Le sifflement du fouet dans la salle de la maison abandonnée résonna sinistrement aux oreilles de Perle abasourdie par ce qu'elle était en train de vivre. De sa vie entière elle n'avait jamais assistée à une scène aussi perturbante et en même temps aussi émotionnellement forte. C'était brutal, intense, puissant, violent. Cachée dans son petit coin, elle n'en perdait pas une miette. Comment décrire ces émotions qui la traversaient à cet instant. Elle était toute chamboulée, d'un côté elle était révoltée par tant de cruauté mais de l'autre son corps était excité par la vision de cette femme nue, attachée, suspendue, à la merci de deux hommes à l'aura puissante.
Elle comprenait très bien que la jeune femme était en accord avec tout ce qu'elle subissait mais avait du mal à assimiler le fait d'accepter de faire endurer cette douleur à son corps. Cette longue lanière de cuir qui s'abattait brutalement sur elle lacérait sa peau, zébrait son dos, martyrisait ses seins, son ventre. Tout était incompréhensible pour elle. Comment pouvait on accepter cela et en tirer du plaisir.
Ils ne se relayaient pas, ils frappaient tous deux en cadence. Ils ne retenaient pas leurs coups Thomas devant...étant son Maître il observait ses réactions...Dominic derrière....le fouet chantait et sa mélopée emplissait la pièce. Perle avait l'impression que cela devait s'entendre à l'autre bout du pays.
La jeune suppliciée hurlait sous les coups ce qui n'attendrissait pas les deux hommes et ne stoppaient pas leurs gestes.
Perle savait écouter. Elle avait l'habitude. Entendre ce que d'autres n'entendaient pas et là en fermant les yeux elle entendait les sanglots dissimulés sous les cris. Comment pouvait on être aussi triste de quitter un homme qui vous apportait plus de douleur que de plaisir.
Zéro exprimait sa souffrance dans ses hurlements et s'en était poignant pour la jeune femme témoin de sa détresse.
Elle ne quittait pas le trio du regard.
Faisant attention de ne pas faire de bruit, elle leva le bras pour tenter de filmer en toute discrétion la scène se promettant de la visionner quand elle serait au calme dans sa chambre...pour le moment la danse irréelle continuait sans relâche.
Zéro.
Qui était Zéro ?
En résumé, Zéro était une jeune femme à la peau couleur caramel, magnifique spécimen de la beauté féminine au crane rasé qui n'avait jamais eue confiance en elle et qui aimait la douleur, pas de celle que l'on se faisait en se piquant avec une aiguille, ho non cela aurait été beaucoup trop simple mais de celle que l'on se faisait en s'entaillant avec une lame. Un jour Thomas croisa sa route et répondit à ses demandes mais avec quelques limites. Thomas n'était pas un tendre, loin de là, c'était un dominant très dur, strict dans tous les sens du terme qui avait su déchiffrer le désespoir et le mal être qui l'étouffait et qui avait au fil du temps réussit à lui faire comprendre que le masochisme ne consistait pas à se détruire mais à jouir de la douleur et de l'accepter. Petit à petit il arriva à la reconstruire tout en ne lui cachant pas qu'il ne la prenait en tant que soumise que pour une année le temps de son éducation. Aujourd'hui ce temps arrivait à expiration.
Un rayon de soleil s'infiltra dans la salle et vint se poser sur la fine silhouette couleur caramel, son corps étincelait de sueur, sa peau était sublimée par les nombreuses zébrures que les deux hommes avaient savamment dessinées. Elle pendait misérablement à la limite de l'inconscience, son corps marqué de longues stries rouges, elle gémissait doucement. Ils l'avaient fouetté jusqu'au bout de ses limites.
Ces trois là sortaient vraiment de l'ordinaire et Perle ne les quittaient pas des yeux.
Arriva le moment où ils jetèrent leur instrument de torture à terre et se rapprochèrent d'elle, elle semblait petite par rapport à leur gabarit assez imposant, ils étaient impressionnant et Perle se surprit à s'imaginer à sa place, ce qui déclencha à nouveau un tourbillon des plus plaisant, elle n'avait d'yeux que pour Dominic, était attirée par son aura. Elle aurait aimée que ce soit sur elle que se pose ce regard noir et sévère...
"Je me ferais pipi dessus si un homme me regardait de cette façon".
Elle se rendit compte qu'elle avait chuchotée, jeta un oeil à l'intérieur. Manquerait plus qu'ils l'ai entendue.
VOUS LISEZ
Le Scarifieur
RomanceDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
