Cyriac était perturbé, plus qu'il ne l'avait jamais été. Là étendu sur le lit, il faisait glisser une main paresseusement sur le bras nu de son amante. Elle dormait à poing fermé, à son réveillé ses cheveux qui avaient pris du volume occultaient son visage et allaient dans tous les sens. Ils les avaient dégager pour admirer le visage paisible de sa belle endormie.
Jamais il n'avait autant pris plaisir à regarder une femme dans son lit, à la caresser sans vouloir plus. Hilda faisait de lui un nouvel homme. Un homme qu'il ne connaissait pas et ça le dérangeait. Il détestait ne plus savoir qui il était, il avait tant donné pour se faire une identité et ce bout de femme fragile brouillait ses repères. Il avait l'impression d'être à nouveau ce petit garçon qui n'était personne, que personne ne voulait, rejeter par sa propre mère parce qu'il représentait son malheur. Et pourtant il en était sûr, si elle l'avait ne fût ce qu'à corder un regard les choses auraient pu être différentes.
«Je t'aime»
Au souvenir de ses mots prononcés par la jeune femme il eut des picotements au cœur. Elle aussi finirait par le rejeter un jour ou l'autre lorsqu'elle apprendrait qu'il est le fils de l'homme qui lui a causé tant de souffrance. Il ne fallait surtout pas qu'il s'attache même si au fond il savait qu'il était trop tard pour refouler ses sentiments. Toutefois il pouvait encore se protéger, ne pas laisser ce début d'amour aller plus loin.
Il retira sa main de la peau velouté de la jeune femme à contre cœur. Il quitta le lit et se dirigea dans la salle de bain. Il lui fallait une bonne douche froide pour affronter cette journée même si l'hiver s'était déjà pleinement installer.
Hilda se réveilla avec cette sensation familière de bien-être qu'elle ressentait lorsqu'elle était avec Cyriac. Elle avait comme une certitude d'être à ça place. Elle s'étira paresseusement et remarqua soudain qu'elle était seule dans le lit. Hilda sentit une pointe d'appréhension lui comprimé la poitrine. Avait-elle rêvé de sa folle nuit avec le milliardaire ? Le fait de ne pas se réveiller dans la chambre secrète laissait à croire que tout cela n'avait pas été réel. Déboussolée, elle se passa une main sur le visage en essayant de se souvenir d'un détail. La place légèrement froissé indiquait bien qu'ils avaient dormi ensemble mais ce n'était pas suffisant pour dire que quelque chose s'était passé. Par contre l'inconfort entre ses jambes était une preuve beaucoup plus considérable. Elle remua légèrement les cuisses et esquissa un sourire. Et puis lorsque son regard se posa sur ses poignets marqués d'une trace mauve il n'y avait plus aucun doute possible. Elle étudia la marque comme s'il s'agissait d'une œuvre d'art inestimable.
— Tu as mal?
La voix du grec l'extirpa de sa contemplation. Elle leva le regard vers lui et le trouva terriblement beau pieds nus avec son jean bleu, son pull en laine, ses cheveux humides qu'il frottait avec une serviette. Elle bouscula la tête pour répondre à sa question et se redressa pour l'enlacer.
Jamais elle n'aurait cru pouvoir un jour se sentir aussi bien avec un homme et devenir ce genre de femme entreprenante au lit.
Il abandonna sa serviette et répondit à son baiser avec fougue. Son corps se lova contre le sien déjà avide de ses caresses. Contre son ventre naissait peu à peu la preuve du désir de son amant qui pourtant la repoussa.
La couverture avait glissé dévoilant sa poitrine, pourra elle ne ressentait aucune gêne. Au contraire, elle voulait qu'il l'admire.
— Mlle est bien entreprenante ce matin pour une ex vierge, sursura t-il.
Les joues d'Hilda se colorèrent.
— Je n'étais pas...
Il posa un doigt sur ses lèvres pour la réduire au silence. Elle en profita pour l'introduire dans sa bouche et le suça avec provocation.
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Une si troublante proposition.
Romance« Sur une île grecque pour guérir de toutes les blessures du passé dans les bras de Cyriac Kreiyos. » Hilda est brisée, le passé a laissé une marque indélébile sur son corps et dans son âme. Sept ans plus tôt, une agression a fait d'elle une femme a...
