Chapitre 48.

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Maxence soupire, penaud, tandis que sa mère le fixe, énervée.

-Je comprends, finit-elle par répliquer sans lâcher son fils du regard, ne vous en faîtes pas, les sanctions seront sévères.

Le principal acquiesce d'un signe de tête.

-J'espère bien. Et vous comprenez également que deux heures de colle seront nécessaires.

-Bien sûr.

-Tu devrais prendre exemple sur ton frère Jules, lance le chef d'établissement à son élève d'un ton légèrement condescendant.

L'interpellé se retient de souffler bruyamment. Il en a marre d'être sans cesse comparé à ses aînés. Quand ce n'est pas « tu n'as pas à suivre l'exemple de Luke » c'est « tu dois prendre exemple sur Jules. » Ces comparaisons l'épuisent et vont finir par le rendre fou. Juliette sourit puis se lève, suivie du principal et de Maxence. Elle sait bien que ses fils ont horreur d'être comparés, et souhaite aussi finir cette entrevue au plus vite.

-Merci de m'avoir prévenue, monsieur Durant. Au revoir.

-Au revoir, madame Lived.

Ils se serrent brièvement la main, et Juliette passe la porte du bureau avant de sortir du collège, accompagné du garçon. Une fois dans la voiture, elle soupire.

-Qu'est-ce qu'on t'a déjà dit un millier de fois ? Tu n'as pas le droit de prendre les gens en photo, surtout sans leur consentement. Et s'il te plaît, arrête de répondre quand un professeur te fait la morale ! Je sais que ce n'est pas agréable, mais regarde où ça te mène ! Dans le bureau du principal !

-Pourquoi tous les adultes sont aussi hautains ? C'est insupportable !

-Parce que c'est comme ça. Ils ont besoin de te prouver qu'ils sont plus vieux et matures que toi, et donc que tu leur dois du respect. C'est la dure réalité du monde adulte, chéri. Par contre, tu te doutes que je me dois de sévir, n'est-ce pas ? Plus d'appareil photo pendant une semaine.

-QUOI ? Hurle le jeune garçon, ahuri.

-Ne discute pas. On a été clairs, avec ton père. On t'offre un bon appareil photo, mais tu ne dois pas avoir de problème par sa faute. Or, tu as eu un problème par sa faute, donc punition, donc plus d'appareil photo pendant une semaine. Et encore, je suis gentille.

-Mais...

-Maxence Lived.

Le ton impérieux de sa mère le coupe immédiatement. Il baisse les yeux, capitulant.

Six longues minutes s'écoulent en silence, Juliette tentant de se calmer et Maxence capturant des yeux les paysages défilant derrière sa vitre. Puis :

-Maman ?

-Oui ?

Il hésite trois secondes, avant de poser la question qui lui brûle les lèvres depuis plusieurs jours déjà.

-Est-ce que... est-ce que Lulu va aller chez le psy, comme il y a deux ans ?

Sa mère prend le temps de passer le rond-point, silencieuse, avant d'accepter de répondre après sa manœuvre.

-Oui, Maxou, il va suivre une nouvelle thérapie.

-Tu sais pourquoi il est retombé ?

-Non. Mais avec un peu de chance, il se confiera au docteur Jen. En tout cas, l'important est qu'il aille mieux après la thérapie. Il reprendra sans doute un traitement, et dans quelques mois, tout ira bien.

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