Salam Ahleykoum
(Je vous conseille de relire la partie d'avant, et excusez moi du retard, bonne lecture.)
Mec1 s'approchait de moi avec un sourire pervers, je tremblais de peur, d'angoisse, les larmes inondaient mon visage je suppliais Anass avec des regards larmoyant. J'essayais de l'amadouer mais en vain. Ils sont sous l'effet de l'alcool, ils sont saouls et je suis une femme. Une simple femme, sans force face à trois buldogs vivants...
Maman j'ai peur... Ya Allah ce que j'ai peur...
Anass rigolait d'une façon... sadique. C'était effrayant, c'est effrayant. Mon coeur battait deux fois plus vite... pff qu'est-ce que je dis il ne bat presque plus, enfin c'est l'impression qu'il me donne tellement je le sens battre à l'intérieur de moi. C'est bizarre, mais en fait tellement il tapait ma cage thoracique super rapidement je ne le sentais même plus. Un peu comme lorsque l'on touche du très très froid, notre peau nous brûle.
J'ai peur, mais ce n'est pas cette peur qui te refile sueurs froides et chairs de poule, non.
C'est cette peur qui te remonte dans la gorge, qui te donne envie de dégeuler, qui t'arrache les tripes et t'étire l'estomac jusqu'à ce que tu saignes, de l'intérieur. Cette peur qui te fais suer, cette peur qui te donne bouffées de chaleur, sensation d'étouffement, cette peur que tu veux fuir, cette peur qui te donne envie de sauter par la fenêtre pour mettre fin au supplice.
Je souffre maman...Ils se deshabillent maintenant...
Moi « Anass... non ! S'il-te-plais... »
Anass « Ah ah ah ah ah »
Mec2 (avec un sourire pervers) « Putainnn, ce qu'elle est bonneeee!!! »
A chaque fois que l'un des trois s'approchait de moi je faisais un pas en arrière, tellement que j'ai fini à l'autre bout de la pièce collée au mur tandis que les trois titubaient en rigolant prenant un temps incroyable pour déboutonner les boutons de leurs pantalons, heureusement ! Mais cela ne fait que retarder l'inévitable...
Est-ce qu'il vont me...? me.... me.... NON!
J'essayais de ne pas y penser, de ne pas penser à ça... NONN! Pas ça!! Je fermais les yeux, priant de me réveiller en sueur, après un cauchemar horrible, de faire ma chahada et de me rendormir collée à ma photo, tranquillement et seule. Ce que je la regrettais ma solitude! Oh oui ce que je la regrettais maintenant... Mais quand je rouvrais les yeux, même espoir qui s'envolait... ils étaient réellement là, à moitié nus.
Je priais, récitais toutes les sourates que je connaissais, toutes les invocations, pas nombreuses c'est vrai... mais je les récitais, en boucle même!
Mec1 était en caleçon, je voyais tout... StarfALLAH! Il s'approchait très vite de moi, il essayait de me coller mais je le repoussais, et vu qu'il n'est pas dans son état normal, à chaque fois il reculait de deux, trois pas et prenait du temps à retenter, ça me laisser du temps... Jusqu'à ce qu'il se décide à parler...
Mec1 « J'la ken en premier, elle est trop fraiche... mdddddddddr Aqua Fresh! »
Mec2 « Mdrrrr »
Anass « T'es ouuuf toi mdrrrr c'ma propriété cette salope ahahahahah mdrrrr »
Ils rigolaient tous les trois et disputaient pour qui passerait en premier... Ils me prenaient pour un vulgaire objet, pour une vulgaire pute et moi je ne pouvais rien faire. J'avais l'incapacité de dire le moindre mot, déjà par peur de les énerver car on sait jamais quoi faire face à des hommes sous l'influence de l'alcool alors je n'osais rien faire.
