Et voilà, deuxième chapitre 😊
Les trois jours de répits passent sans que personne ne vienne briser ma tranquillité. Je n'ai passé mon temps à faire des allés-retour entre le petit terrain d'entraînement et l'infirmerie sans que personne n'ai eu l'idée de venir me casser les pieds.
Le soleil n'est pas encore levé tandis que je me dépêche de finir mon paquetage: un morceau de pain, une pomme, un morceau de fromage et une petite gourde d'eau. De quoi tenir une journée tout au plus. Mais je ne peux m'éterniser dans la citadelle et ce serait trop risqué de passer par les cuisines qui sont bien gardées face aux soldats qui auraient un petit creux en dehors des repas.
Je range mes précieuses denrées dans un morceau de serviette et les cache dans ma vieille écharpe trouée.
Je sors sûr la pointe des pieds de l'infirmerie et traverse telle une ombre les couloirs, en profitant du changement de gardes de cinq heure.
J'arrive sur la terrace qui a accueillit à deux reprises mes tentatives d'échappement et saute par-dessus le muret pour atterrir trois mètres plus bas. En grimaçant.
Il se peut que j'ai légèrement surestimé mon état. Mais j'en fais fit et avancé dans l'ombre de l'astre lunaire.
Ce n'est que lorsque j'arrive près de la dernière enceinte que le bruit m'interpelle. Où plutôt l'absence de bruit. D'habitude les soldats sont plus causant.
Je me fige dans l'ombre. Seul le bruissement ne vient à mes oreilles.
Je plisse les yeux et me concentre un peu plus.
Des pas. Rapide. Un déplacement fluide, léger. Il ne me faut que quelques secondes pour comprendre que ce que je craignais était en train de se réaliser.
Sans plus me préoccuper d'être dans l'ombre où pas. Je saute sur le mûr le plus proche et grimpe jusqu'en haut du deuxième mur d'enceinte. Oubliant mes blessures face à l'urgence de la situation, je continue mon escalade jusqu'à la plus haute tour. Celle qui contient l'imposante cloche d'urgence.
Grâce à une petite dague que j'ai volée, je pénètre par une fenêtre étroite en haut de la tour et réveille d'un grand coup de pied le soldat chargé de la faire sonner.
- Tu as quelques secondes pour faire ton boulot avec que toutes la citadelle ne se noie dans son propre sang. Maintenant bouge !
Le soldat ne se fait pas prier et s'exécute sans tergiverser.
Sans attendre, je passe à nouveau par la fenêtre et me laisse tomber du haut de la tour. Je tombe lourdement sur le toi du bâtiment des dortoirs avant de me laisser glisser et atterir dans une roulade sur le sol dalé de la citadelle.
Je siffle de douleur avant de le remettre en marche vers le terrain d'entraînement.
A peine arrivé que je n'ai le temps que d'attraper une épée avant de devoir faire face à un de mes "anciens collègue".
- Traîtresse ! Tu vas payé !
Décidément les rumeurs vont bon trains !
- Tu n'as qu'à t'en prendre au troisième chasseur pauvre sote! J'ai simplement voulu sauver ma peau !
J'évite de justesse une nouvelle charge et tente de prendre du recule avec une parade risqué.
- À combien d'excuteur ai-je l'honneur de recevoir à mes trousses ?
- Bien trop pour une harpie telle que toi !
Je plonge au sol, mais ma jambe gauche ne suit pas le rythme que je lui impose et je ne peux me relever à temps. La lame de mon adversaire tape violemment dans la mienne et n'étant pas dans une position pour encaisser, je m'étale de tout mon long sur le dos.
N'attendant pas que mon adversaire charge à nouveau. Je lance devant moi le poignard qui m'a servit à ouvrir la fenêtre, et pendant qu'elle évite mon lancée comme elle peut dans l'obscurité. Je saute sur mes pieds et tend devant moi la lame de l'épée.
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Les Murmures Du Vent
FantasyLes voix des vents sont impénétrables, et, tel un guide sur un destin tortueux, vont ouvrir la voie sur un futur parcemé d'embûches. Tels des dieux façonnant la vie, ils vont doter une jeune fille de pouvoirs titanesques et lui créer des chaînes imm...
