Elle était incroyable. Elle était force silencieuse, tempête sous des airs dociles. Elle refusait sa condition, ce qu'elle était, elle la niait. Pourtant c'était là au fond d'elle même cachée, petite flamme qui brulait.Elle étouffait son instinct. Elle prenait sur elle pour obéir du mieux qu'elle pouvait car elle avait besoin de voir cette lueur au fond de Son regard, cette lueur qui lui faisait comprendre qu'IL était content d'elle. Elle ne voulait surtout pas qu'il la prenne pour une idiote incapable de satisfaire un ordre. Mais sous cette apparence, brulait une révolte sourde, chaque ordre exécuté, chaque contrainte qu'elle acceptait n'était que combat contre sa propre nature. Pourtant elle persistait. Chaque jour, elle se disait que ce serait facile, elle n'avait qu'à se relever.
"Allez Perle, bouge, dis Lui que tu en as assez de ses ordres et de tout ce tralala incohérent, envoie le au diable, reprends ta vie en main".
Chaque fois qu'il la mettait dans une situation dégradante, elle avait envie de l'envoyer sur les roses au pire dans les orties, elle avait envie de Lui cracher à la figure que c'était terminé, qu'elle refusait de se plier encore et encore à Ses petits jeux sadiques. Elle rêvait de ce moment où enfin, elle aurait le courage de se redresser, les poings fermés, la voix ferme, où elle Lui dirait qu'elle mettait fin à tout ce cirque, qu'elle ne voulait plus être celle qu'IL attendait.
Mais jamais elle n'y arrivait.
Quelque chose l'en empêchait.
Quoi ? Elle n'aurait su dire.
C'était comme une chaine invisible, un lien, une force qui la retenait auprès de Lui. Chaque fois qu'elle se disait, "c'est pour aujourd'hui j'arrête", chaque fois qu'elle pensait avoir le courage de l'affronter, elle reculait, se disait "demain, je verrais demain".
Etait ce la peur de regretter, de le regretter, peut être. Parce qu'une fois qu'elle aurait laissé tout ça derrière elle que lui resterait il ? Le vide de sa présence, le regret de ne pas avoir été plus loin, le remord de s'être conduit comme une écervelée, l'incertitude, les questions. Aurait elle été capable d'être à la hauteur de Zéro. Une petite voix dans sa tête lui murmurait qu'elle ne pouvait pas partir, qu'elle devait encore essayer, encore supporter cette souffrance qu'IL lui infligeait et encore elle n'avait pas tout vu, parce que c'était ce qu'IL attendait d'elle.
Toute à ses réflexions, malgré sa posture, elle ne s'aperçut pas qu'il s'était relevé. Plongée dans le tumulte de ses pensées, elle avait les yeux fixés dans le vide, son esprit tournait en boucle, tiraillé entre ce qu'elle voulait, ce qu'elle ne voulait pas. Là sur l'instant ce qu'elle désirait c'était jouir, faire exploser ce maelstrom qui tel un tourbillon bouillonnait entre ses cuisses. Elle avait une envie folle de se caresser mais ne cédait pas à la tentation. Après tout, peut être voulait il qu'elle faute pour la punir. Elle résistait. Elle résistait. Toute à la tentation de passer outre son ordre, elle n'entendit pas quand IL se releva, elle ne remarqua pas qu'IL se déplaçait.
Lui, l'observait. Un sourire à peine perceptible sur les lèvres. IL savait qu'elle était ailleurs, enfermée dans ce labyrinthe mental. Elle cherchait une sortie, elle n'avait toujours pas compris que c'était Lui sa sortie.
La laissant dans sa position indécente et à ses réflexions, il reprit son portable et appela Nikos. Il pouvait presque entendre le brouhaha dans sa tête, rien qu'en regardant son corps figé, ses membres crispés, sa respiration saccadée. L'écran s'illumina sous son pouce. IL appuya sur le prénom qui s'affichait, porta le téléphone à son oreille et attendit. La voix grave de Nikos s'éleva à l'autre bout. Son regard glissa brièvement sur elle avant de se détourner.
"Alors Patron, qu'est ce que je fais de ce margoulin"?
"Tu le laisses mijoter toute la nuit, je m'en occuperai demain".
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Le Scarifieur
RomantikDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
