Les deux adolescents s'embrassent passionnément, atteignant ensemble le septième ciel. Ce n'est pas leur première fois, bien sûr, mais cette nuit, ils ont voulu essayer une nouveauté. Ils avaient envie de véritablement sentir l'autre. Leurs consciences, un peu embrumées à cause de l'alcool, n'ont pas réagi. Ils reprennent doucement leur souffle, savourant cet agréable état de plénitude.
***
-Henri, tu m'écoutes ?
Le garçon sursauta brusquement et se tourna vers son frère, qui souffla bruyamment.
-T'es toujours dans la lune, en ce moment. Je peux savoir ce qu'il t'arrive ?
-Désolé.
Le plus vieux soupira en sortant son porte-feuilles, tout en observant son cadet du coin de l'œil. Celui-ci semblait figé, le regard vissé sur une jeune fille qui occupait la table d'à côté. Elle sirotait un Coca tout en discutant joyeusement avec une femme plus âgée, sans doute sa mère, d'après les ressemblances physiques.
-Heureusement qu'elle ne te voit pas, sinon elle serait partie en courant depuis longtemps.
-Hein ?
Le jeune homme éclata de rire devant la mine affolée de son frère. Ce dernier prit le sachet de sucre placé près de sa tasse de café, et le jeta sur son aîné.
-T'es pas drôle, Luke, bougonna-t-il.
Leur soudaine agitation attira l'attention de la jeune fille, qui sourit, amusée.
***
-Alors ? Cette journée ? S'enquit Luke en voyant son frère arriver.
L'intéressé soupira en attrapant le casque de moto tendu vers lui.
-Normale. Je me suis encore retenu de foutre une droite à l'autre con qui tourne autour de Juliette. Il est tellement con qu'il ne se rend pas compte qu'elle n'est absolument pas intéressée, putain !
-Ça fait trois francs dans la boîte à gros mots. Et encore, je te fais une faveur, parce que « foutre » n'en est pas vraiment un.
-Ça compte pas quand on dit deux fois le même !
-Bien sûr que si.
Trois secondes de silence.
-Mais au fait, Henri... de quel droit tu te permets de surveiller les arrières de Juliette ? Dois-je te rappeler que vous n'êtes pas ensemble ? C'est à peine si vous vous parlez pour vous demander des feuilles ou des stylos.
Le plus jeune souffla bruyamment et décida de ne pas répliquer. Il se contenta d'enfiler son casque et de monter derrière son frère, qui lâcha un léger rire résonnant derrière sa visière teintée, avant de démarrer. Voir son cadet autant sur la défensive à la simple mention du nom de la jeune fille l'amusait énormément. Ah, les jeunes.
***
Le jeune homme déambulait dans les couloirs, souriant parfois aux blagues de ses amis ; c'était une assez bonne journée, Luke avait perdu un pari et devrait donc l'inviter dans un bon restaurant. Et surtout, il avait frôlé Juliette, le matin même, en entrant dans la salle de Mathématiques. En parlant de l'adolescente... il l'aperçut soudain, discutant avec « le con » qui lui tournait lourdement autour. Un élan meurtrier le traversa le temps d'une seconde, mais il se reprit rapidement. Ce jour-là était bon. Mais il remarqua quelque chose chez la jeune fille ; elle paraissait grandement gênée, et avait le regard fuyant, elle qui d'habitude était franche et directe. Henri comprit alors que « le con » devenait un peu trop lourd, et que Juliette ne savait pas comment s'en débarrasser.
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L'Ouragan d'Étoiles
RomanceDeux histoires d'amour, en parallèle. Deux garçons qui s'opposent, deux filles qui se complètent. Un livre, un sourire. Une valse de sentiments qui les entraîne dans les abîmes de leurs âmes. Une vague de chansons qui les emporte dans les astres de...