Mes larmes ne cessaient de couler, sans un bruit, je lâchais des « s'il-vous-plait » mais ils ne m'entendaient même pas, ils s'en foutaient, je me suis faîte à l'idée que ça ne servait à rien et que j'allais me faire... me faire... Non!!«Ma fille, n'oublie pas que les hommes sont des horribles monstres, comme ceux que tu vois dans les dessins animés ma chérie, ce sont des monstres très très méchants, qui vont prendre l'apparence d'un beau prince charmant sur un cheval blanc comme dans La Belle au Bois Dormant! Mais en fait ce seront de terribles monstres qui voudront autre chose que ton amour, autre chose que ta gentillesse, sagesse et maturité ma chérie, tu comprends? Ils voudront te voler, te piller, ton bien le plus précieux... c'est quoi? Ahh, ma puce ça tu sauras quand tu seras un peu plus grande mais sache que ce qu'ils veulent te voler c'est quelque chose d'inestimable, quelque chose que tu n'as qu'une seule fois dans ta vie et que tu ne peux donner qu'une fois, c'est pour ça que les monstres veulent te le voler car c'est très rare qu'une fille l'ai encore ce trésor tu vois, et il faut que tu le protèges par tous les moyens, ne le donne jamais à part à ton mari, à ton prince charmant, ton vrai prince je veux dire ma puce, celui qui viendra me voir, moi et papa pour demander à nous de prendre ton trésor, un vrai prince ma chérie, nous demande à nous et pas à toi, et si tu dis non et qu'il le prend quand même et bien tu sauras que c'est vraiment le plus horrible des monstres ma chérie.»
Anass fit sortir les deux mecs de la chambre, avec leurs habits et même de l'appartement, avec violence car à ce que j'ai pu voir les deux gars n'avaient pas l'air d'être d'accord mais bizarrement même sous l'effet de l'alcool Anass a de la force, une très grande force même, bref nous étions seuls Anass et moi dans la chambre. De quoi donner la chair de poule...
Anass ne souriait plus, et ne rigolait plus à présent. Il me fixa pendant quelques secondes, et s'approcha de moi, il était torse nu, et moi j'étais contre le mur, assise en tremblant, je baissa les yeux et voyais ses pieds qui avançaient vers moi, au fur et a mesure qu'il s'approchait de moi je frissonnais et mon coeur ne cessait de battre tout comme mes larmes d'ailleurs.
Il fut devant moi, m'attrapa les cheveux avec violence, je ne sentais même plus mes cheveux!
Moi « Aaaaaah... Anassssssssssssss... »
Anass « TA GUEULE! »
Je la ferma direct, il avait une voix encore plus énervé que d'habitude, plus dur, plus grave plus horrible.
Il me tenait toujours par les cheveux et me jeta sur le lit, je me suis prit le bureau dans la hanche, j'ai crié de douleur.
J'ai touché ma hanche et ... je saigne. Ça me faisait grave mal mais Anass sauta sur le lit, ne me laissant pas le temps de répliquer, je crois même qu'il a éclaté plusieurs lattes vu que le lit a fait un sale bruit et a bougé.J'ai rampé jusqu'au fond du lit, les cheveux en l'air, les larmes toujours en train de coulaient, et la tête dans mes bras mais après cinq minutes... rien.
Mais je n'osais pas enlever ma tête de mes bras, comme si j'avais peur de ce qui pouvait se passer, peur de voir quel spectacle se trouvait devant moi.
Quand soudain, j'ai entendu un très grand bruit, comme ci on avait donner un coup de poing dans le mur, je leva la tête et... exact. Anass venait de donner un coup dans le mur laissant une grosse marque dans le mur, il avait le poing en sang, mais il n'avait pas l'air de s'en soucier, la preuve il se contenta d'essuyer son poing sur son t-shirt.
Après il se tourna vers moi... me regarda longuement s'approcha de moi, s'assit sur le lit; tout ça dans le calme le plus complet, on entendait seulement ma respiration forte, d'essoufflement.
Il me regarda toujours autant, droit dans les yeux, et approcha sa tête de mon oreille et me chuchota ces quelques mots :
Anass «Sale pute.»
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Chronique de Chaïma: Koulchi Bel Mektoub
RomanceReprise de ma chronique sur Facebook (avec réécriture parfois) Chronique finie - 80 parties