment y penser, je posai ma main sur son épaule, un geste naturel, presque fraternel, mais qui, je le savais, voulait en dire plus. Je lui murmurai doucement : « T'inquiète pas, Charles. T'es prêt, tu vas gérer. » Il me jeta un regard rapide, presque incrédule, comme s'il n'était pas tout à fait sûr de lui-même. Mais je pouvais voir dans ses yeux qu'il avait besoin de ce petit soutien.

Puis, nous nous installâmes dans nos voitures et la course commença. Les moteurs rugirent, l'adrénaline monta d'un cran. Je me concentrai sur la course, mais une partie de moi restait attentive à Charles. J'avais envie qu'il réussisse, qu'il prouve à tous, mais surtout à lui-même, qu'il pouvait gagner. Les premières étapes se passèrent sans encombre, mais dans les derniers tours, alors que j'étais solidement installé en deuxième position, je jetai un coup d'œil à Charles dans mes rétroviseurs. Il était juste là, derrière moi, sur le point de réaliser quelque chose d'incroyable. Je savais qu'il le sentait aussi.

Enfin, la ligne d'arrivée se dessina devant nous. Je terminai deuxième, et un doublé pour le duo Verstappen-Leclerc, comme un rêve devenu réalité. À peine sorti de ma voiture, j'entendis des bruits de fête, des cris, mais je n'y prêtais guère attention. Tout ce que je voulais à ce moment-là, c'était Charles. Avant même que les caméras n'aient le temps de se braquer sur nous, il était déjà là, me serrant dans ses bras. Ce n'était qu'une accolade, mais elle signifiait tout. Il me tenait comme si nous étions seuls au monde, et, pour une fois, nous l'étions.

Je regardai dans ses yeux, brillants de larmes de joie. Il avait cette lueur qui disait tout, la fierté, l'accomplissement. Je le sentais si heureux et, sincèrement, j'étais aussi fier de lui. « Tu es incroyable, Charles », murmurai-je tout bas, juste pour lui. Il ne répondit pas tout de suite, mais je vis son sourire s'élargir, et cela suffit à me faire comprendre que mes mots l'avaient touché.

La remise des trophées arriva ensuite, et les célébrations commencèrent. Champagne, rires, félicitations... Mais quand je le regardais, là, sur le podium, ses cheveux trempés de champagne, ses joues rouges et son sourire éclatant, je sentais une chaleur m'envahir. C'était probablement l'une des scènes les plus érotiques que j'aie jamais vécues. Je me retins, ne voulant pas embrasser Charles devant tout le monde, mais l'envie était forte. Alors, je lui murmurais à l'oreille, avant de faire quoi que ce soit de trop impulsif : « Tu es tellement beau, sexy, Charles. J'ai hâte qu'on fête ça tous les deux, quand ce sera juste nous. »

Il me regarda avec un sourire complice. « Je t'assure, je vais kiffer ça avec toi », répondit-il, son regard brillant d'une promesse que je n'avais aucun doute qu'il tiendrait.

Mais avant que je ne fasse une folie, je me concentrai sur le moment présent, m'éloignant pour rejoindre mon équipe. Nous devions encore célébrer, mais je voulais garder ces instants entre nous. Alors que nous regagnions chacun notre groupe, je pris quelques secondes, seul avec Charles, dans l'effervescence du paddock. Il se tenait là, souriant, entouré de son équipe et des tifosi, mais je voulais préserver cette image de lui, juste comme ça, dans ce moment particulier. Sans qu'il me voie, je sortis mon téléphone et pris une photo de lui, son regard un peu surpris mais toujours aussi charmant. « Arrête, Max ! » protesta-t-il, mais il savait que je n'allais pas m'arrêter là.

Je rigolai doucement. « Désolé, Charles. Je veux juste garder cette image de toi. »

Je le laissai fêter sa victoire avec ses fans, ses équipiers, ses tifosi. Je savais qu'il avait besoin de ça, de savourer cette victoire avec eux. Mais dans ma tête, cette soirée n'était pas encore terminée. Elle était juste en train de commencer. Et je savais qu'une fois que nous serions seuls, il y aurait encore bien plus à célébrer.

Romeo save me ~ LestappenOù les histoires vivent. Découvrez maintenant