Je suis dans la cuisine, je prépare le grand dîner que j'ai organisé pour ce soir. Il y aura mes parents, mes beaux-parents, Ahmet, Melissa, Bruno, Assia, Mucho, Sibel, Hamza, Simay et Bekir. On va être nombreux, j'ai voulu être entouré de ma famille, surtout pour mes parents et mes beaux-parents, je ne veux pas qu'ils soient en froid à cause de toutes ces histoires. Ils ne savent pas qui j'ai invité, donc ça va être une petite surprise.
Ça sonne à la porte, je réajuste ma jupe et je descends en bas avec un petit sourire. Ce sont mes parents et les autres. Mes beaux-parents et le reste viendront sûrement un peu après. Ma mère me prend entre ses bras pour une longue étreinte, j'essaye de ne pas laisser paraître quoi que ce soit. Je vais bien, c'est tout ce que je me dis. Je les accompagne jusqu'au salon, ils ont beaucoup apprécié ma maison, j'allais leur faire une courte visite mais on sonne à nouveau, je descends en bas et en ouvrant, je tombe sur le reste de mes invités. Mon beau-père me prend entre ses bras, il est heureux de me revoir, tout comme les autres d'ailleurs. Je les accompagne jusqu'au salon, lorsqu'ils voient ceux qui sont déjà là, ils n'osent pas trop avancer. Mon père ne dit rien non-plus.
« - Je peux savoir pourquoi vous agissez comme si vous étiez des ennemis ?
- On aurait peut-être dû venir à un autre moment, Maria. Dit mon beau-père.
- Non, j'ai fait exprès de vous réunir. Parce que vous êtes ma famille, quoi qu'il arrive. Et avant moi, vous étiez déjà amis, ce n'est pas une dispute qui va mettre fin à tout ça. C'est mon père qui m'a appris que les enfants s'éduquent seuls à partir d'un certain âge et qu'il ne faut pas juger les parents. Mon père me regarde avec un petit sourire. Et il a eu raison.
- J'ai souvent raison. N'est-ce pas, Ali ? Mon beau-père a un petit sourire à son tour.
- Pas autant que moi. »
Ils vont se prendre l'un entre les bras de l'autre et je soupire de soulagement. Ça me fait du bien de les voir comme ça, au moins, on a évité un gros problème. Je leur fais signe de passer à table pendant que je cours dans la cuisine pour aller chercher la soupe, Sibel et Simay viennent me voir pour m'aider.
« - C'est vraiment une très belle chose que tu as fait. Dit Sibel en attrapant l'assiette de salade.
- Maria a un don pour ce genre de chose.
- On va dire ça. Je ne veux pas que Mero gâche plus de relation. »
Sibel perd son sourire, mais elle ne riposte pas, parce qu'elle sait que j'ai raison. On retourne dans la salle à manger, une bonne ambiance s'est installée, c'est vraiment magnifique. Je sers la soupe pour tout le monde et je prends Hamza sur mes genoux pour qu'il puisse manger avec moi. Je regarde tout le monde avec un grand sourire qui est sincère en plus. C'est ça qu'il me faut en fait, ma famille, heureuse, mais je sais que je ne peux pas les avoir à mes côtés comme ça tous les jours.
Alors qu'on dîne en discutant et en riant ensemble, Mero rentre chez lui. Il descend de la voiture, il avance jusqu'à la porte et quand il rentre à l'intérieur, il remarque qu'il n'y a pas du tout de bruit. Il retourne dehors pour aller voir Farid et Kerim.
« - Ils sont où ?
- Maria les a invité à dîner chez elle, patron.
- Tous ? »
Les gars hochent la tête, Mero retourne dans sa voiture et il conduit jusqu'à chez moi. Il ne comprend pas ce qui se passe, il ne pense pas que c'est en train de s'arranger, bien au contraire, il sait bien que ça ne va jamais être facile de se réconcilier avec moi après tout ce qui s'est passé ces derniers temps. Il arrive assez rapidement, ayant pris l'habitude de venir ici, et il descend de sa voiture pour venir sonner chez moi. Je donne Hamza à mon beau-père et je descends en bas, je ne m'attendais pas à tomber sur Mero en ouvrant la porte.
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Criminel
RomantizmUn an éloignée de ma ville pour aller à la campagne, et je suis devenue une autre personne. Bien sûr, je n'ai jamais voulu changer, j'étais bien dans ma peau, mais j'ai dû renoncer à tout ça quand lui, celui avec qui je me sentais bien, m'a finaleme...
