Grand-Mère Amélia avait donné son aval à mon père. Je le sus en voyant son air serein le lendemain juste avant de partir travailler parce qu'on l'avait appelé pour une urgence. Elles étaient revenues vers 22h et mon père avait raccompagné sa Grand-Mère à l'hôtel. Je n'avais pas osé demander un débrief à Mary mais Brian n'avait pas eu ce scrupule. Il s'était allongé à travers le lit de sa mère et je les avais entendu se parler en français. Je n'avais pas osé les déranger.
-Sarah, tu as encore la tête dans les nuages, dis-moi ! s'exclama Mary en se versant du café dans une tasse.
-Ah oui, pardon. Tu t'es bien amusée avec ma Grand-Mère ?
-Elle est très gentille.
-Je crois qu'elle te kiffe.
-Ah ?
-Oh arrête, tu n'as pas demandé à Papa ? Tu ne lui as rien demandé ? Tu sais très bien qu'ils ont parlé de toi. Il est rentré à minuit passé. Il faut 20 minutes pour aller à l'hôtel d'ici. Tu l'as impressionnée, j'en suis certaine. Déjà elle te trouve canon mais ça, ça fait longtemps.
-Pardon ?
-Ah. Ça non plus tu n'es pas au courant. Quand Papa t'a rencontré. Avant le mariage, la demande en mariage et tout, Grand-Mère t'a vu en photo et a décrété que tu étais belle comme un cœur. Et je crois que quand elle a appris que tu travaillais, elle a trouvé ça très bien. Picsou peut être très moderne quand elle veut.
-Heu.. McAllister, tes pancakes flottent dans du sirop d'érable. Je sais que tu as maigri, mais tu vas pas devenir obèse après être passée au stade squelette.
-Brian ! le réprimanda sa mère.
-Il parait que quand on couche avec une meuf trop maigre, on a la même sensation que si on baisait avec un poulet.
Je commençai à m'étouffer de rire, et le rire commença à secouer Brian. Mary était exaspérée.
-J'adore ta tête outragée Maman. Plus je dis des énormités, plus tu es exaspérée. C'est le bonheur de ma vie. Me regarde pas comme ça, j'ai jamais essayé de me branler dans un poulet.
-Encore heureux.
Je croisai le regard de Brian et mon fou rire fut tel que je tombais de mon tabouret.
-Tu as mangé quoi ce midi ? Un poulet sauce Brian !!
-Sarah ! Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi.
J'arrivai plus à m'arrêter de rire et je sortis de la cuisine au moment où Tom arriva pour finir de me préparer. Quand je revins, Tom était entrain de manger mes pancakes.
-Moi j'aime bien quand y'a plein de sirop d'érable. Je t'en ai piqué Sarah. Est-ce qu'on pourra aller faire du patin à glace ce soir Sarah ?
-Avec plaisir. Demain je ne pourrai pas de toute façon. Marc revient, dis-je à l'attention de sa mère. En fait, tu peux me conduire au lycée Mary ?
-Okay. Mais je pars dans 5 minutes. Brian, tu emmènes ton frère, sinon je vais être en retard.
-Oui Maître.
Mary tapota sur la tête de Brian en disant qu'il était un bon elfe de maison. Elle me conduisit et je pus la rassurer sur l'impression que ma Grand-Mère avait eu d'elle. Grand-Mère qui m'appela alors que nous étions encore dans la voiture.
-Salut !!
-Bonjour Sarah. Je voulais te dire que je viendrais te chercher à la sortie du lycée.
-Je voulais aller faire du patin à glace avec Tom après les cours.
-Et bien nous irons également le chercher à l'école.
-Okay. Je finis à 16h exceptionnellement.
Je ne pouvais pas lui dire que j'avais un cours de chimie normalement mais que comme ma prof refusait que je vienne parce que j'avais été insolente, je n'y avais plus mes entrées.
-En fait, j'aimerai bien savoir ce que tu as pensé de ma belle-mère.
Mary tourna les yeux vers moi, elle n'avait pas compris que c'était ma Grand-Mère au téléphone.
-Elle m'a fait penser à moi.
-Ah. C'est positif ça ou pas ?
Je me mis à rire et je pouvais sentir l'air agacé de ma Grand-Mère Amélia.
-En tout cas Mary m'a dit qu'elle t'appréciait beaucoup et que tu étais très gentille. Personnellement je trouve ça bizarre. En général les gens ont peur de toi et ensuite ils t'apprécient. Tu lui as fait une grande impression. Je suis fière de toi, tu t'es bien tenue.
-Mais je me tiens toujours bien Sarah.
-Je sais, je te taquine parce que je taquine toujours les gens que j'aime enfin. Alors 16h devant mon lycée ? En fait, je ne peux pas me passer de la bague que tu m'as offerte. Je l'adore.
-C'est bien pour cela que je l'ai achetée. Elle m'a fait penser à toi. Bon, ma petite chérie, il faut que je te laisse, j'ai un cours de pilates.
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Welcome to my life
Ficção AdolescenteLa vie de Sarah change du jour au lendemain le jour où son père décide de se remarier avec Mary. Elle qui adorait être fille unique se retrouve obligée d'emménager avec ses deux fils et elle.... Rien de très anormal mais c'était sans compter s...
