Lorsque la Bentley traversa les grilles d'une propriété privée, Hilda su qu'elle allait au devant de gros ennuis.
La voiture traversa un sentier de gravier parsemé de sapins, avant de s'arrêter sur un immense cour. Les doutes de la jeune femme se confirmèrent lorsque sur les marches en pierres, elle aperçut des silhouettes masculines qui ne lui étaient pas étrangères.
Était-ce sa façon de la punir ? S'interrogea t-elle médusé.
— Ne vous inquiétez pas, la rassura l'homme. Vous n'aurez pas à les affronter.
Elle acquiesça et retira sa ceinture avant de descendre à sa suite.
— Bienvenue chez moi, la salua Anthon Milan un sourire flottant sur ses lèvres.
Elle le gratifia d'un hochement de tête.
— Voici ma femme Johana, ajouta t-il en lui présentant une éblouissante femme rousse au ventre arrondi.
— Enchantée, lui dit cette dernière.
— Gwen, ma sœur, continua l'anglo-italien.
La blonde la salua chaleureusement.
Évidemment, il y avait Anastase Kozlov juste derrière cette dernière, une main possessive posée sur son épaule.
Voilà donc les épouses de ces deux hommes qu'elle trouvaient intimidant. Elles étaient aussi magnifiques l'une que l'autre et semblaient très heureuses.
— Je suis heureuse de constater que vous allez bien, fit la blonde un sourire narquois aux lèvres. Cyriac aurait mis la ville en sang s'il vous était arrivé quoique ce soit.
— C'est peu dire, renchérit la rousse. Il a eut une attaque en lisant votre message.
Tous s'esclafferent ce qui eut pour effet d'accroître la fureur de l'homme et de la mettre mal à l'aise.
— Plus de peur que de mal, lança Anastase Kozlov rieur.
Le grec le gratifia d'un regard blasé, avant de saisir la main de la jeune femme et de gravir les marches du palazzo.
Une fois à l'intérieur, elle trouva les lieux encore plus impressionnant. Avec ses murs en pierres, ses peintures, son sol marbré et son aspect aristocratique.
— Je compte sur vous pour gardez un œil sur elle, tonna le grec à l'encontre des deux autres femmes.
Ces derniers opinièrent derechef. Il prit congé sans un regard pour elle et son cœur se serra. Les deux autres hommes lui lancèrent des regards navrés avant de s'en aller à leur tour.
Restée en compagnie des deux femmes, elle se mordit la lèvre accablée par les évènements.
***
— Tu exagère tout de même ! S'écria Anthon lorsqu'il furent tous les trois dans son bureau.
— Vraiment ? Fit-il incrédule.
— La pauvre se serait jetée à tes pieds rien que pour implorer ton pardon et toi tu la traite avec tant de suffisance !
Il fronça les sourcils.
— Et l'a-t-elle fait ?
Ces deux compagnons secouèrent désespérément leurs tête.
— Tu es d'un tel cynisme, que j'ai envie de t'en coller une ! Poursuiva Anthon.
— Tu l'as perdra à agir de la sorte, ajouta le russe.
C'est aujourd'hui qu'il avait faillit la perdre, songea Cyriac ulcéré. Il revoyait les regards gourmands de tous les hommes de ce café rivé sur la jeune femme... Là encore il avait dû prendre sur lui pour ne pas les fusiller jusqu'au dernier, mais voir ce Peter discuter avec elle et la dévorer des yeux comme si elle était une gourmandise l'avait mis hors de lui.
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Une si troublante proposition.
Romance« Sur une île grecque pour guérir de toutes les blessures du passé dans les bras de Cyriac Kreiyos. » Hilda est brisée, le passé a laissé une marque indélébile sur son corps et dans son âme. Sept ans plus tôt, une agression a fait d'elle une femme a...
