Je suis dans ma chambre, je finis de me coiffer et je me lève pour aller ouvrir la fenêtre. Lorsque je vois un gars que je ne connais pas près d'une voiture, je fronce les sourcils. Est-ce que c'est Mero qui l'a planté ici ? Pourquoi il enverrait quelqu'un que je ne connais pas ? Je pars récupérer mon téléphone, j'hésite à appeler Emirhan pour lui demander, mais si je le fais et que ce n'est pas eux, ils vont faire un carnage. J'abandonne finalement l'idée de le faire, je pose mon téléphone et je retourne fermer la fenêtre.
Je jette ma veste sur mes épaules, je sors de chez moi et je commence à avancer jusqu'à ma voiture. Je récupère juste ma pièce d'identité que j'avais oublié dedans, lorsque je me tourne, je vois le même homme près de sa voiture, il me regarde, je ne lui prête pas attention et j'avance tranquillement. Peut-être que ça n'a rien à voir avec moi.
Je marche et quelques personnes me saluent en me reconnaissant, je hoche la tête avec un petit sourire, je m'arrête près d'un marchand, je discute avec lui et j'en profite par la même occasion pour regarder discrètement derrière moi. Oui, l'homme est là. Je ne pense pas que ce soit un des gars de Mero, il y a une merde là-dedans.
« - D'accord, tonton. Si tu rencontres un problème, tu m'appelles.
- Merci, ma belle. J'espère que ça va s'arranger entre Mero et toi.
- Espère de belles choses pour moi plutôt. »
Je lui fais un petit sourire et je continue de marcher. Mais j'ai une idée. J'avance toujours d'un pas sûr, je connais bien ces rues, je sais où mettre les pieds, mais où ne pas les mettre aussi. Je rentre dans une rue qui n'est pas énormément fréquentée, je me cache en attendant que celui qui me suit se pointe ici. Il arrive très vite, il regarde autour de lui, quand il passe devant moi, je l'attrape par le col et je le plaque contre le mur en mettant mon arme dans son cou, il ne fait aucun mouvement, il est juste terrifié.
« - Tu es qui ? Je sors son arme et je la balance plus loin. Pourquoi tu me suis ? Je m'éloigne de lui en gardant mon arme pointée sur lui. Je t'ai posé une question !
- Mon but n'est pas de blesser, juste d'observer.
- Moi c'est justement le contraire. Je recharge mon arme. Tu travailles pour qui ? Je trouverai forcément un signe sur ton cadavre.
- Je sais que tu ne tues pas. Tu ne veux pas que l'enfant que tu portes te regarde comme une criminelle, n'est-ce pas ? »
C'est quand il dit ça que je baisse mon arme. Ce n'est pas l'homme de Mero, je le sais... Il profite du fait que j'ai baissé ma garde, il m'attrape par le cou et il le serre en me plaquant contre le mur, mais je ne me laisse pas faire. Je sors mon couteau de ma poche et je le plante dans son cou. Il est en train de souffrir, il meurt lentement devant moi, puis il ferme les yeux. Je cherche son téléphone et tout ce qui peut m'aider à l'identifier. Je retrouve des informations sur son téléphone, il a parlé avec un certain Damien Frayes. Je m'éloigne du corps sans vie de l'homme et je m'en vais sans rien laisser paraître. Comment j'ai pu faire une chose horrible comme ça ? Mais je n'ai pas réfléchi...
Je suis rentrée à la maison, je m'assois sur les escaliers et je souffle un bon coup. Qui est Damien Frayes ? Je sors mon téléphone, je commence à faire mes recherches mais je ne vois qu'une seule information. Il est propriétaire d'un bar sur Paris, un bar que j'ai déjà fréquenté parce qu'ils nous avaient menacé. Oui, il y a déjà deux ans, ils nous ont menacé de détruire notre bar... Enfin, le bar de Mero, j'ai été les voir pour arranger l'affaire, mais quand ils n'ont pas voulu coopérer, alors les autres ont attaqué. Ils seraient de retour pour attaquer alors ? Non, pas après tout ce temps. À moins qu'ils aient appris que je me suis séparée de Mero et qu'ils veuillent m'attaquer. C'est débile. Il y a sûrement autre chose. J'appelle Hava pour avoir plus d'informations.
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Criminel
Storie d'amoreUn an éloignée de ma ville pour aller à la campagne, et je suis devenue une autre personne. Bien sûr, je n'ai jamais voulu changer, j'étais bien dans ma peau, mais j'ai dû renoncer à tout ça quand lui, celui avec qui je me sentais bien, m'a finaleme...
