Son portable resté sur la table se mit à vibrer, ce devait être Nikos. Il commençait à se faire tard et il ne lui avait laissé aucune consigne.
IL retira ses doigts du fourreau tout chaud, se leva sans plus s'occuper d'elle, se saisit de l'appareil et lut le message.
"J'en fais quoi du colis Patron, je le bazarde ou je le garde au chaud ? "
Sur le point de répondre, il regarda ses doigts encore humides de ses jus, revint vers elle, s'accroupit. Elle respirait par a-coup, serrant les poings. Il savait pourquoi. IL avait ruiné sa jouissance. Elle se raidissait. Elle le maudissait. Très bien, le temps de répondre, elle allait encore attendre. IL déciderait par la suite s'il allait l'autoriser à jouir ou non, en attendant il lui tendit sa main.
Le regard rivé au sol, elle essayait de vider son esprit des images qu'elle avait en tête pendant qu'il la fourrait quand elle vit apparaître dans son champs de vision sa main couverte de sa cyprine.
"Nettoie".
L'ordre claqua sec, tranchant, autoritaire. Un coup de fouet mental qui la fit sursauter, perdue qu'elle était dans le flou de son plaisir brisé. Elle se sentit emportée par une vague d'émotions contradictoires, elle avait envie de pleurer d'avoir presque toucher le paradis, envie de hurler pour demander pourquoi il la laissait ainsi, pantelante et le petit plus, elle avait envie de le mordre, de lui faire mal. Ce plaisir qu'elle avait ressentie plus tôt n'était plus qu'un souvenir balayé par son putain de téléphone. Elle le maudissait Lui et son portable. Tout se brouillait en elle, la frustration, la colère, l'envie de sentir une nouvelle fois ses doigts en elle.
Qu'avait il fait d'elle ? Une chienne en chaleur ?
Elle perdait le contrôle d'elle même, réduite à un corps en manque. Elle tremblait. Son corps réagissait encore à ce plaisir perdu, sa chatte était parcourue de spasmes douloureux, son coeur battait vite, trop vite, toute cette illusion de plaisir s'effondrait. Une douleur sourde se fit sentir dans son ventre qui papillonnait de cette jouissance fantôme. Elle était perdue, avait envie de l'envoyer au diable. Pourtant dans tout ce chaos qui embrumait son esprit, une part d'elle savait que cela faisait partie du jeu. Un jeu cruel dont elle était l'actrice et la victime. Il n'y avait plus de retour en arrière possible, elle avait goutée au fruit défendu mais ne l'admettait pas dans son for intérieur. Cela faisait des heures qu'elle s'échinait à obéir, qu'elle retenait ce putain de plaisir parce qu'il lui avait ordonné de se retenir, des heures qu'elle se contenait, qu à cela ne tienne, elle allait prendre sur elle, lui prouver qu'elle pouvait se passer de jouir. Doucement, elle releva la tête, elle se doutait qu'il savait ce qu'elle ressentait, ouvrit la bouche, posa ses lèvres sur ses doigts et entreprit de le lécher comme la bonne petite chienne qu'elle était. Elle aspira ses doigts, fit un mouvement de va et vient, lentement, recueillit son jus, se gouta et se dit qu'elle avait bon gout. Elle l'aspira comme si elle engloutissait son membre, sa langue s'activant avec lenteur sur sa peau. Elle savait ce qu'elle faisait. Elle ne le quittait pas des yeux. Elle l'observait. Son regard intense ne la quittait pas non plus. Ils se mesuraient, Elle le défiait. IL le comprenait, attendait, un léger sourire sur les lèvres à peine perceptible, un sourire qui en disait long sur ce qu'il attendait d'elle. IL la tenait captive, IL la mettait au défi de le mordre, IL avait compris tout ce qui se passait dans sa tête. Elle continuait son mouvement, creusant les joues, sa langue parcourant ses doigts.
"C'est bon, stop".
Elle s'arrêta net, inspira profondément, ne détourna pas les yeux, les lèvres brillantes de ses fluides toujours refermées sur ses doigts. Il y avait quelque chose de fascinant dans ce bras de fer, une tension palpable, presque électrique. IL n'avait pas bougé, ne faisant aucun geste qui pourrait la perturber. Les battements de son coeur se mêlaient au silence qui s'éternisait. Son regard restait fermement fixé sur Lui. Elle ne voulait pas céder à la tentation de baisser les yeux, cela aurait été un signe de faiblesse pour elle, c'était comme cela qu'elle le ressentait. Ce n'était pas une simple confrontation, c'était un test.Un défi qu'IL lui lançait. IL aimait avoir son attention, IL pouvait lire les émotions qui la traversaient mais là elle sortait de sa condition. IL avait l'habitude de déchiffrer les autres, IL avait passé son enfance et son adolescence à s'amuser à lire entre les lignes, à décoder les signes les plus subtils de leurs états d'âme, IL était devenu expert en la matière.Mais là devant Lui, ce qu'IL voyait n'était pas seulement une personne perdue dans ses pensées, c'était une petite soumise en train de Lui tenir tête et de Lui faire comprendre que ses doigts risquaient gros. Au fond de Lui, IL ne pouvait s'empêcher de ressentir une forme d'admiration et d'exaltation. Cette jeune femme toute menue avait en elle une force incroyable.
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Le Scarifieur
RomanceDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
