38.

7.5K 862 3
                                        


Lorsqu'elle se réveilla, Hilda s'étira longuement sous les couvertures sombres du lit du milliardaire. Elle était seule et se demanda s'il avait dormi avec elle. Mais la place à ses côtés était à peine froissée, elle en conclu donc qu'il n'y avait pas dormi. Elle repoussa le couvre lit et se redressa sur la moquette en velours. Elle portait toujours la chemise anthracite de l'homme qui lui arrivait presqu'aux genoux et dont les boutons étaient pour là plus part défait. Elle reboutonna correctement le vêtement avant d'aller tirer les rideaux. À travers la vitre, elle remarqua que le temps était plutôt magnifique pour un jour de novembre. Et la tempête de la veille semblait n'avoir jamais eut lieu. Elle fit coulisser la porte-fenêtre et se rendit sur le balcon pour respirer l'air frais. Elle se sentait étrangement bien et heureuse. Pourquoi ?

Elle posa ses mains sur la balustrade et contempla en souriant l'étendue de forêt et la mer au loin dont le contraste entre vert et bleu se mariait à la perfection. Elle retourna dans la chambre et entreprit de ranger le lit qu'elle avait défait. Elle remit les oreillers en place et épousseta légèrement la couverture. Elle regarda pensivement l'endroit où elle avait dormi, et n'y croyais pas tout comme elle avait du mal à s'avouer qu'elle avait désirer plus qu'un baiser de la part du milliardaire la veille. L'alarme posée sur la table de nuit, retentit et elle prolongea à taton sa main pour l'éteindre mais au lieu d'atteindre le réveil, elle toucha la crosse d'un revolver et retira immédiatement ses doigts. Elle inspecta ses doigts pour voir si ils n'avaient rien. C'était peut-être absurde mais elle avait bien trop peur de cette chose pour ne pas craindre le pire et s'imaginer n'importe quoi.

Elle stoppa l'alarme et observa l'arme avec effroi et curiosité. Était-ce avec ça qu'il lui avait sauvé la vie ? Elle revit l'image de cette bête qui allait l'attaquer être stopper par le tire de l'homme. La détonation sourde résonnait encore dans sa tête. Sans vraiment s'en rendre compte, elle prit l'arme dans sa main et faillit la faire tomber surprise par son poids. C'était plutôt lourd pour une si petite chose. Elle en caressa la forme d'une main nerveuse.

— J'éviterais d'y toucher si j'étais vous ! Résonna la voix autoritaire du grec.

Elle sursauta et laissa glisser l'arme qui fort heureusement tomba sur le lit. Elle posa une main à son cœur qui battait frénétiquement. Levant les yeux vers le plafond, elle vit l'homme descendre les escaliers qui menait à cette porte toujours close.

Il s'approcha d'elle et prit le revolver sur le lit et le rengea dans un tiroir de la commode.

Elle se mordit la lèvre nerveuse alors qu'il se redressait de nouveau et lui faisait face.

— Je pensais que vous aviez peur de ça, dit-il en essuyant ses cheveux humides avec une serviette.

Il sentait drôlement bon et son parfum emplissait la pièce. Elle déglutit et se racla la gorge avant de répondre.

— J'étais curieuse, répondit-elle.

— Curieuse hum? Fit-il moqueur. Vous avez au moins réfléchis cette fois, c'est le plus important.

Elle rougit et se détourna prête à partir mais il lui retint par le bras. Elle se sent frémir lorsqu'il la fait basculer sur le lit et qu'il s'agenouille en face d'elle. Il a les yeux rivés sur ses cuisses et honteuse, elle tente en vain de cacher ses cicatrices en tirant sur le tissu de sa chemise. Il stoppa son geste en immobilisant son poignet.

— Je veux que vous me les montriez, lui dit-il en soutenant son regard.

Elle se rétracta sous cette demande et blêmit de peur.

— Vous les avez vu hier, lui rappela t-elle.

C'était bien lui qui l'avait lavé et habillé, à ce souvenir elle sentit la honte la submerger encore plus. Mon dieu ! Il l'avait vu dans le plus simple appareil !

Une si troublante proposition.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant