-Putain, il y a vraiment trop de gens.
Le garçon lâche un léger rire moqueur devant l'exaspération de son compagnon.
-On est à Paris, et c'est toi qui as décidé de notre destination, souviens-toi.
L'autre grogne.
-Ouais, bah j'avais jamais pris le métro de ma vie. Mais quelle horreur ! Et puis les gens mal-éduqués aussi, j'en ai marre.
-Il nous reste quatre jours. Un mot, et je nous trouve des billets de train en direction de Brest pour demain.
-T'es complètement fou, c'est cher le train !
Au même moment, le jeune homme se fait violemment bousculer, ce qui le fait souffler bruyamment.
-Alors ?
Un long, long soupir s'envole dans le ciel gris de la capitale.
-D'accord.
***
-Quelle salope.
-Je savais bien que c'était louche que le prof d'Espagnol parte comme ça, en plein milieu de l'année.
-Mais vous êtes sûrs que c'est vrai ?
La jeune fille marche, les yeux rivés sur son téléphone pour ne pas avoir à croiser le regard des élèves, les dents serrées et l'esprit brouillé par la haine.
-Emma ? Emma !
Élisa la rejoint en courant, et cale son pas sur le sien.
-Hé, pourquoi...
-Nouvelle rumeur lancée hier soir. Elle s'est vite propagée, celle-là.
-Quels enfoirés.
Emma soupire, et secoue la tête.
-Non, ce ne sont pas des enfoirés. C'est pas leur faute s'ils sont beaucoup trop crédules. Il n'y a qu'une seule fautive, ici.
Elle relève les yeux, juste assez longtemps pour croiser le regard empli d'une fierté malsaine de Vanessa. Élisa le remarque, et se mordille la lèvre inférieure.
-Je vais aller lui parler.
-Quoi ? Non ! Putain, Élisa !
La danseuse ignore les paroles de son amie et marche d'un pas décidé vers Vanessa, qui hausse un sourcil en la voyant arriver.
-Pourquoi t'as fait ça ?
L'autre regarde autour d'elle ; personne ne s'intéresse à leur conversation. Elle soupire, et murmure :
-Ce ne sont pas tes affaires.
-Mais...
-Élisa, arrête, la coupe brutalement Emma en posant une main sur son épaule. Elle a raison, ce ne sont pas tes affaires.
Et Élisa les regarde se regarder. Et ce qu'elle comprend lui donne envie de pleurer.
Qui est-elle pour se mettre en travers de ce regard ?
***
-Alors comme ça, vous allez partir ?
-Ouais, en Bretagne. C'est vrai que j'avais un peu mis Paris sur un piédestal, et...
-Un peu ? Raille Ethan en tirant sur sa cigarette.
-Bref, je pensais que ce serait autre chose. Et puis ça devrait nous faire du bien de partir loin de tout.
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L'Ouragan d'Étoiles
RomanceDeux histoires d'amour, en parallèle. Deux garçons qui s'opposent, deux filles qui se complètent. Un livre, un sourire. Une valse de sentiments qui les entraîne dans les abîmes de leurs âmes. Une vague de chansons qui les emporte dans les astres de...
