Pendant que les deux filles poursuivaient leurs échanges, Dominic sentit vibrer son portable au fond de sa poche. Tout en continuant d'observer les deux jeunes femmes, il décrocha.
C'était Nikos.
"Dites Patron, vous n'auriez pas oublié quelque chose par hasard"?
Tout à la rencontre qu'il avait organisé, il en avait oublié celui par qui tout avait commencé.
Un frisson désagréable remonta le long de sa colonne. Il aurait pu dire que cet homme lui provoquait presque de l'urticaire tant de penser à lui, lui donnait envie de le massacrer.
"Il est toujours vivant celui là, je l'avais oublié".
"Je m'en aperçois, comme vous ne m'avez laissé aucun ordre le concernant, je lui ai juste filé une bouteille d'eau, histoire qu'il reste vivant au cas ou vous auriez encore des questions à lui poser".
"Si je pouvais me passer de voir sa sale gueule, ça m'arrangerait, mais il en sait trop, je n'ai aucune envie que ce gugus aille vendre à je ne sais quel torchon la découverte qu'il a faite sur ma vie privée, il fait trouver un moyen pour qu'il se taise".
"Bah, pas, pas difficile, le mettre dans une situation délicate, prendre des photos et le menacer de les divulguer".
"Je ne sais pas si cela sera suffisant avec un homme de son espèce, je vais réfléchir à la question, garde le au chaud et file lui à manger, qu'il ne meure pas trop vite".
"Bien je vais le dorloter comme un bébé, il ne voudra plus repartir".
Le sourire qui s'afficha sur ses lèvres n'avait rien de débonnaire, il doutait que Nikos se plie en quatre pour la crapule qu'il retenait mais il allait devoir trouver un moyen de pression afin de le faire taire, peut être une petite visite dans un de ses donjons le ferait il réfléchir.
Une autre question le taraudait, cet olibrius était il seul à avoir monter cette histoire ou étaient ils plusieurs.
'Nikos, pose lui la question de savoir s'il a agit avec des complices, auquel cas il faudra les retrouver".
"Bien, ça va nous occuper quelques temps, il n'arrête pas de dire qu'il veut sortir, qu'il n'a rien à faire là, qu'il a autre chose à faire".
"Alors occupe le en le questionnant".
Il raccrocha sans attendre de réponse, son regard désormais plus sombre.
Cet individu ne savait pas à qui il avait affaire. Dominic était bien plus qu'il ne le montrait et cette petite frappe risquait de faire s'écrouler tout ce qu'il avait bâti. Un empire, car c'est ce qu'il avait construit durant toutes ces années, édifié seul était un empire vulnérable et malgré ses moyens et son influence, il ne s'illusionnait pas car dans ce monde qu'il habitait, celui où les puissants dévorent les plus faibles la seule manière de rester debout était d'avoir des ombres solides derrière soi et lui n'avait que lui et n'ignorait pas les requins qui tournaient autour de ce qu'il avait réussit à construire. Les jaloux étaient nombreux. Le faire tomber les rendraient heureux.
Mais cela ne faisait pas de lui un tyran. Juste un homme qui défendait ce qui lui appartenait et dans ce cas il pouvait devenir dangereux, très dangereux.
Tout en fixant les écrans, son esprit se focalisa sur son prisonnier, car il fallait bien l'appeler comme cela vu qu'il n'avait plus aucun droit d'agir de son propre chef. Il s'était servi de Perle, s'en était approché, l'avait draguée, avait fait jaillir cette parcelle de sa personnalité qu'elle ne soupçonnait pas. Il l'avait manipulée et amenée jusqu'à Dominic. Un piège soigneusement bien élaboré, mais voilà il n'était pas tombé sur la bonne personne. Il l'avait prit pour un homme d'affaire comme tant d'autres, riche, influent comme pratiquement tous ceux qui pouvaient se permettent de se présenter à ce genre de transactions, peut être prêt à payer pour cacher leur déviance. Mais le dominant était un stratège, froid, impitoyable, un homme que l'on ne manipule pas sans conséquences. Ce n'était pas un businessman pour rien, certaines portes s'ouvraient et se refermaient dans certains cercles d'une simple phrase ou d'un simple mot de sa part, il savait lire dans les silences, reconnaitre le piège qui lui était tendu. C'était un homme avec des ennemis qu'il savait confondre quand cela était nécessaire. Ce n'était pas cette petite mouche qui allait le faire tomber. Croire que ce n'était juste qu'un homme au portefeuille bien garni doublé d'une personnalité déviante était une erreur, une grosse erreur.
L'après midi s'écoulait, les heures défilaient, les filles papotaient toujours comme deux amies sauf que l'une d'entre elles était nue sous un plaid qu'elle tenaient serré pour cacher son corps. Perle s'agitait sur le canapé et il devinait pourquoi. Natacha s'amusait à agiter la laisse.
"Alors, on va le faire ce petit pissou".
Perle ne tenait plus et venait de comprendre pourquoi il lui avait fait boire un litre d'eau avant de partir avec interdiction d'aller aux toilettes. Elle n'allait pas pouvoir échapper à la petite promenade avec Natacha, il avait tout combiné.
"Je t'en prie, vous n'avez pas de toilettes à côté".
"Mais si bien sur, mais vois tu j'ai des ordres et je ne veux pas me taper encore une punition comme la dernière, je ne veux plus quitter mon Maître parce que j'aurai désobéi, une fois m'a suffit, je crains le tien mais de décevoir une fois de plus le mien est encore pire donc non tu n'iras pas aux toilettes, si tu veux pisser ce sera dehors comme une bonne petite chienne, et puis ici tout le monde est dans le même bateau donc personne ne fera attention à toi".
D'avoir fait installer ces caméras avait aussi du bon sur un autre côté. Cela lui permettait de découvrir la personnalité des personnes se trouvant dans la pièce et il voyait sa secrétaire sous un autre jour. Il la voyait toujours dans son rôle de soumise, obéissant à son Maître à travers son patron, là elle se lâchait un peu en ayant l'autorité sur Perle et cela le faisait sourire de voir sa petite souris être obligé d'obéir à quelqu'un d'autre que lui.
Pour Perle, c'était légèrement moins amusant, elle s'imaginait que toutes allaient se moquer d'elle , c'était ce qu'il se passerait dans son monde à elle, se moquer, toujours se moquer. Mais sa vessie était trop pleine et menaçait de se vider, il fallait qu'elle se rende à l'évidence, le moment tant redouté de traverser le réfectoire arrivait.
Les ordinateurs cliquetaient doucement. Les employées étaient toutes à leurs bureaux. Personne ne regardait. Personne ne faisait attention.
Elle avait le coeur qui battait fort, la honte la submergeait. Pas parce qu'on l'avait réprimandée, pas parce qu'elle s'était lâchée non parce qu'elle avait accepté sans lutter. Elle avait acceptée de courber l'échine une fois de plus et ce, devant une autre femme. Qu'est ce qui n'allait pas chez elle. Et même si personne ne la regardait, même si tout semblait normal si l'on peut dire, elle avait l'impression que tous les regards pesaient sur elle. Il lui fallait du courage encore et encore, pas celui que l'on applaudit, non, un courage silencieux né au creux de son ventre, un courage qui obligeait ses membres à avancer pour traverser l'espace qui la séparait de l'endroit où elle allait pouvoir se soulager. Dominic était fier d'elle. Elle montrait l'image d'une belle soumise prenant à coeur d'être élégante dans une position où plus d'une aurait hurlé que c'était une honte de se laisser dominer de cette façon. A une époque où la femme se revendiquait d'être libre de ses choix et de mener sa vie à sa façon, d'autres trouvaient leur liberté autrement et elle n'en n'était pas moins belle au contraire car voir Perle dérouler ses poignets, ses bras et ses cuisses de la façon dont elle seule savait le faire, peu de femmes auraient eue cette grâce là. Elle serrait ses muscles, avançait doucement, pas pour se faire admirer mais pour éviter que sa vessie ne se vide trop vite.
"Allez ma belle, plus vite, plus vite, on ne va pas y passer la journée".
Elle allait la mordre, elle allait se jeter sur elle et lui donner un coup de dent.
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Le Scarifieur
RomansaDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
