Un an éloignée de ma ville pour aller à la campagne, et je suis devenue une autre personne. Bien sûr, je n'ai jamais voulu changer, j'étais bien dans ma peau, mais j'ai dû renoncer à tout ça quand lui, celui avec qui je me sentais bien, m'a finaleme...
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Je suis dans la chambre, je regarde l'écran de mon téléphone longuement. Je lui ai demandé où il est, il m'a dit qu'il ne rentre pas ce soir. Encore... Mais cette fois-ci, je ne ferais plus la conne. C'est fini. Je vais peut-être être détruite en le voyant, mais je dois le voir, je préfère être détruite une fois plutôt que des milliers de fois. Mes beaux-parents ne sont toujours pas rentrés, j'ai envoyé Simay chez elle, je voulais rester seule pour prendre cette décision.
Je jette ma veste sur mes épaules, je sors de la maison avec une boule au ventre et le cœur battant à la chamade. Je n'arrive pas à avancer, plus j'avance et plus mon cœur me dit de reculer. Mais non, si ça doit se finir ainsi, que ça se termine, je ne peux pas laisser un homme me traiter de cette manière. Je suis une femme, pas une chose qu'il peut utiliser et jeter quand il en a finit avec moi.
« - Patronne. Farid intervient et je me tourne vers lui.
- Maria. Pas de patronne.
- Désolé, Maria. Mais le patron a dit que tu ne dois pas sortir seule.
- Tu diras à ton patron qu'il aille se faire foutre.
- Je te jure que je ne peux pas te laisser passer. Je sors mon arme et je la pointe sur lui.
- Tu en es sûr ? Et tu sais que je tirerai. Maintenant, dégage. »
Il se pousse sur le côté, je monte dans ma voiture et je démarre pour m'éloigner d'ici. Je conduis en tentant de ne pas faire demi tour. Est-ce que mon cœur va supporter le poids de ce que je vais voir ? Farid me suit, il a décidé de ne pas me laisser partir seule après l'agression que j'ai subi.
J'arrive près de chez Didem, mais Farid ne connaît ni Didem, ni sa maison. Je reste là, je ne sais pas quoi faire. Je devrais descendre et aller toquer à la porte ? Et puis quoi encore ? Je ne suis pas ce genre de femme. Mais comment je vais pouvoir apprendre la vérité ? Au moment où j'allais descendre, je vois la voiture de Mero arriver, mon sang se glace. Non... Mero... Je ne bouge pas d'un poil, je suis figée sur place. Il descend de sa voiture avec ses hommes, il avance jusqu'à la porte, pendant que les gars restent près de la voiture et il sonne à la porte. Didem lui ouvre la porte avec un grand sourire, elle passe ses bras dans sa nuque et ils s'embrassent... Les larmes me montent aux yeux, j'essaye de les contenir, mais j'ai tellement mal au coeur, je n'ai jamais autant souffert de toute ma vie. Dès qu'ils rentrent à l'intérieur, je démarre à toute vitesse et je m'éloigne d'ici.
Les larmes coulent sur mes joues alors que je roule au dessus de la limite. Je slalome entre les voitures dangereusement, on me klaxonne plus d'une fois, mais je n'en ai rien à foutre. Farid me suit, il n'a pas encore appelé Mero, il n'a pas vu ce que j'ai vu, il était un peu plus loin. J'arrive au Mont Valérien, je rentre à l'intérieur et je pars jusqu'à la rambarde. J'essaye de respirer, mais c'est comme si je n'y arrivais plus, je pose mes mains sur la rambarde et je souffle un grand coup. Il me trompe vraiment... Je l'ai vu de mes propres yeux... Après tant d'année à avoir tout donné pour lui, il me fait ça... Je sors mon arme de mon dos, je la recharge et je la mets contre ma tempe. Je n'en peux plus... Je ne veux plus voir tout ça... J'ai assez subi... Et il faut que Mero me fasse ça aussi ! Farid commence à paniquer, mais je finis par jeter mon arme par terre et je hurle jusqu'à m'en arracher les cordes vocales.