L'envie qu'elle avait eue de vouloir donner un coup de dent à Natacha s'évapora au profit de son besoin d'uriner qui devenait de plus en plus gênant.
Elle atteignirent enfin les portes et Perle sentit un immense soulagement l'envahir. Cela faisait un moment qu'elle se retenait, essayant de ne pas trop le montrer à Natacha , la jeune femme lui ayant clairement fait comprendre le plaisir qu'elle aurait à l'emmener faire son "petit pissou"
Chaque pas avait été un supplice, un combat contre cette envie qui lui tordait le ventre, peu lui importait l'endroit où celle-ci l'emmenait , à ce stade elle aurait pu se lâcher n'importe où tant le besoin était urgent. Elle avait reléguée sa dignité au second plan.
Les portes s'ouvrirent enfin, Natacha la dirigea un peu plus loin au pied d'un grand arbre.
"Voilà ma belle, tu peux te soulager".
Sans plus attendre, se moquant cette fois ci des regards qui pouvaient trainer dans sa direction, elle s'accroupit, les yeux clos et laissa son corps lâcher prise. Un soupir de soulagement s'échappa de sa gorge, presque un gémissement de jouissance, d'abandon. Elle en oublia presque où et dans quelle tenue elle était.
Une vibration dans l'air, un craquement presque imperceptible, discret vint casser ce petit moment de bonheur.
"Dis moi, est ce de cette façon que je t'ai appris à faire tes besoins" ?
Les deux jeunes femmes sursautèrent au son de sa voix. Il la toisait de sa hauteur, les mains dans les poches de son pantalon, le regard dur. Le froncement de ses sourcils, la tension dans sa mâchoire, tout laissait à penser qu'il n'était pas très content d'elle, et pourtant de voir la jeune femme, nue, sur sa pelouse, à se soulager, dans l'enceinte de son entreprise le satisfaisait grandement.
Son coeur qui s'était calmé après le début de sa libération, s'accéléra de nouveau. Depuis combien de temps la surveillait il ?
Elle baissa les yeux, puis les releva avec cette pointe de fierté qui la caractérisait.
"Désolée c'était pressé" lui dit elle simplement.
Natacha se mordit la lèvre devant ce manque de respect, Perle allait certainement être punie.
Il ne répondit pas de suite, la détailla une seconde. Elle n'avait rien perdue de sa répartie et cela lui plaisait.
Un silence passa. Natacha senti la pression qu'il y avait entre eux et osait à peine respirer. Elle venait d'être témoin d'une insubordination et espérait juste ne pas entrer dans l'équation. Elle connaissait bien son patron, celui ci pouvait se montrer sévère quand l'une d'entre elles avait enfreint les règles. Elle travaillait sous ses ordres depuis un petit moment maintenant, assez pour pouvoir dire que derrière le calme glacial se tenait un homme intransigeant. Il ne criait jamais, ne se fâchait jamais, un simple regard suffisait quand les limites étaient dépassées et des limites, il y en avait beaucoup. Des règles strictes que tout le monde apprenait rapidement à ne pas transgresser.
Ne jamais abandonner son poste sans prévenir et sans raison valable.
Ne jamais discuter les ordres.
Ne jamais répondre à son patron.
Ne jamais faire de vagues, de drames, ni d'histoires de commérages ou de jalousie et pas de sous entendu méchant.
Pas de pause café pour discuter entre copines.
Pas de perte de temps toléré.
Demander la permission à son Maître pour aller aux toilettes.
Elles avaient le réfectoire pour une pause, le temps de déjeuner selon l'accord du Maître mais généralement avaient toutes la permission de se retrouver à part une, totalement esclave de son "Seigneur"et qui n'avait pas le droit de s'intégrer aux autres qui respectaient les consignes. Elle n'avait pas de nom et était désignée sous le terme "esclave", travaillait sous l'accord de celui qui avait contacté Dominic et qui faisait en sorte d'assouplir mentalement la charge qu'elle s'était imposée, c'était son choix et il était respecté.
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Le Scarifieur
RomanceDominic n'a pas de soumise à lui mais est réputé dans leur milieu pour les punitions au fouet.... Elles n'ont pas été sages, leurs Maîtres les lui confient pour qu'elles filent droit..... Mais arrivera un soir où il la découvrira
