Je regarde l'heure sur la grande horloge, dans cinq minutes c'est fini. Je regarde dehors mais je ne vois pas la voiture de Mero, et il n'a pas pu arriver plus tôt parce que je suis restée toute la journée à la réception. Nadine vient me voir, elle me montre les dernières choses à faire avant que je parte, ensuite, je me dirige vers le vestiaire pour me changer. Je sors avec l'uniforme dans un sac en papier, quand je sors, je vois la voiture de Mero devant, il baisse la vitre et il me regarde longuement mais je marche sans le regarder. Il s'arrête et il descend de la voiture pour venir vers moi.
« - Tu vas où comme ça ?
- Je rentre chez moi. Dis-je sans me tourner.
- Je te dépose.
- Non, Mero. Tu es mon patron et je ne veux pas être vu avec mon patron.
- Ne commence pas avec ça. Je hausse les épaules. Tu en es sûr ?
- Oui !
- Très bien, tu l'aurais voulu. »
Je pensais qu'il avait lâché l'affaire, mais en fait, il était juste venu m'attraper par derrière pour me tirer contre lui et m'emmener de force jusqu'à sa voiture. Il me pousse au côté passager et il court au côté conducteur, il démarre sans rien me dire alors que je le regarde bouche-bée.
« - Comment tu oses ?
- Je t'avais dit que je te déposais. Je suis du genre à tenir mes promesses. »
Je souris et je secoue ma tête, il est vraiment fou. Mero me lance des regards alors que je suis sur mon téléphone, il fait exprès de prendre un virage assez vite pour me déstabiliser, j'en fais tomber mon téléphone. Quand je lui donne un coup dans le bras, il rigole et il se frotte le bras.
« - Tu n'as vraiment pas perdu ta force.
- Oui, et j'aurais pu faire pire aujourd'hui à l'hôtel.
- J'avais raison.
- Non, Mero. J'ai peut-être changé, mais je ne suis pas devenue faible. Je sais très bien quel genre d'homme est monsieur Fasel, je n'ai même pas besoin de le connaître, ça se voit.
- Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Il m'a sortit une vieille technique de drague en me disant qu'il voulait réserver une table pour deux au restaurant, en gros pour lui et moi.
- Et tu riais pour ça ?
- Tu es chiant. Sur le coup, c'était marrant avec la façon dont il le faisait.
- Ouais. Mais ne rigole pas trop avec lui. Il aime obtenir ce qu'il veut.
- Je lui casse ses jambes s'il tente quelque chose.
- J'aime entendre ça. »
Je change de sujet, parce que je vois bien que ça le dérange cette histoire de monsieur Fasel. On discute tous les deux et je remarque qu'il n'arrête pas de regarder son téléphone. Il attend peut-être un message de quelqu'un, mais c'est bizarre, et surtout impoli, on est en train de discuter, en plus c'est lui qui parle le plus, mais il a les yeux rivés sur son téléphone et même pas sur la route. Je me tais pour la peine, je ne sais pas quelle personne le préoccupe autant, mais je préfère ne pas le savoir. Il remarque que je ne parle plus, et surtout que je ne laisse passer aucune émotion.
« - Ça ne va pas ?
- Si, pourquoi ?
- Tu es silencieuse d'un coup.
- J'ai rien à dire. Et puis, tu es concentré sur ton téléphone et la route, je ne vais pas t'embêter.
- Je suis un peu stressé pour être honnête. Je fronce les sourcils et je le regarde. Les gars sont partis régler une affaire et j'attends une réponse de leur part.
VOUS LISEZ
Criminel
RomanceUn an éloignée de ma ville pour aller à la campagne, et je suis devenue une autre personne. Bien sûr, je n'ai jamais voulu changer, j'étais bien dans ma peau, mais j'ai dû renoncer à tout ça quand lui, celui avec qui je me sentais bien, m'a finaleme...
