Au réveil tout mon corps me faisait mal, j'avais de la difficulté à ouvrir les yeux, quelque chose bloquait ma respiration, j'avais l'impression de suffoquer, je toussais pour faire sortir ce qui bloquait mes voies respiratoires, mais rien n'y faisait. La panique s'empara de moi jusqu'à ce que j'entende une voie me dire de respirer doucement, m'expliquer que j'étais à l'hôpital et ce qui m'empêchait de bien respirer était un tube. La personne, enfin, l'infirmier retira le tube de ventilation qui me permettait de respirer pendant que je revenais à moi d'un chirurgie qui avait durée je ne savais trop combien de temps. J'entendais des chiffres n'y comprenant rien du tout, 115 sur 70, 90, 18, on me demanda ma douleur de zéro à dix, où elle se situait sur mon corps, si j'éprouvais de la difficulté à respirer, des étourdissements, des nausée, si je ressentais ceci ou cela, une infirmière me touchait les mains puis les jambes et enfin les pieds et le coup de grâce une lumière directement dans les yeux sans ne crier gare.
Un brassard me serrait le bras à toutes les cinq minutes, puis toutes les dix minutes et enfin les quinze minutes, à la fin ma main était rouge et mes doigts engourdissaient à force d'être serrés comme ils étaient. L'infirmière me regardait inquiète, elle se tourna vers son collègue masculin et elle lui demanda d'appeler le chirurgien. Je ne savais pas ce qui clochait, je savais uniquement que tout tournait et que le chauffage devait être au tapis, car j'avais si chaud, je n'eus pas le temps de demander une bassine que je vomis sur mon lit et ma vision devenue entièrement noire. La seule chose que j'entendis avant de perdre conscience fut un merde bien placé par la pauvre infirmière qui devait ramasser mon vomit.
Lorsque je repris conscience on m'appelait, je reconnaissais cette voix, elle était douce et si inquiète. Une main chaude passa dans mes cheveux croutés de sang et de sueur, j'avais envie de me blottir dans les bras de Carla Jaeger ma mère, ma petite maman, si frêle et fragile qui me regardait avec les yeux rougis et gonflés d'avoir pleuré par ma faute. Elle fut la première personne que je vis, Levi faisait tapisserie, n'osant ni parler, ni me regarder. Il culpabilisait, peut-être pour être rentré en soirée au lieu d'en matinée, peut-être même d'avoir quitté l'appartement. Tout mon corps me faisait mal, un train m'était passé dessus et son nom était Kenny Ackerman. Une infirmière entra dans la chambre et demanda à ma mère et mon copain de la quitter expliquant que j'allais préférer avoir de l'intimité pour ce qu'il allait se passer.
Je ne compris pas immédiatement puisque je ressentais uniquement un bourdonnement entre mes deux oreilles et une douleur cuisante partout sur mon corps. Je n'avais toujours pas remarqué l'étendue des dégâts et quel gâchis je faisais. Elle me demanda encore une fois un chiffre sur ma douleur qui restait au plafond, lorsqu'elle approcha sa seringue de mon bras ayant un cathéter, je cherchais à l'éviter. Je lui demandai ce que sa seringue contenait et refusai lui expliquant que j'étais un ex-junky et que si elle commençait à me donner des opioïdes en régulier, j'allais rechuter en moins de deux. Je préférais avoir un foie saturé en acétaminophène, qu'une seule seringue de morphine. Elle accepta me mentionnant qu'elle allait en discuter avec le médecin chargé de mon cas. Elle prit ma pression, mon pouls, ma respiration, vérifia mes pansements, elle pinça le bout de mes doigts et me demanda si je ressentais ceci et cela, répéta la même chose pour mes jambes ainsi que mes pieds et encore une fois j'eu le droit à cette maudite lumière dans les yeux.
Elle me posa quelque question, soit mon nom et prénom, la date du jour et qui étaient les deux personnes dans la chambre avec moi, si je savais où je me trouvais et ce qui m'était arrivé. La dernière question je restais silencieux. Elle me regarda avec inquiétude et m'expliqua que lorsqu'elle allait sortir de la chambre ce seront des policiers qui m'interrogeront après que le médecin aille déclarer que j'étais apte à répondre à leurs questions. Mes lèvres étaient séchées et ma bouche en coton, ma gorge faisait mal de mon expérience précédente. J'hochai doucement la tête craignant d'avoir encore plus mal ou que la nausée me reprenne. Elle se pencha et regarda une poche qui pendait sur le côté de mon lit, j'écarquillais le yeux comprenant ce que c'était. Il n'avait pas osé me mettre cela? Après l'avoir vidée, elle me regarda et me sourit, m'expliquant que c'était de routine avec la très longue chirurgie que j'avais eu, mais de ne pas m'inquiété, qu'elle allait me le retirer bientôt, parlant du tube qui était enfoncer dans mon pénis.
Ma fierté venait d'en prendre un bon coup, déjà qu'elle était bien basse après m'être fait tabasser et fracturé la plupart des os de mon corps. Le docteur décida ce moment pour rentrer dans la chambre et me donner son verdict sur ma condition. Il m'expliqua les multiples chirurgies qu'il avait dû faire pour sauver mes mains et mon épaule. Il parla de tendon déchiré, de luxation, de fracture des phalanges et métacarpe, de plaque de métal et de vis, ma tête n'enregistrait plus ce que l'on me disait. Il sembla comprendre et arrêta ses explications, il fronça les sourcils et termina en me disant que je devais me reposer. J'espérais qu'il allait empêcher les policiers de me questionner je n'en pouvais plus. J'endurais en plus, une énorme douleur qui me parcourait à chaque fois que je désirais bouger.
J'avais perdu l'usage de mes mains, c'était la seule chose que j'avais retenu de son explication. J'avais de multiples bandages sur le torse et mes mains étaient des énormes rouleaux, je n'avais pas le droit de bouger les doigts et c'était le moindre de mes soucis, uniquement penser à les bouger parcourait mon corps de douleur. Ma mère rentra à nouveau dans la chambre accourant à mon chevet. Levi n'était plus là, je le cherchais des yeux et Carla sembla songer à quoi me répondre sur l'absence de mon fantôme de petit copain. Elle caressa ma joue à nouveau les larmes aux yeux. Elle resta silencieuse à mes côtés s'attendant à entendre quelque chose de ma part, mais rien ne sortit. Je venais de me réveiller et pourtant j'étais si épuisé, je ne désirais pas m'expliquer, encore moins à ma mère. J'avais uniquement besoin de réconfort et l'une des deux seules personnes qui pouvaient me l'apporter était manquante.
Je savais qu'il était tourmenté par ma situation, mais pourquoi ne pouvait-il pas supporter de me regarder?
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Hollow
FanfictionTout chez lui m'attirait, ses yeux perçants, ses cheveux aussi sombres que la nuit, sa peau si pure, son visage sérieux, son timbre de voix lent et velouté tel une caresse qui engendre un feu ardant dans tout mon corps. Une proposition déroutante ve...
