Je marche en direction de chez moi, je suis sortie faire quelques courses, ma mère est occupée, ma belle soeur est partit à son rendez-vous médical, et mon père et mon frère travaille. Je porte les sacs sans grande difficulté, quelques amis que j'ai croisé m'ont proposé de les porter, mais j'ai gentiment refusé. Je ne peux pas dire que ça a changé avec mon apparence, j'avais le même traitement avant, ils m'aiment bien ici. Je suis dans ma rue, mais quand une voiture s'arrête juste à côté de moi, je m'arrête aussi. C'est Mero peut-être. Quelqu'un descend, finalement, ce n'est pas Mero, mais Eno. Je repense rapidement à ce que Mero m'a dit, je ne sais pas si c'est vraiment lui qui lui a fait ça du coup, mais autant agir naturellement. Il baisse ses lunettes et il me regarde avec un grand sourire.
« - Maria ! Je pose mes sacs de courses par terre. Mais quel plaisir de te voir.
- Ça va, Eno ?
- Très bien maintenant que je te vois. Tu es devenue une vraie bombe dis donc.
- Fais gaffe à ce que tu dis. Dis-je sans rire.
- Mais toujours aussi agressive. Tu fais quoi de beau ?
- Rien de spécial. C'est toi qui devrait me dire. Je vois que tu gagnes bien ta vie.
- Oui, j'ai commencé de bonnes affaires, ça marche assez bien. J'ai tout ce que je veux maintenant.
- Je suis heureuse pour toi.
- Enfin, tout sauf une belle femme à mes côtés.
- Ça arrivera, ne t'inquiète pas. Je récupère mes sacs. À plus.
- Attend. Il m'attrape le bras et il s'approche un peu de moi. Ça te dit qu'on se voit ce soir ?
- Pour quoi faire ?
- On pourrait manger dans un bon restaurant, histoire de se remémorer le bon vieux temps. Je laisse un rire nerveux s'échapper.
- Eno, tout ce qu'on a vécu dans le bon vieux temps, c'est toi qui me faisait remarquer à quel point j'étais affreuse et moi qui te frappait.
- On fait tous des erreurs. »
Quelqu'un attrape Eno par le col pour le tirer loin de moi, c'est Mero, et il est très énervé. Il le colle contre le mur et il allait lui donner un coup mais Eno le pousse. Au moment où ils allaient se battre, Mucho vient les séparer. Eno est furieux, mais pas plus que Mero, ce dernier allait repartir vers lui, mais je me dépêche d'aller l'en empêcher pendant que Mucho va vers Eno.
« - Qu'est-ce que tu fous là toi ? Lui dis Mero. Je ne t'ai pas dit de ne plus jamais remettre tes sales pattes dans mon quartier ?
- J'habitais ici avant moi aussi.
- Ouais, mais plus maintenant, alors dégage avant que je ne te tire une balle dans la tête. Je ne veux pas de traitre ici.
- Je suis venu voir mon amie.
- Maria n'a jamais été ton amie, petit con. Tu l'as toujours rabaissé, et maintenant qu'elle a un peu changé, tu penses pouvoir l'avoir. Mais je te tuerai. Approche-toi d'elle encore une fois, et tu verras ce que je te fais.
- Pourquoi tu t'énerves autant pour ça ? C'est ta prochaine cible à laisser enceinte ? »
Quand il dit ça, Mero perd le contrôle, et quand Mero perd le contrôle, le monde entier pourrait venir mais personne ne pourra l'arrêter. Il commence à frapper Eno sans lui laisser le temps de respirer, Mucho et moi nous essayons de les séparer, mais quand il me pousse violemment, je tombe par terre, ce n'est qu'en se rendant compte de ce qu'il a fait qu'il s'arrête. Il lâche Eno et il vient rapidement vers moi.
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Criminel
RomanceUn an éloignée de ma ville pour aller à la campagne, et je suis devenue une autre personne. Bien sûr, je n'ai jamais voulu changer, j'étais bien dans ma peau, mais j'ai dû renoncer à tout ça quand lui, celui avec qui je me sentais bien, m'a finaleme...
