Chapitre 66.

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-Tu t'appelles Emmanuel, et tu es mon prof de physique particulier.

-Je suis chiant ou sympa ?

-Sympa tout en étant ferme, répond-elle, mais surtout... super sexy.

Emma éclate de rire.

-Je suis sûre que Mathilde et Zoé m'imaginent brun ténébreux au regard de braise.

-Zoé te voit plus comme un étudiant et chanteur blond au charme fou et au regard angélique.

-Je risque de la décevoir, alors.

Vanessa hoche la tête, dramatique.

-Tu n'as pas idée à quel point.

La jeune fille soupire, tout aussi comédienne que sa compagne, et s'affale sur son lit.

L'autre déverrouille son téléphone en fronçant légèrement les sourcils.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Vanessa hausse les épaules.

-Rien, Élisa m'a envoyé un message pour me prévenir que la prof de danse est finalement là tout à l'heure. Je vais devoir y aller.

Emma se redresse légèrement.

-Vous avez un cours le dimanche ?

-Exceptionnellement oui, on prépare les nationales.

-Je vois...

Le silence s'attarde huit courtes secondes au dessus d'elles avant de se briser sous le murmure d'Emma.

-Tu es consciente qu'on va encore finir par se détruire ?

Vanessa se lève et enfile sa veste blanche.

-Pas si on arrive à gérer.

-On n'a pas réussi la première fois, qu'est-ce qui te fait penser qu'on y parviendra maintenant ?

-Emma.

-Vanessa.

La jeune fille soupire profondément, avant de se pencher sur son hôte.

-Et si on vivait l'instant présent, hum ? On arrêterait de se poser des questions aussi problématiques.

Puis elle l'embrasse. Gentiment, presque avec tendresse. La tendresse qu'il faut à Emma.

La tendresse qu'Élisa n'a pas été capable de lui donner au bon moment.

La tendresse que personne ne peut lui donner.

Personne à part elle.

-Je t'enverrai un message, d'accord ?

-D'accord.

Et elle s'en va.


***


-Ça va, mon maquillage n'est pas raté ?

Le garçon soupire.

-C'est un repas avec tes enfants et ta petite-fille, maman, pas le plus important procès de ta carrière.

-Ce n'est pas ce que je te demande !

La voir si stressée lui donnerait presque envie de sourire. Elle est attendrissante, parfois.

-Non, ton maquillage n'est pas raté.

Sa mère hoche la tête d'un air peu convaincu en s'observant une vingtième fois dans le miroir. Elle s'apprête à rajouter quelque inquiétude -sûrement à propos de sa tenue- quand trois coups hésitants s'abattent sur la porte d'entrée.

L'Ouragan d'Étoiles Des histoires addictives. Découvrez maintenant