L'absence de chaleur contre lui le réveille ; il se redresse légèrement, se frotte les yeux. Il est encore fatigué de la veille, mais, au vu de l'écran de son téléphone, il a dormi sept heures. Sept heures de sommeil, c'est énorme pour lui. Il soupire.
Le jeune homme a dû se lever un peu plus tôt, mais a eu la décence de laisser la chambre dans une obscurité presque totale.
Aucun message, aucun appel.
Le garçon souffle bruyamment, serre les dents. Ça l'énerve.
Il s'extirpe du lit, fouille dans le placard de son hôte, s'empare successivement d'une paire de chaussettes grises, d'un caleçon noir, d'un jean bleu sombre et d'un tee-shirt représentant deux tyrannosaures pixélisés. Luke ne lui en voudra pas, et puis au pire... il n'en a strictement rien à faire.
De toute façon, il aime bien porter ses vêtements.
Même s'il est obligé de mettre une ceinture parce qu'il est plus maigre.
Un jour, il se mettra au sport. Un jour.
Peut-être.
Ethan soupire à nouveau, sort de la chambre, passe par la salle de bain pour se passer un coup d'eau sur le visage et s'asperger de déodorant.
Voilà que son odeur est semblable à celle du jeune homme, maintenant.
Ça l'énerve d'apprécier également ce détail.
Il descend les escaliers, tombe sur les parents ainsi que l'aîné en pleine discussion. Dehors, les exclamations des deux plus jeunes enfants leur parviennent vaguement, mais personne n'y fait attention.
L'ambiance agitée de cette maison l'étonnera toujours.
-Bonjour.
Ils se tournent vers lui, Henri lui sourit avec bienveillance, Juliette se lève pour lui demander comment il se sent et Luke le regarde.
Un seul regard qui signifie tout.
Qu'il a eu peur pour lui.
Qu'il est soulagé de le sentir plus calme.
Qu'il est troublé de le voir dans ses vêtements.
Mais qu'il aime vraiment beaucoup.
-Café ?
Le garçon acquiesce, et le jeune homme disparaît dans la cuisine. Juliette l'enjoint d'un geste à s'asseoir sur le canapé avant de l'imiter ; il sent une conversation plutôt désagréable arriver. Elle attend tout de même qu'il ait sa boisson entre les mains et qu'il en ait bu une gorgée par respect pour sa personne, puis se lance :
-J'ai téléphoné à ta mère il y a une heure, elle est contente que tu sois chez nous, elle m'a avoué être inquiète de te laisser seul. Ensuite, elle m'a décrit la situation actuelle ; ta sœur va bien, ils craignaient une commotion cérébrale mais heureusement ce n'est pas le cas, elle s'en sort avec une entorse au poignet et une luxation d'épaule. Pour la petite, c'est plus compliqué. Ils n'ont rien trouvé d'alarmant mais comme elle n'a que deux mois, ils ne peuvent pas se permettre de la laisser sortir, alors ils la gardent quelques jours en observation. Apparemment, le compagnon de ta sœur aurait tenté de s'en prendre à leur fille par jalousie, mais elle s'est interposée. Il lui a donné un coup de poing dans le visage et l'a violemment poussée en la faisant tomber. Et puisqu'elle tenait la petite dans ses bras pour la protéger, elle n'a pas pu se réceptionner correctement. Ce sont leurs voisins qui sont intervenus, ils ont sorti Cynthia et Lucie de l'appartement pendant que son compagnon tentait de se justifier comme il pouvait, et les ont emmenées à l'hôpital. Et ta mère m'a demandé de te dire qu'elle est désolée mais qu'elle ne pouvait pas accepter que tu l'accompagnes sans savoir l'état dans lequel elles sont. Tu comprends ?
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L'Ouragan d'Étoiles
RomanceDeux histoires d'amour, en parallèle. Deux garçons qui s'opposent, deux filles qui se complètent. Un livre, un sourire. Une valse de sentiments qui les entraîne dans les abîmes de leurs âmes. Une vague de chansons qui les emporte dans les astres de...
