Les yeux bandés et les mains nouées, Hilda se tortillait sur le lit au rythme des caresses de son amant. Il faisait noir et elle avait peur mais la passion qui l'animait était beaucoup plus fort. Il l'embrassait à en perdre haleine, ne s'écartant que pour lui laisser le temps de reprendre son souffle. Ses mains redessinaient ses courbes et une chaleur lui brûlait le bas ventre. L'homme posa sa main sur sa cuisse nue et la fit légèrement monté jusqu'à son entrejambe, elle gémit et serra les cuisses par instinct. Son amant émit un grognement d'improbation et murmura quelques choses en une langue inconnue. Mais qui lui était très familière pour l'avoir entendu trop de fois.
— Tu n'es pas prête ! Claqua la voix cruelle de son amant. Tu n'es qu'une gamine.
Elle se figea tremblante comme une feuille. Les mains de l'homme s'activèrent pour retirer son bandeau. Lorsque ce fût fait, elle pu enfin apercevoir l'homme qui lui donnait temps de plaisir et qui venait brusquement de tout arrêter.
— Cyriac !
La jeune femme émergea brusquement de son sommeil le cœur cognant frénétiquement dans sa poitrine.
— Un cauchemar ? Lui demanda cette voix au timbre rauque qui la hantait encore quelques secondes plus tôt.
Elle écarquilla les yeux choqué de le voir là.
Elle inspecta la pièce, et le lit. Ce n'était qu'un rêve, se rassura t-elle en ramenant le couvre lit contre sa poitrine. Elle venait d'avoir un rêve érotique sur Cyriac Kreïyos, et savoir qu'il était là pendant ce temps la mettait profondément mal à l'aise.
— Vous êtes là depuis longtemps ? Lui demanda t-elle rouge comme une pivoine.
— Assez pour vous écouter criez mon nom, révéla t-il sans trait d'humour.
Et cette fois il ne plaisantait hélas pas.
— Je n'étais pas le méchant au moins ? Rassurez moi.
Elle bouscula la tête, dans le seul but de répondre à sa question plutôt que de soigneusement réfléchir à la réponse. Il la dévisagea peu convaincu.
— Pourquoi n'avez-vous pas fermez votre porte à clé comme je vous l'ai recommandé hier ? La blâma t-il.
Elle tourna la tête vers la porte comme si c'était évident.
— Je suis claustrophobe, lui rappela t-elle.
— En effet, c'est bien pour ça que je veux que vous vous habituez au espace clos.
Il s'approcha d'elle et s'abaissa légèrement à son niveau prenant appui sur ses poings.
— Il est important de fermer sa porte lorsqu'on est une jeune femme, agápi mou, histoire d'éviter de mauvaises surprises.
Elle déglutit, une sensation étrange lui comprimant la poitrine.
— Aujourd'hui nous allons nous promener et discuter, annonça ce dernier.
— Discuter ? Répéta t-elle dans un souffle. Mais de quoi ?
— De chose que vous devez savoir, de mes limites, de ma nature.
Il lui saisit le menton pour arrimé son regard au sien.
— Ensuite seulement nous pourrons passer à l'étape supérieure.
Elle ferma les yeux ne supportant plus la profondeur de son regard d'ambre.
— Tartine ou croissant ?
La question incongru du milliardaire la fit rouvrit les yeux. Elle bâtit des cils perdu tandis qu'il arquait un sourcil interrogateur en attente d'une réponse.
VOUS LISEZ
Une si troublante proposition.
Romance« Sur une île grecque pour guérir de toutes les blessures du passé dans les bras de Cyriac Kreiyos. » Hilda est brisée, le passé a laissé une marque indélébile sur son corps et dans son âme. Sept ans plus tôt, une agression a fait d'elle une femme a...
