Chapitre 15

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Léna avait mis une de ces tenues à la fois originales et magnifiques.

Une robe blanche, courte, avec un col et des manches comme d'une broderie d'argent fine et douce, qui lui laissaient les épaules dénudées et dont le tissu descendait jusqu'en dessous de sa poitrine.

Sa maquilleuse s'était contentée de saupoudrer ses paupières et ses joues rosies de quelques paillettes presque invisibles, d'appliquer un simple vernis à ongle blanc sur ses doigts, et de coiffer ses cheveux en une tresse à la fois simple élaborée.

Et le tout donnait une princesse splendide et rayonnante, qui avait pour seul regret d'essayer cette nouvelle et jolie robe pour la première fois en l'honneur de la famille royale d'Angleterre.

Voilà, la soirée s'était passé "à merveille". L'adolescente avait réussi à danser avec le prince sans vomir de dégout, au lieu de cela le visage gravé par ce sourire faux qu'elle aborda toute la soirée, et évitant la tentation de lui écraser les pieds avec ses magnifiques escarpins...

Elle avait réussi à ne renverser ni eau, ni salade, ni vin sur l'un des membres de la famille, comme les dernières fois ou elle avait malencontreusement sali la veste de la princesse.

Il n'y a rien d'autres à dire de cette soirée ennuyante, comme tant d'autres. Une soirée qui passa au fil des minutes lentement, très lentement...

Trois journalistes étaient arrivés lors du bal. Ils avaient pris quelques clichés, balancés quelques questions comme pour l'harceler, avant de repartir avec la même précipitation qu'ils étaient entrés, un article écrit mots pour mots derrière la tête.

Excusant la fatigue et un mal de tête, la jeune princesse quitta la réception avant les autres. Alors qu'elle marchait dans les couloirs en direction de ses appartements, croisant des nombreux gardes, Léna se rendit compte qu'elle n'avait pas vu Dylan la suivre.

Exaspérée, elle fit brusquement demi-tour et retourna sur ses pas l'air déterminé. Il allait l'entendre ! Mais malgré tous ses efforts, elle ne le trouva pas. Et hors de question de retourner dans la salle où se trouvait ses chers parents et tout le tralala.

De plus en plus énervée, elle cria presque sur un pauvre garde qui se trouvait près d'une porte pour faire passer sa colère.

C'est à ce moment-là qu'elle entendit une voix :

– Vous avez besoin d'aide, Majesté ?

Non pas du tout j'ai juste perdu un abruti de première qui ne sait pas faire son travail ! Pensa-t-elle, fatiguée et voyant rouge, avant de se retourner soudainement. Et voir que devant elle se trouvait... le jeune homme. Cheveux en bataille, sourire rieur, il la regardait pourtant avec un certain respect, attendant sa réponse.

Les poings serrés, elle s'approcha à grand pas de lui avant de presque le heurter.

– Je ne sais pas ce qui me retiens de vous taper, vous... Maugréa-t-elle.

– J'étais juste devant vous, Altesse.

Hin hin hin, la bonne blague. Un quart d'heure à le chercher pour rien. Je fais un arrêt cardiaque ou pas ? Non, je n'ai pas envie que mes parents aient cette réussite dans leur vie de gagner un procès contre un gosse d'à peine vingt ans. Je vais juste...

Lui donner ou coup dans l'épaule.

– Aïe. Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

– Rien, et c'est bien ça le problème.

Il aurait au moins pu se montrer. Pour faire semblant de servir à quelque chose, par exemple.

Ainsi, Léna retourna dans sa chambre, fermant la porte au nez de son garde du corps, qui n'avait plus qu'à faire un grand détour pour accéder à la sienne.

Princesse LénaDes histoires addictives. Découvrez maintenant