XXXVIII

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Je me réveille entre les bras de Mero, il dort encore, j'allais sortir du lit, mais il resserre son étreinte autour de moi pour me garder contre lui. Il ne dort plus. J'ai un grand sourire sur le visage, je le regarde alors qu'il a la tête entre les coussins. Je m'approche un peu plus de lui, finalement, il s'enfouit entre mes bras, je lui caresse les cheveux, il pose sa tête contre ma poitrine, je pense qu'il reprend son sommeil, ou alors il est trop bien installé entre mes bras. Je suis bien ici moi aussi, je n'ai pas envie de le laisser, je veux qu'on reste ensemble un long moment comme ça. Ça m'apporte un bonheur que je ne saurais décrire d'être entre ses bras, il y a une sécurité, un bien-être, une joie ici qu'il n'y a nul part ailleurs. Je ne lui dis jamais ce genre de chose, j'ai peur de passer pour une idiote, mais il mérite d'entendre tout ça. Je devrais trouver le courage de lui dire un jour. Son téléphone sonne, il me donne un coup d'épaule légèrement et je l'attrape pour voir qui s'est.

« - C'est Emirhan.

- Oh, c'est rien. Ne répond pas. On est bien comme ça.

- On est très bien même.

- J'ai l'impression d'être au paradis ici, entre tes bras.

- C'est toi mon paradis, j'aimerai qu'on me laisse entre tes bras pour toujours. »

Il a un petit sourire sur le visage, je ne passe pas pour une idiote, c'est déjà bien. Emirhan insiste à l'appeler, Mero souffle et il finit par s'éloigner de moi pour répondre. Je me redresse, je pars dans la salle de bain, mais je retourne finalement dans la chambre pour aller déposer mon collier qui est resté autour de mon cou, j'entends la conversation de Mero en passant.

« - Oui, je sais qu'il se fait tard. Tu n'as qu'à accuser Maria, elle ne me laisse pas dormir. Je le regarde bouche-bée, toute rouge et je lui donne un coup dans le bras. Voilà, comme si elle ne m'avait pas déjà assez fatigué, elle me frappe en plus. On rigole tous les deux et je pars dans la salle de bain. Quoi ? Quand j'entends le ton de sa voix changer, je m'arrête dans l'encadrement de la porte. Il l'a fait quand ? Oui, j'arrive. Il raccroche et il se tourne vers moi.

- Qu'est-ce qui se passe, Enes ?

- Tamar, il a brûlé la maison d'un de mes associés, avec lui et toute sa famille dedans.

- C'est... C'est inhumain.

- Oui... Je vais aller voir l'état des lieux. Tu vas aller au bureau ?

- Je dois d'abord récupérer mes commandes pour les foyers d'accueil que tu as pris à ta charge, ensuite je passerai au bureau s'il ne se fait pas trop tard.

- Les foyers d'accueil que je t'ai acheté. Je sais que ça te tient trop à coeur.

- Tu sais que je t'aime. Il vient déposer un baiser sur mon front. Ne te prends pas trop la tête avec cette histoire.

- Je vais essayer. Je dois me dépêcher donc je vais aller me doucher dans une autre salle de bain. »

Je hoche la tête, il sort de la chambre avec son peignoir, moi je rentre dans la salle de bain pour me doucher. Mero se douche plus vite que moi, il sort et quand il entend l'eau de la salle de bain couler, il a un petit sourire, il va vite se changer, il se sèche les cheveux et ce n'est qu'à ce moment que je sors. Mero dépose un petit bisou sur ma joue et il sort de la chambre en courant. J'espère qu'il n'aura rien, qu'il me reviendra sain et sauf, c'est tout ce que je souhaite.

Je sors de la maison, Daris et Bilel m'attendent devant la maison, je roule des yeux et je pars vers eux. Bien évidemment, après cette mauvaise nouvelle du matin, Mero ne veut pas me laisser seule, il me donne deux amis pour me tenir compagnie mais surtout pour me protéger. Qu'est-ce qu'il est malin ce connard. Je les salue et on monte dans la voiture, Daris conduit jusqu'au premier magasin.

CriminelOù les histoires vivent. Découvrez maintenant