conversation

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Adrian ne perdait pas une miette de ce qui se passait dans la cave voutée. Il suivait toute la gestuelle de Dominic qui testait Perle. Il l'avait vu agir avec d'autres soumises, jamais il ne prenait de gants. Sous collier, elles appartenaient à ceux qui le contactaient  pour les punir. Elles étaient soumises depuis des mois, voire des années, elles étaient conscientes de ce qu'elles avaient fait ou pas fait, conscientes de la punition qu'elles allaient endurer. Donc pas de douceur, des pleurs et de la douleur, ils ne les ménageaient pas, ne les épargnaient pas. Il ne les consolaient jamais à la fin de la punition, il laissait ça à leur Maître mais il savait employer les mots qu'il fallait quand cela était nécessaire, ce qui était surprenant au vu du sadisme qu'il déployait lors de ses séances où il les faisait hurler.

Mais là, ce qu'il voyait ne montrait rien de ce qu'il était capable de faire. Pour Perle c'était énorme mais de sa part ce n'était rien, il y avait pire, bien pire. En comparaison les fessées qui avaient rougies le cul de la jeune femme étaient des caresses par rapport avec ce qu'il avait vu lors d'une séance dans un de ses donjons mais ça Perle ne le savait pas. Il lui avait dit qu'il allait passer à la vitesse supérieur et rien que les paroles l'avait stressée. Elle, qui souffrait dans son corps et dans son âme n'était plus que sanglots, pleurs, tremblements. Le silence de la cave était rompu par ses reniflements et les claquements des mains de celui qu'elle maudissait. Malgré cela, elle ne criait pas, ne hurlait pas, ne l'insultait pas.

"Pourquoi pleures tu soumise"?

Elle détestait quand Dominic l'appelait ainsi. Elle avait envie de lui répondre que ça ne le regardait pas, mais allez dire à un homme qui vous fesse alors que vous êtes sanglée sur une espèce de tabouret mal taillé, le cul ouvert à tout, que ce qui vous gêne ne le regarde pas alors que pour lui c'est une situation tout à fait banale, situation  que vous avez acceptée entre nous soit dit, la chose n'était pas aisée si l'on  peut dire. Elle n'aggrava pas son cas, se tut, respira un grand coup pour se calmer.

Dominic qui l'observait la vit se raidir, il comprit qu'elle prenait sur elle de ne rien dire. Il était sûr qu'elle avait une grosse envie de l'envoyer "chier". Pour elle tout était nouveau et elle n'avait pas encore tout assimilée.

"J'ai mal Monsieur".

"Et pourquoi as tu mal soumise ?"

Il n'y avait pas à dire, même dans cette situation où elle aurait aimée se retrouver en face de lui debout en pleine possession de ses mouvements, sa voix, sa putain de voix agissait sur elle. Elle n'avait jamais entendue qui que ce soit avoir un timbre pareil. Il vous faisait monter en flèche. Il le faisait exprès pas possible. Pourquoi lui parlait il de cette façon, façon qui faisait dégouliner sa chatte, qui faisait que son corps répondait présent, se mettait au garde à vous à tout ce qu'il pouvait imaginer, que son âme hurlait "oui, oui, oui," à tout ce qu'il aurait pu lui faire subir. Mais son esprit refusait de se plier et c'était de nouveau la guerre. Elle comprenait que la situation n'était pas en sa faveur.

"Parce que j'ai fais une faute Monsieur"

Un bon point pour elle, les fins de phrases étaient bien ponctuées.

"Et quelle faute as tu commise, soumise".

La faute, ha, oui la faute, elle avait grognée, puis grommeler,  bon ok ce n'était pas très sexy mais ils n'étaient pas sensés entendre, toujours la même histoire, elle pensait trop fort.

Première constatation, faire attention les prochaines fois, elle savait qu'elle recommencerait, c'était un de ses défauts et son cul risquait d'en faire les frais.

"J'ai grognée, Monsieur".

"Voilà tu as grogné comme un vulgaire cochon, plus manque de respect envers moi et mon invité, penses tu que je devrais continuer ou bien trouves tu que la punition est élevée par rapport à la faute".

Tu parles d'une question pour elle la punition était exagérée et pour eux la faute était énorme.

Deuxième constatation faire attention au degré de punition, entre elle et eux  il y avait une grande différence. Le respect, ne jamais répondre, ne jamais manifester quoi que ce soit qui leur semblerait irrespectueux.

La claque sur son postérieur douloureux la ramena au temps présent et le cri qu'elle poussa fit sourire les deux hommes.

"Elle ne lâche rien dis donc une petite tigresse qui sort ses griffes, intéressant".

"Tu mouilles, soumise, tu souilles le sol de ton jus  et tu crois que tu es en position de force, petite chienne en chaleur qui veut être fourrée, sentir une queue te pénétrer, ça te plairait n'est ce pas et répond à ma question".

Son esprit s'emballait, les claques, la douleur, l'envie de bien l'envoyer au diable, ses paroles crues qui l'excitaient, son envie d'être prise, oui tout, tout tournait. Quelle était la question?

"La question Monsieur ? "

"Oui la question, soumise".

Jamais Dominic n'avait pris autant de plaisir lors d'une petite séance. Mine de rien elle amenait de la fraicheur, de la pétillance. Elle était comme un bon vin que l'on savoure, elle donnait envie de la faire crier, pleurer, sa main le démangeait de reprendre contact avec ce joli fessier rebondi. Ses doigts se dessinaient sur la peau claire ce qui faisait ressortir ses lèvres  gonflées de plaisir, on distinguait le léger duvet brun qu'il l'avait autorisé à garder. Il rattrapa un mince filet de sa cyprine qui s'échappait de sa vulve, approcha ses doigts de sa bouche.

"Tu fuis soumise, ouvre la bouche et nettoie tes bêtises et...répond à la question".

Perle ouvrit la bouche et avec une grimace nettoya les doigts qui se présentaient sous son nez.

"C'est ton corps et tu fais la fine bouche".

"Vous voulez que je réponde à la question oui ou non".

Adrian ne put s'empêcher de rire.

"Ha elle les enchaine".

Elle commençait sérieusement à en avoir marre de ce truc sur lequel il la couchait,  elle allait encore finir courbaturée.

"Je...je trouve....elle réfléchissait, quelle était la meilleur réponse, elle n'en savait rien et décida d'être franche. Rien ne pouvait être pire.

"Je trouve que la punition était exagérée, Monsieur".

"Tu trouves donc que la fessée était disproportionnée" ?

"Oui Monsieur"

Dominic pensif promenait ses doigts le long de son sexe.

"Qu'en penses tu Adrian".

Adrian s'approcha, les mains dans les poches, son rire encore sur ses lèvres.

"Oh moi, tu sais, je suis toujours d'accord pour une punition, ça remet les idées en place et ça fait circuler le sang".

"Donc Mademoiselle a reçue la sanction qu'elle méritait selon toi ? "

"Oui tout à fait .

"Et toi soumise, tu penses que je devrais arrêter là ? "

"Oui Monsieur, mes fesses vous en seront reconnaissantes, elles ont chaud".

"Elles ont chaud, nous allons les rafraîchir, tu n'es pas d'accord?"

"Non Monsieur, merci, ça va aller".

Les deux hommes s'amusaient de voir qu'elle ne perdait rien de sa superbe. Elle leur tenait tête à tous les deux.




Le ScarifieurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant