Affrontement

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Toute tremblante de l'instant intense  qu'elle vient de vivre, Perle se laisse aller contre le corps de celui qui lui a fait subir toutes ces misères pendant des heures. Elle lui en veut de l'avoir tourmenté sans remord mais inconsciemment elle respire son odeur. Son mental à du mal à suivre et à se remettre  tout à la douleur qui parcours ses bras, son corps. Elle n'arrive pas à réagir correctement et garde les yeux fermés. Indolente elle se plait à penser qu'elle se love dans les bras d'un homme qu'elle pourrait aimer et que celui ci va être doux avec elle. Plaquée contre lui elle n'ose pas le toucher. Mais elle est lucide, elle commence à bien connaître le caractère  de celui qu'elle a devant elle  qui est aussi loin de la douceur que la terre l'est de la lune.

"Tu peux tenir debout ?".

"Oui Monsieur".

"C'est bien je vois que tu commences à comprendre".

Sa voix est redevenue sèche, dure. Il n'y a plus trace de compassion, de compréhension, de bienveillance si tant est qu'il en est  eu une once.

"Lave toi, tu pues la sueur et la chienne en chaleur".

"La faute à qui" marmonne t elle.

Il la regarde mais ne dit rien. Elle lui tourne le dos, se lave sans plus s'en occuper. Il se régale de la vue de son postérieur, son regard remonte sur son dos. A part être plus petite que la plupart des femmes qu'il connait elle n'a vraiment rien à leur envier. Ses formes sont harmonieuses, son cul bien dessiné vous invite à palper, caresser, son ventre forme un léger arrondi qui dans quelque temps avec le programme qui lui a prévu aura disparu, ses seins se tiennent sans aucune aide, de toute manière avec lui pas de soutien gorge et encore moins de culotte. Elle n'a aucune chance de retrouver sa vie d'avant. Il n'a aucune intention de la laisser partir, elle va souffrir il le sait. Mais elle  a eu le choix, elle a choisit.Quand elle a terminée elle attend les yeux baissés qu'il sorte et le suit. Avant qu'elle ne réalise ce qui lui arrive, elle est soulevée par les aisselles pour être déposée sur le grand plan en bois surmonté d'un immense miroir qui court sur le mur.  Le contraste de sa peau claire avec celle de son tourmenteur noircie d'encre est saisissant.  Elle parait si fragile mais il ne s'y trompe pas, il a eu un aperçu de son fichu caractère, mais aussi étrange que cela paraisse, il le supporte ce qui ne serait jamais arrivé avant elle mais elle apporte avec elle sa fraîcheur, sa spontanéité, sa pétillance tout ça enrobé d'un zeste de rébellion. Un renouveau dans sa vie qui le pousse à vouloir la dompter plus que jamais. Ses yeux se détachent de l'image que lui renvoie le miroir pour se poser sur le corps blottit contre lui. Doucement il la repousse, la main sur son thorax,  l'obligeant à s'allonger, ses pieds battant le vide.

"Ne t'habitue pas à ce genre de chose, la douceur ne fera pas partie de ta vie".

L'intonation de sa voix est froide en totale contradiction avec la douceur du geste quand il la déposée sur le plateau en bois. Il se tient entre ses jambes, penché au dessus d'elle, les mains de chaque côté de son corps. Il la scrute, elle a l'impression qu'il cherche à lire en elle. Elle se sent petite, toute petite devant cet homme qui l'a fait fantasmer pendant si longtemps La dureté de ses paroles la font se raidir. Elle frissonne, se rend compte qu'elle est encore mouillée de la douche.

"J'ai froid" lui dit elle doucement.

Il la fixe sans répondre. Il est nu et son sexe bandé qui semble la narguer ne passe pas inaperçu aux yeux de Perle qui fascinée ne peut détacher son regard de ce membre qui tressaute devant elle. Le comparant à celui de son soi disant amant elle se dit que jamais il n'entrera.

"Ne t'inquiète pas elle entrera" lui dit il semblant deviner ses pensées,  je vais élargir tes trous petit à petit ils l'avaleront sans problème et ils en redemanderont".

Elle rougit en l'entendant parler de son anatomie aussi crument.

"Ça m'étonnerait elle est trop grosse".

Elle a murmuré, parlé si doucement qu'elle ne pensait pas qu'il puisse entendre.

"Tu recommences, tu ne peux pas t'empêcher de faire des réflexions, il va falloir corriger cela".

"Je vous souhaite bien du plaisir".

"Je vais finir par te couper la langue si tu continue".

Un courant d'air glacé descend le long de sa colonne. Que veut il dire par là. Il n'a tout de même pas l'intention de faire ce qu'il vient de dire, elle a lu tellement de choses sur ce qui se pratique dans ce milieu que d'un coup elle a froid, très froid. Il se penche, approchant son visage du sien. Son regard est menaçant. Il pince ses joues la forçant à ouvrir la bouche.

"A moins que je ne couse ses jolies lèvres, ce qui est arrivé à certaines soumises que les Maîtres trouvaient trop bavardes, mais je me punirais car j'ai bien l'intention de les sentir glisser sur ma queue.

Se saisissant de son sexe il caresse la vulve de la jeune femme qui tente de glisser en arrière pour lui échapper. Se relevant sur ses avant bras, elle pense à le repousser de ses pieds mais se dit qu'elle va faire une grosse bêtise.

"Tu va apprendre à obéir et tu vas aimer me servir et par pitié ne réponds pas j'en ai assez de tes jérémiades".

Vexée, elle le fixe sans ciller.

"Et tu apprendras à baisser les yeux et ne les relever qu'à mon ordre".

Elle frémit au contact de ses mains sur ses seins. Elles sont grandes, recouvertes elles aussi d'encre et propagent sur sa peau ce courant électrique qui s'insinue entre ses lèvres intimes. Elle se mord la langue  et ferme les yeux un instant, pas longtemps mais il a eu le temps de comprendre ce qui se passait en elle . Il fait rouler les petites pointes de chair entre ses doigts, ce qui accentue la  piqure entre ses cuisses. Elle aime quand il la touche et en même temps ne veut pas lui faciliter la tâche.  Elle fond quand il parle, elle aime sa voix grave, chaude quand il n'a pas son ton sec. Là en ce moment elle sait qu'il l'étudie, qu'il capte ses émotions, qu'il traduit le moindre de ses tremblements, de ses mouvements, il voit le plus petit changement. Son regard noir ne l'a toujours pas quitté, l'obligeant à baisser le sien. D'habitude elle se défend avec ses mots pour seule arme mais là, préfère ne rien dire.

"Tu vois quand tu veux tu sais te taire, relève toi".

Elle se retrouve debout, coincée entre son corps et le plateau.

"Retourne toi, je vais te donner ce plaisir que je t'ai promis mais attention  ce ne sera pas toujours le cas, maintenant regarde la glace, je vais te masturber et tu vas te regarder jouir pendant que mes doigts glisseront en toi " lui chuchota t il enserrant sa gorge.




Le ScarifieurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant