Lâcher prise

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Avec une grande appréhension, elle attendait la suite de cette punition qui n'en finissait pas et la question était toujours là, posée, sans réponse.

Pourquoi acceptait elle tout ce tourment. Elle avait tellement fantasmée sur cet homme. Etait elle déçue....était elle contente....contente de se retrouver ainsi harnachée sur cet espèce de tabouret haut qui lui martyrisait le dos, sous le regard sombre de celui qui avait tant hanté ses nuits. Déçue non, elle avait compris ce jour là qu'il était différent de tous les autres hommes. Sombre, sauvage, ténébreux.

A travers tout ce qu'il lui faisait subir, était elle en train de découvrir une facette d'elle même qu'elle ne soupçonnait pas. Avait il raison de dire qu'elle avait l'âme d'une soumise. Qu'est ce que cela voulait il dire ?  Serait ce plus facile pour elle de se comprendre en acceptant cette condition et de se laisser aller, de lâcher prise comme il le lui conseillait. 

Allait elle réussir à enfin laisser son esprit se mettre en accord avec son corps ?

Allait elle laisser cet abandon prendre possession de son âme, de son être ?

La chose n'était vraiment pas aisée. Difficile de s'avouer que l'on aime les sévices sexuelles, les fessées, que l'on a un petit côté maso. Elle n'avait pas été éduquée comme ça.

Ses lèvres ouvertes à leur regard palpitaient. elle sentait cette faim dévorer son entrejambe, elle avait envie d'être touchée.

Etait ce le moment pour tout lâcher, pour s'offrir entièrement.

Etait elle si perverse que d'aimer cette façon d'être prise, traitée comme un objet.

Cela faisait combien de temps qu'elle était là, juste un corps à disposition. Elle avait perdue la notion de tout ce qui l'entourait, seul son estomac lui rappelait qu'elle était un être humain qui n'avait pas encore déjeuné. L'après midi était déjà bien avancé, avait il l'intention de la faire jeûner. Ses épaules se faisaient sentir et tout son corps allait être courbaturé une nouvelle fois.

"Dis moi tu as l'intention de la faire mourir de faim, si tu veux qu'elle tienne le coup vaudrait peut être mieux la nourrir tu ne crois pas, je dis ça, je dis rien".

"Non pas du tout, elle mangera quand je l'aurait décidé".

Dominic s'approcha d'elle, l'attrapa par les cheveux, elle ferma les yeux, le geste avait été si brusque que cela lui donna mal au coeur.

"Effectivement, tu es pâle".

"Monsieur, je ne me sens pas très bien"

Il fit un signe à Adrian qui se chargea de la détacher pendant qu'il lui tenait la tête.

"Petite nature, il faudra t'habituer à ça aussi, une séance de dressage peut durer des heures".

"M'habituer à quoi, à mourir de faim" ne put elle s'empêcher de marmonner.

"Je vois que tu ne vas pas si mal que ça, ta langue ne fait pas de malaise elle".

Une fois détachée,  il passa ses bras sous ses aisselles et ses genoux et la transporta jusqu'à son coussin.

"Position d'attente".

Il ne la regarda pas en donnant son ordre. Il fit chauffer un grand bol de lait, fit fondre du chocolat, grilla des tartines où il étala de la confiture pendant qu'elle s'était positionnée droite, les cuisses ouvertes, les paumes en l'air et qu'elle attendait en humant l'air.

"Tu vas manger à table, seulement pour cette exception je veux ta soumission complète et totale toute la semaine, te sens tu capable de m'obéir sans être sans cesse à rechigner".

Elle leva la tête pour le voir mettre le bol fumant à la bonne odeur sur la table accompagné d'une assiette de tartines.

"C'est du chantage".

"Oui du chantage mais je sais que si tu me donnes ta paroles tu obéiras, et je veux te voir offerte, aimer tout ce qui vas suivre."

Elle resta pensive. Après tout, si elle était obligée d'obéir, cela changeait la donne non.  On devait obéir à un ordre et si elle donnait sa parole elle se dégageait de ses principes, de sa honte, elle serait obligée de respecter sa parole. Cela lui faciliterait les choses par chemin détourné. Elle savait que ce n'était que simulacre de sa part, simulacre de soumission mais elle avait besoin qu'il lui force la main pour qu'elle puisse se lâcher une bonne fois pour toute sans remord.

Elle le regarda dans les yeux.

"D'accord je vous donne ma parole".

"Très bien, je ne veux pas t'entendre maugréer, bougonner, faire des réflexions, je veux ton consentement à tout ce que je vais faire, ton entière soumission,  je n'ai pas de limite, tu vas avoir droit à un mot important que tu diras quand tu verras que tu ne peux pas aller plus loin, les non ne suffiront pas et je n'arrêterais pas tant que tu ne m'auras pas dit ce mot, cela s'appelle "safeword" ou code de sécurité, assis toi."

Elle se leva doucement, posa son derrière encore cuisant sur la chaise, il s'assit en face d'elle tandis qu'Adrian restait devant la baie vitrée. Les coudes sur la table, il posa son menton sur ses mains. Elle se sentit gauche et aurait aimée avoir ne serait qu'un T-shirt sur elle. Elle ne bougea pas, attendant qu'il lui dise qu'elle pouvait manger.

Sérieux il l'observait et savait ce qu'elle attendait.

"Mange"

"Merci Monsieur et quel serait ce mot".

"Joyau".

"Joyau, pourquoi joyau".

"Pourquoi pas".

Elle engloutissait avec plaisir les tartines grillées, quand au chocolat jamais elle n'en avait bu de si onctueux, c'était un régal.

"Donc mettons les choses au point,tu vas obéir à tout".

"Oui Monsieur".

"Tu ne vas pas râler".

"Non Monsieur".

"Si jamais tu viens à manquer à ta parole, la sanction seras terrible penses y et rappelle toi de ton mot, sans lui j'irais jusqu'au bout, pas d'insolence, tu vas devoir faire un gros effort sur toi, as tu compris"

"Oui Monsieur"



Le ScarifieurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant