Les jours suivant passaient doucement, comme dans le meilleur des mondes. La fin septembre arrivait à petit pas, écoulant ce premier mois de l'année scolaire.
– Je me suis toujours demandé à partir de quand tu es tombée amoureuse.
Voyant que la brunette semblait réfléchir et ne répondait pas, Jayson continua calmement sur sa lancée, racontant ces bons souvenirs, ancrés en lui à tout jamais.
– Moi je me souviens très bien, que ça a été le déclic dans ma tête le jour de tes dix-huit ans. Tu sais, quand tu es venu me chercher pour m'emmener dans la piscine.
Mathieu, l'un des gardes du corps présents ce soir-là avait sympathisé avec lui. Ses paroles sincères, prononcées après que le jeune homme lui avait annoncé n'avoir aucune relation avec la princesse, résonnaient dans la tête du garçon :
« Si un jour ça change, ne regrette rien, gamin. Compris ? »
Après réflexion, il se souvenait très bien de cet homme qui semblait connaitre son organisation et tous ses secrets. Et vu l'émotion qu'on ressentait dans ses mots, tout devenait parfaitement logique dans sa tête. Mathieu, cette personne si aimable, faisait partie de l'un de ces bodyguard licenciés de son organisation à cause de sa liaison avec l'une de ses clientes.
C'était si évident, maintenant qu'il y repensait...
« Je vous aurais pris pour un couple tout à l'heure ».
Ce fut l'un des éléments déclencheurs qui avait aidé le jeune homme à réaliser ce que son cœur lui chuchotait.
Aime-la.
De toute ton âme.
Et de toute ta force.
– C'est Dylan ou Jayson qui est tombé amoureux en premier ?
Cette question avait été posée d'une toute petite voix. Il est vrai que cela pouvait paraitre étrange d'un point-de-vue extérieur, de comprendre qu'une fausse identité professionnelle pouvait prendre le dessus sur notre vraie nature et avoir de sentiments que nous n'aurions jamais eu sans elle. Ainsi, Dylan avait un mode de pensée et d'affectivité bien différent que celui de Jayson.
Et non, ce n'était pas de la schizophrénie.
Simplement du talent à l'état brut.
– C'est moi. J'avais levé un peu ma couverture ce soir-là et c'est comme si j'avais vu la situation « avec mes propres yeux », tu comprends ?
La jeune fille acquiesça pour toute réponse, avant de prendre la parole :
– Je ne sais pas trop quand j'ai réalisé mes sentiments. J'ai été très longtemps dans le brouillard, ne sachant pas si mon cœur était plus attiré par Dylan ou le vrai toi. Ça a été très difficile de le comprendre, mais maintenant ça me paraît comme une évidence. Même si je me suis mélangé les pinceaux, c'est toujours toi que j'ai d'abord préféré, puis totalement aimé. J'étais attirée, tu sais, par ces éclairs que je voyais apparaitre dans tes yeux et qui montraient bien que tu cachais quelque chose, au fond de toi. Dès la première fois que j'ai vu ce « dédoublement de personnalité », c'est comme si un aimant intérieur s'était déclenché et me ramenait à toi, encore et encore. Et après un léger silence, elle reprit :
– Tu sais, on tombe amoureuse d'un homme. Pas de l'apparence qu'il essaie d'avoir ou du prénom qu'il porte.
Ils se sourirent tous les deux.
– T'es beau comme ça.
Le jeune homme fronça les sourcils, pas certain d'avoir bien compris de quoi elle parlait :
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Princesse Léna
Fiksi RemajaPersonne n'a jamais eu autant d'imagination pour déplaire à ses parents que Léna. Plus de deux cent fugues, quatre cent gardes du corps, au fur et à mesure des années, l'adolescente est de plus en plus surveillée, tel une tueuse à gag. Mais quand vo...
