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L'aube pointait déjà à l'horizon mais Cyriac n'avait pas réussi à fermer l'œil de la nuit.

Quelqu'un qui lui ressemblait ?

Le récit de la jeune femme le laissait perplexe. Cette phrase l'avait hanté toute la nuit, si bien qu'il avait passé une nuit blanche.

Pendant la soirée il n'avait vu personne semblable à lui, ou avec qui il partageait certains similitudes physiquement. Malgré cela, il n'avait aucun doute sur les propos d'Hilda. Elle avait paru si boulversé qu'il serait stupide de sa part de ne pas la croire. Et puis il y avait eut cet appel ;

"Si tu cessait une seconde de regarder ta cavalière, tu verrais ce que tu cherches depuis des semaines"

Il n'aurait jamais dû la laisser et partir à la recherche de son interlocuteur, d'autant plus que ça avait été l'intention de ce dernier.

Il jura. Furieux de s'être fait avoir comme un débutant.

Son ennemi s'était trouvé parmi les invités, et ce dernier avait voulu qu'il le sache. Qu'il sache que c'était lui qui menait le jeu et qu'il savait exactement comment le déstabiliser.

Depuis le début il cherchait au mauvais endroit. L'ennemi se trouvait du côté de sa famille. Et peut-être s'agissait-il de son frère ?

L'esprit toujours aussi agité, il reprit ses exercices en frappant de plus en plus fort sur le sac de boxe.

— Je connais quelqu'un pour qui la nuit a été courte, gronda la voix rogue de son ami Russe qui lui aussi venait se défouler un peu.

— Seulement ? Railla t-il ton sens de l'observation s'est émoussé, avant tu aurais deviné mieux que ça.

Anastase haussa les épaules tout en achevant de mettre ses gants.

— Ce n'est pas moi qui tourne en rond depuis des semaines sans parvenir à démasquer un ennemi, opposa le russe.

La pique était pleinement mérité dû reconnaître le grec.

— Hilda a aperçu un homme qui me ressemblait la veille, révéla t-il à son ami. Et avec toutes ces menaces je me dis qu'il s'agit peut-être de mon frère.

Anastase esquiva le coup in-extrémis tout en assimilant les paroles du grec.

— Il est mort avant même d'avoir pu commencer à vivre, lui rappela le russe. Tu as vu sa tombe n'est-ce pas ? Et ta mère t'a bien dit qu'il était mort.

Cyriac opina.

— Et si c'était un mensonge ? Elle aurait bien pu me mentir et s'être débarrasser du bébé. Après tout elle ne supportait pas d'être lier à Christos Théodoros.

— Pourquoi aurait-elle menti à un enfant de huit ans? Elle n'a pas caché son mépris pour toi, te dire qu'elle s'était débarrasser du bébé ne lui aurait pas gêné.

Il le pensait aussi mais si son jumeau était bien mort, qui était se mystérieux sosie ?

— Peut-être s'agit-il d'un autre fils de Christos, avec qui j'ai quelque trait, présuma t-il.

— C'est une éventualité beaucoup plus plausible que le jumeau revenant, concéda Anastase. Toutefois il vaudrait mieux vérifier les deux hypothèses.

— Le plus tôt sera le mieux. Ma mère a accouché en Grèce mais est revenue en Russie avec l'autre bébé. J'ai déjà mis Dimitri sur la piste de Christos.

Ils mirent un terme au combat et le russe prit son téléphone.

— César se chargera d'enquêter de ton côté maternel, annonça t-il après avoir raccroché. Et s'il s'agit de ton frère, que feras tu ?

Une si troublante proposition.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant