Et Perle, que devenait-elle dans toute cette histoire ?
Le mois tirait doucement sa révérence emportant avec lui des journées remplies de moments intenses et de nuits lourdes de fatigue. Lui était infatigable, avait une endurance étrange, presque dérangeante, n'arrêtait jamais, avait toujours le regard posé sur elle. Il était infatigable dans ce sens où il ne se lassait jamais. Infatigable à repousser ses limites, à tester la patience de celle qu'il avait entrepris de dresser, ce qui n'était pas une mince affaire quand on connaissait Perle. Elle avait l'impression d'être constamment sous son radar même quand il n'était pas là. Elle sentait ses yeux sur son corps à l'affut de la moindre bêtise, du moindre manquement d'obéissance.
Elle n'aimait pas ce terme "dresser". Elle lui avait pourtant fait comprendre à maintes reprises qu'elle n'était pas un animal. En avait il tenu compte ? Non, bien sûr et ce qui la choquait le plus était cette acceptation de son corps qui lui, aimait plus que tout être considéré comme un objet. Quand ils partaient pour une grande promenade dans la propriété, il lui posait des genouillères épaisses en cuir, des protections sur les mains, enserrait son cou dans un large collier qui lui faisait tenir la tête droite et levée et ils partaient sur les petits chemins dans la fraicheur du matin, lui vêtu de son jean et son pull, les mains gantées, elle nue comme au premier jour de sa naissance. Une fois, au début, elle avait hésité en sentant la fraicheur de l'air et avait osée levé un regard mécontent sur lui.
"Que t'arrive-t-il ma belle tu n'aimes pas te promener au lever du soleil"?
Elle avait grogné une réponse entre ses dents, ce qui ne lui avait pas plu.
"Dis moi ce n'est pas ainsi que je t'éduque, parles ou tais toi mais ne me grogne pas dessus, tu veux que je te fasse piquer comme un vieux chien malade".
Il n'avait pas pu résister à cette tirade. Depuis qu'elle était arrivée dans sa vie Dominic s'apercevait qu'elle apportait avec elle quelque chose qu'il n'avait pas vu venir. Une fraicheur. Pas seulement celle de sa jeunesse mais une fraicheur plus profonde, plus dangereuse aussi. Elle portait en elle un feu qu'il avait presque oublié, l'intensité des débuts, la pureté des gestes de son innocence. Elle l'avait surpris, lui, l'homme des contrôles. Elle ne savait pas faire semblant. Elle était naturelle, sans stratégie, sans piège, sans mensonge. Il la testait sans cesse pour vérifier si elle tiendrait. Il voulait savoir si elle pouvait plier sans rompre.
"Ben voyons, vous n'êtes plus à ça près dans vos délires". lui avait elle rétorqué.
"Mes délires, mais tu les aimes mes délires, petite souris, je parie que si je passe ma main entre tes cuisses, je vais découvrir que tu mouilles pour mes délires".
Elle avait encore été prise à son propre piège ce jour là car elle mouillait comme une dingue, sachant ce qu'il allait se passer lors de cette promenade mais elle n'avait pas pu s'empêcher de le narguer.
Sa respiration s'était accélérée et il s'en était aperçu. Elle s'excitait de tout, démarrait au quart de tour mais refusait de le reconnaitre. Elle se donnait tout en refusant de se laisser aller. Elle avait encore du mal avec le lâcher prise.
Elle n'aimait pas obéir et pourtant était fière quand elle voyait dans son regard cette lueur de satisfaction parce qu'elle avait réussit à passer une limite si petite soit elle.
Elle ne remplissait pas les critères d'une bonne soumise. Elle n'avait aucune base, aucune notion à part peut être ce que le précédent lui avait enseigné mais elle s'était vite rendu compte que les deux hommes étaient totalement différent et que, ce que l'autre lui avait appris comme un jeu était pour Dominic une part entière de sa vie. Il ne jouait pas. Ne tolérait pas la bêtise.
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Le Scarifieur
RomanceDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
