Après une longue nuit agitée, Hilda se sentit mieux après avoir pris sa douche et son petit déjeuner. Elle constata l'absence du milliardaire, et trouva un mot posé sur la console.
Il lui informait qu'il avait une affaire urgent à régler et qu'il voulait qu'elle ferme toutes les portes à clé et qu'elle l'appel s'il y avait le moindre problème.
Elle replia soigneusement le mot et observa les arbres qui entouraient le chalet. De quoi s'inquiétait t-il ? Depuis hier, il avait une attitude étrange, l'air d'être profondément préoccupée. Elle s'approcha de la porte d'entrée et prit une profonde inspiration avant de faire tourner la serrure.
Voilà qui devrait suffire, se dit-elle en reculant de quelques pas. Elle détestait cette sensation d'être enfermé, mais elle détestait encore plus cette impression de danger qui lui nouait l'estomac. Elle se détourna avant de se raviser et de réouvrir la porte.
Elle alla prendre le CD que lui avait remit l'homme et refoulant son appréhension, elle plaça le disque dans le lecteur DVD et prit place sur le sofa.
Resserrant les pans de son plaid sur ses épaules, elle pria silencieusement que cela ne soit pas aussi horrible que le prétendait le grec.
Comme elle l'avait promis, elle suivit le film en entier malgré le désarroi qui l'animait lorsque le film touchait à sa fin. Elle avait la sensation étrange d'être cette brune si sage avec sa frange, si innocente et naïve qui aurait tout fait pour satisfaire les caprices de l'homme qu'elle aimait. Toutefois, comment se laisser traîter de la sorte ? Elle n'était pas un objet insensible, elle était fait de chaire et de sang.
Vraiment ? Lui demanda une petite voix dans un coin de sa tête.
Alors, pour la première fois, elle s'autorisa à songer au passé. À cette époque où elle était pleine de vie et d'aspiration. Jamais on ne l'avait traité comme un être humain, elle en était certaine. Jamais on ne lui avait témoigné de l'amour ou de la considération. Elle se rappelait de cette voix odieuse et méprisante, de cette homme horrible qui lui avait tout volé. Il l'avait attaché, battu, usé de son corps encore et encore, laissé toute seule dans cette pièce sombre, à ce souvenir, elle fût prise de nausée et accourut dans la salle de bain où elle vomit tout son déjeuner.
Secouée de sanglots, elle s'agrippa fermement au lavabo.
Elle était éperdument amoureuse de Cyriac, il était le seul à lui avoir témoigné un réel intérêt depuis des années. Elle ferait n'importe quoi, ne fût ce que pour lui prouver sa reconnaissance pour tout ce qu'il faisait pour elle, cependant elle n'était pas certaine de vouloir subir toutes ces choses horribles qu'il définissait de plaisir sexuel.
Elle voulait qui la désir elle, sans toutes ces sombres obligations.
Elle voulait qu'il soit différent de cet homme qui lui avait gâché la vie, elle désirait qu'il la touche d'une autre manière, qu'il lui montre d'autre facettes de l'aspect sexuel qu'elle ne craindrait pas. Elle voulait retrouver goût à la passion, et rêver à nouveau.
Séchant ses yeux humides du revers de la main, elle se rinça la bouche, puis se passa de l'eau sur le visage.
Quelques minutes plus tard, elle remit le disque en place dans son étui et le rengea avec les autres CD. C'est à ce moment que son téléphone sonna et en décrochant elle fût surprise d'entendre la voix de Tara.
— Comment vas-tu ? Lui demanda t-elle.
— De mieux en mieux, répondit-elle avec sincérité.
Si on omettait le fait que les penchants sexuels du milliardaire faisait ressurgir ses craintes du passé, tout allait pour le mieux.
— Je suis en Sicile, lui annonça son amie. J'aimerais beaucoup qu'on se voit.
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Une si troublante proposition.
Romantik« Sur une île grecque pour guérir de toutes les blessures du passé dans les bras de Cyriac Kreiyos. » Hilda est brisée, le passé a laissé une marque indélébile sur son corps et dans son âme. Sept ans plus tôt, une agression a fait d'elle une femme a...
